Le système immunitaire
Le système immunitaire protège l’organisme grâce à des barrières et à des réponses coordonnées. L’immunité innée agit rapidement, notamment par inflammation et phagocytose. L’immunité adaptative reconnaît des antigènes précis et peut conserver une mémoire. En SVT 3AC, on compare leurs acteurs puis on explique vaccination, sérothérapie et prévention des infections.

À la fin de ce chapitre, vous saurez
- Décrire les barrières naturelles
- Expliquer inflammation et phagocytose
- Comparer réponses humorale et cellulaire
- Interpréter spécificité et mémoire
- Distinguer vaccination, sérothérapie et antibiothérapie
PrérequisMicrobes et infection · Leucocytes et circulation · Lire des résultats expérimentaux
Un bon cours, ça se partage.
Quelles barrières limitent l’entrée des microbes ?
La peau intacte constitue une barrière physique. Les muqueuses et leurs sécrétions contribuent aussi à la protection : le mucus piège des particules, certains cils les déplacent, et certaines substances des sécrétions gênent les agents. Le microbiote participe à l’occupation de plusieurs milieux. Ces protections réduisent les entrées sans garantir une étanchéité absolue.
Comment agit l’immunité naturelle ou innée ?
Une lésion ou une infection peut déclencher une réaction inflammatoire. Rougeur, chaleur, gonflement et douleur sont les quatre signes classiques étudiés. La dilatation des vaisseaux augmente localement l’arrivée de sang ; leur perméabilité facilite le passage de liquide et le recrutement de cellules immunitaires.
Définition
Phagocytose : Processus par lequel un phagocyte capture, englobe puis digère une particule ou un microbe.
Méthode
Décrire les étapes de la phagocytose
- Reconnaissance et contact avec la cible.
- Englobement dans une vésicule.
- Digestion grâce aux mécanismes intracellulaires.
- Élimination de résidus éventuels.
L’immunité innée reconnaît des caractéristiques communes à plusieurs agents. Elle est donc souvent appelée non spécifique au collège, par opposition à la reconnaissance très précise des lymphocytes. Elle n’est pas aveugle : elle possède bien des mécanismes de reconnaissance. Certains agents résistent à la phagocytose, et l’inflammation peut aussi survenir sans microbe, après une lésion.
Que reconnaît l’immunité spécifique ou acquise ?
Définition
Antigène : Structure reconnue par des récepteurs de lymphocytes ou par des anticorps. Il peut être porté par un microbe ou appartenir à une autre substance.
Définition
Anticorps : Protéine produite par des plasmocytes issus de lymphocytes B activés, capable de se fixer à un antigène précis.
La reconnaissance active les lymphocytes adaptés à l’antigène. Ils se multiplient et se différencient en cellules effectrices ; une partie devient mémoire. Cela explique le délai d’installation d’une première réponse spécifique. Un anticorps est une molécule, pas une cellule qui engloutit un microbe.
Quelle différence entre réponses humorale et cellulaire ?
| Réponse | Acteurs majeurs | Action |
|---|---|---|
| Humorale | Lymphocytes B puis plasmocytes ; anticorps | Neutralisation de certaines cibles et facilitation de leur élimination |
| Cellulaire | Lymphocytes T cytotoxiques | Destruction de cellules infectées reconnues |
| Coordination | Lymphocytes T auxiliaires, notamment CD4, et autres cellules | Activation et coopération entre acteurs |
Les anticorps se fixent par des régions situées aux extrémités de leurs deux bras dans le modèle en Y. Ils peuvent neutraliser un agent ou une toxine et faciliter la phagocytose. Les lymphocytes T cytotoxiques, eux, agissent sur des cellules infectées. Les deux réponses sont complémentaires, pas deux systèmes isolés.
Où les cellules immunitaires se forment-elles et se rencontrent-elles ?
Les cellules du sang, dont les leucocytes, dérivent de cellules produites dans la moelle osseuse. Les lymphocytes B y mûrissent ; les lymphocytes T poursuivent leur maturation dans le thymus. Ganglions lymphatiques et rate favorisent des rencontres entre antigènes et cellules immunitaires. Sang et lymphe permettent la circulation des acteurs.
Attention
La moelle osseuse produit des cellules sanguines ; la moelle épinière est un centre nerveux. Ce sont deux structures différentes malgré le mot commun « moelle ».
Comment démontrer spécificité et mémoire ?
Deux contacts avec le même antigène
Document fictif : après un premier contact avec A, les anticorps sont détectés au jour 7. Après un nouveau contact avec A, ils apparaissent au jour 2 et atteignent une quantité plus élevée.
- Le délai passe de 7 à 2 jours : la seconde réponse est plus rapide.
- Son amplitude supérieure indique aussi une réponse plus importante dans ce document.
- Des lymphocytes mémoire expliquent cette modification. On ne conclut pas à une protection contre un antigène B différent.
Une expérience de transfert de sérum peut montrer qu’une protection est portée par des substances solubles, comme des anticorps. Un transfert de lymphocytes renseigne sur le rôle de cellules. Il faut un témoin et la même cible pour interpréter correctement ces expériences documentaires.
Vaccin, sérum et antibiotique : quelles différences ?
| Moyen | Ce qui est apporté ou provoqué | Délai et durée, principe |
|---|---|---|
| Vaccination | Présentation d’antigènes ou d’instructions permettant d’en produire ; réponse de l’organisme | Installation progressive, mémoire possible et rappels selon le vaccin |
| Sérothérapie | Anticorps déjà formés | Action rapide mais temporaire, sans mémoire propre liée au transfert |
| Antibiothérapie | Médicament dirigé contre des bactéries sensibles | Traitement médical adapté ; ne cible pas les virus |
La vaccination prépare une réponse spécifique sans faire subir les risques de la maladie ciblée. Elle n’assure pas une protection identique contre toutes les infections. La sérothérapie correspond à une immunisation passive ; dans certaines situations, les professionnels peuvent associer des moyens aux fonctions différentes.

Méthode
Comparer vaccin et sérum sur la planche
- Regarder le contenu apporté : des antigènes dans le modèle du vaccin, des anticorps déjà formés dans le sérum.
- Repérer qui produit les anticorps : l’organisme après vaccination, ou leur apport direct par sérothérapie.
- Comparer la mémoire : préparée par la réponse active, absente du seul apport d’anticorps.
- Ne pas confondre vitesse d’action et durée de protection.
Comment prévenir la contamination ?
Définition
Asepsie : Ensemble de mesures visant à éviter l’introduction de microbes dans un milieu ou l’organisme.
Définition
Antisepsie : Réduction ou destruction de microbes sur des tissus vivants au moyen de produits adaptés.
La stérilisation du matériel vise à éliminer les micro-organismes viables ; la désinfection concerne notamment les surfaces et objets selon un protocole adapté. Ces mesures agissent sur la contamination, tandis que les réponses immunitaires interviennent dans l’organisme. On choisit un produit et un usage appropriés : un désinfectant de surface n’est pas automatiquement un antiseptique cutané.
Questions fréquentes
Quelle différence entre immunité innée et acquise en 3AC ?
Quelles sont les étapes de la phagocytose ?
Quelle différence entre vaccin et sérum ?
Qui produit les anticorps ?
Quiz : 12 questions sur ce chapitre
12 questions tirées au hasard parmi les 12 de ce chapitre : le quiz est différent à chaque visite. Une seule réponse est correcte, et vous voyez immédiatement si la vôtre l'est.
Q1La phagocytose est réalisée par :
Réponse incorrecte
Les phagocytes englobent et digèrent des cibles.
Bonne réponse : Des cellules phagocytaires
Les phagocytes englobent et digèrent des cibles.
Q2Un anticorps est :
Réponse incorrecte
Il reconnaît un antigène précis.
Bonne réponse : Une protéine
Il reconnaît un antigène précis.
Q3Les plasmocytes dérivent :
Réponse incorrecte
Des lymphocytes B activés se différencient en cellules sécrétrices d’anticorps.
Bonne réponse : De lymphocytes B
Des lymphocytes B activés se différencient en cellules sécrétrices d’anticorps.
Q4L’immunité innée agit généralement :
Réponse incorrecte
Elle dispose de mécanismes déjà présents avant un premier contact.
Bonne réponse : Rapidement
Elle dispose de mécanismes déjà présents avant un premier contact.
Q5La réponse cellulaire peut détruire :
Réponse incorrecte
Les lymphocytes T cytotoxiques reconnaissent certaines cellules cibles.
Bonne réponse : Des cellules infectées
Les lymphocytes T cytotoxiques reconnaissent certaines cellules cibles.
Q6La mémoire est dirigée :
Réponse incorrecte
Elle explique l’amélioration de réponses ultérieures spécifiques.
Bonne réponse : Vers des antigènes déjà rencontrés
Elle explique l’amélioration de réponses ultérieures spécifiques.
Q7Un sérum thérapeutique apporte notamment :
Réponse incorrecte
C’est une forme d’immunisation passive.
Bonne réponse : Des anticorps déjà formés
C’est une forme d’immunisation passive.
Q8La vaccination vise à :
Réponse incorrecte
Elle stimule une réponse active de l’organisme.
Bonne réponse : Préparer une réponse spécifique
Elle stimule une réponse active de l’organisme.
Q9Les lymphocytes T mûrissent dans :
Réponse incorrecte
Le thymus est un organe lymphoïde impliqué dans leur maturation.
Bonne réponse : Le thymus
Le thymus est un organe lymphoïde impliqué dans leur maturation.
Q10L’asepsie vise à :
Réponse incorrecte
Elle agit en prévention de la contamination.
Bonne réponse : Éviter l’introduction de microbes
Elle agit en prévention de la contamination.
Q11L’antisepsie concerne :
Réponse incorrecte
Elle utilise des produits adaptés aux tissus concernés.
Bonne réponse : Des tissus vivants
Elle utilise des produits adaptés aux tissus concernés.
Q12Une inflammation prouve toujours une infection :
Réponse incorrecte
Une lésion non infectieuse peut aussi provoquer une inflammation.
Bonne réponse : Non
Une lésion non infectieuse peut aussi provoquer une inflammation.
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Ne recommencez pas le quiz tout de suite : relisez d'abord tout le cours, en refaisant sur votre cahier chaque exemple guidé au lieu de le lire. Enchaînez avec les exercices « facile », correction masquée, puis revenez ici. C'est en une seule séance de travail que la note change.
À revoir : 12 questions manquées
La phagocytose est réalisée par :
Bonne réponseDes cellules phagocytaires
Les phagocytes englobent et digèrent des cibles.
Un anticorps est :
Bonne réponseUne protéine
Il reconnaît un antigène précis.
Les plasmocytes dérivent :
Bonne réponseDe lymphocytes B
Des lymphocytes B activés se différencient en cellules sécrétrices d’anticorps.
L’immunité innée agit généralement :
Bonne réponseRapidement
Elle dispose de mécanismes déjà présents avant un premier contact.
La réponse cellulaire peut détruire :
Bonne réponseDes cellules infectées
Les lymphocytes T cytotoxiques reconnaissent certaines cellules cibles.
La mémoire est dirigée :
Bonne réponseVers des antigènes déjà rencontrés
Elle explique l’amélioration de réponses ultérieures spécifiques.
Un sérum thérapeutique apporte notamment :
Bonne réponseDes anticorps déjà formés
C’est une forme d’immunisation passive.
La vaccination vise à :
Bonne réponsePréparer une réponse spécifique
Elle stimule une réponse active de l’organisme.
Les lymphocytes T mûrissent dans :
Bonne réponseLe thymus
Le thymus est un organe lymphoïde impliqué dans leur maturation.
L’asepsie vise à :
Bonne réponseÉviter l’introduction de microbes
Elle agit en prévention de la contamination.
L’antisepsie concerne :
Bonne réponseDes tissus vivants
Elle utilise des produits adaptés aux tissus concernés.
Une inflammation prouve toujours une infection :
Bonne réponseNon
Une lésion non infectieuse peut aussi provoquer une inflammation.
Exercices corrigés
10 exercices classés du plus simple au plus difficile. Cherchez d'abord seul, puis révélez la correction rédigée étape par étape.
Exercice 1
FacileDonne une barrière physique et une contribution des sécrétions.
Correction
La peau intacte est une barrière physique. Le mucus peut piéger des particules ; certaines substances des sécrétions gênent des agents.
Exercice 2
FacileUne zone lésée devient rouge, chaude, gonflée et douloureuse. Quel phénomène étudie-t-on ?
Correction
Une réaction inflammatoire. Ces signes s’expliquent notamment par des modifications vasculaires et des médiateurs locaux ; ils ne prouvent pas à eux seuls une infection.
Exercice 3
FacileOrdonne : digestion, contact, englobement, élimination des résidus.
Correction
Contact → englobement → digestion → élimination éventuelle des résidus. Le phagocyte est une cellule, à distinguer d’un anticorps.
Exercice 4
MoyenUn anticorps neutralise une toxine ; un lymphocyte T détruit une cellule infectée. Associe chaque cas à une réponse.
Correction
Anticorps : réponse humorale. Lymphocyte T cytotoxique : réponse cellulaire. Ces mécanismes peuvent coopérer au cours d’une même infection.
Exercice 5
MoyenPremier contact : réponse au jour 8, maximum 30 unités. Second contact identique : jour 3, maximum 100 unités. Compare délai et amplitude.
Correction
Le délai diminue de 5 jours et le maximum augmente de 70 unités. La seconde réponse est plus rapide et plus importante ; c’est compatible avec une mémoire spécifique.
Exercice 6
MoyenDans un document fictif, un sérum anti-A protège contre A mais pas contre B. Quelle propriété cela illustre-t-il ?
Correction
La spécificité : les anticorps anti-A reconnaissent une cible précise. Le résultat n’implique pas une protection contre tous les agents.
Exercice 7
MoyenAssocie vaccination, injection d’anticorps et matériel stérile à mémoire active, protection passive et prévention de contamination.
Correction
Vaccination : induction d’une réponse active et de mémoire selon le vaccin. Injection d’anticorps : protection passive. Matériel stérile : prévention de la contamination.
Exercice 8
MoyenCorrige : « Les lymphocytes naissent dans la moelle épinière, au centre de l’arc réflexe. »
Correction
Les cellules sanguines dérivent de cellules de la moelle osseuse. La moelle épinière appartient au système nerveux et intervient dans des réflexes.
Exercice 9
DifficileUn sérum transmet une protection à un receveur ; la protection disparaît après quelques semaines. Explique sans supposer une mémoire transmise.
Correction
Le sérum apporte des anticorps déjà formés qui finissent par être éliminés. Il ne transfère pas les lymphocytes mémoire du donneur. L’effet est donc passif et temporaire.
Exercice 10
DifficileConstruis une explication reliant plaie, inflammation, phagocytose, anticorps et mémoire.
Correction
Une plaie peut ouvrir une porte d’entrée. L’inflammation recrute des cellules ; des phagocytes capturent des agents. Une réponse spécifique peut produire des anticorps facilitant leur neutralisation ou élimination. Des lymphocytes mémoire persistent et améliorent une réponse ultérieure à la même cible.