L'hérédité humaine
L'hérédité humaine est la transmission de caractères des parents aux enfants par l'information génétique. Cette information est principalement portée par les chromosomes du noyau. Chaque gamète apporte habituellement 23 chromosomes ; la fécondation rétablit 46 chromosomes dans la cellule-œuf. En SVT 2AC, semestre 2 au Maroc, ce mécanisme aide à comprendre les ressemblances, les différences et quelques exemples de transmission familiale.

À la fin de ce chapitre, vous saurez
- Distinguer caractère héréditaire et caractère acquis
- Localiser l'information génétique et lire un caryotype
- Différencier chromosome, gène et allèle
- Relier formation des gamètes, fécondation et maintien du nombre de chromosomes
- Comparer division cellulaire ordinaire et méiose
- Expliquer la détermination du sexe à la fécondation
- Interpréter un croisement simple et un arbre généalogique
- Distinguer maladie héréditaire et anomalie chromosomique
PrérequisConnaître cellule, noyau, gamètes et fécondation · Lire un tableau à double entrée · Calculer une proportion simple
Un bon cours, ça se partage.
Qu'est-ce qu'un caractère héréditaire ?
Définition
Caractère héréditaire : Particularité dont la transmission entre générations dépend de l'information génétique. Son expression peut aussi être influencée par l'environnement.
Les humains partagent des caractères de leur espèce et présentent des variations individuelles. Le groupe sanguin ABO est un exemple de caractère à transmission génétique étudié au collège. Une cicatrice acquise après une blessure n'est pas transmise comme telle à un enfant. La couleur de la peau comporte une composante héréditaire, mais le bronzage lié à une exposition n'est pas hérité de cette manière.
| Observation | Interprétation | Précaution |
|---|---|---|
| Groupe sanguin familial | Transmission génétique | Un même groupe peut correspondre à plusieurs combinaisons d'allèles |
| Cicatrice après une chute | Caractère acquis | Elle ne prouve rien sur les allèles transmis |
| Musculature développée par l'entraînement | Modification liée à l'activité | On n'hérite pas du résultat exact de l'entraînement |
| Taille d'un individu | Influences génétiques et environnementales | Nutrition et conditions de vie participent aussi à son développement |
Attention
Une ressemblance familiale ne suffit pas à prouver un mécanisme génétique précis. Une langue parlée ou une habitude peut se transmettre par apprentissage. Beaucoup de caractères dépendent de plusieurs gènes : on ne leur applique pas automatiquement un tableau à un seul gène.
Où se trouve l'information génétique dans une cellule ?
Dans une cellule humaine nucléée, la plus grande partie de l'information génétique se trouve dans le noyau. Elle est portée par l'ADN organisé en chromosomes. Au moment où une cellule se prépare à se diviser, les chromosomes deviennent suffisamment condensés pour être observés avec les techniques adaptées.
Définition
Chromosome : Structure constituée d'ADN associé à des protéines, qui porte de nombreux gènes. Les chromosomes sont observables sous une forme condensée à certaines étapes de la division cellulaire.
Que montre une expérience de transfert de noyau ?
Dans un modèle de clonage chez un mammifère, on place le noyau d'une cellule d'un animal A dans un ovocyte de B dont on a retiré le noyau. Après développement précoce, l'embryon est placé dans l'utérus d'une femelle C. L'animal obtenu possède essentiellement le patrimoine génétique nucléaire de A. Cette comparaison soutient la localisation de l'information génétique dans le noyau. L'animal B apporte l'ovocyte et C assure la gestation : les trois rôles sont distincts.
La brebis Dolly est un exemple historique de clonage par transfert nucléaire, née en 1996. Un clone n'est pas une copie de tous les souvenirs, comportements et conditions de vie de l'animal donneur. L'environnement influence son développement et l'ovocyte apporte notamment ses mitochondries. On retient au collège la contribution majeure du noyau, sans affirmer que tout l'ADN cellulaire se trouve exclusivement dans le noyau.
Un autre principe de clonage consiste à séparer des cellules d'un embryon très précoce pour permettre des développements distincts. Il ne part pas du noyau d'une cellule adulte spécialisée. La comparaison porte sur le point de départ : cellules d'un jeune embryon dans un cas, noyau transféré dans un ovocyte énucléé dans l'autre. Les vrais jumeaux proviennent naturellement de la séparation d'un même embryon précoce ; des faux jumeaux proviennent de deux fécondations distinctes.
Comment lire un caryotype humain ?
Définition
Caryotype : Présentation ordonnée des chromosomes d'une cellule, classés notamment selon leur taille et leur forme, qui permet de comparer leur nombre et leur organisation.
Le caryotype humain habituel d'une cellule du corps nucléée comporte 46 chromosomes : 22 paires d'autosomes et une paire de chromosomes sexuels. Dans le modèle courant, cette dernière est XX chez une fille et XY chez un garçon. X et Y ne sont pas identiques. Une paire d'autosomes réunit un chromosome reçu de la mère et un reçu du père, portant les mêmes gènes aux mêmes emplacements, mais pas nécessairement les mêmes allèles.
Définition
Chromosomes homologues : Les deux chromosomes d'une même paire, l'un d'origine maternelle, l'autre d'origine paternelle. Ils ont la même taille, la même forme et portent les mêmes gènes aux mêmes emplacements.
Les 22 paires identiques chez les deux sexes sont les autosomes ; la 23e paire, XX ou XY, forme les chromosomes sexuels, appelés aussi gonosomes. L'ensemble des gènes portés par tous les chromosomes d'une cellule constitue le génome, c'est-à-dire son information génétique complète.
Méthode
Lire sans confondre chromosomes et paires
- Compter les chromosomes, puis les paires.
- Vérifier les paires 1 à 22, puis les chromosomes sexuels.
- Repérer une éventuelle copie supplémentaire ou manquante.
- Limiter la conclusion à ce que le document montre : un caryotype ne rend pas visibles toutes les variations d'un gène.
Attention
46 chromosomes représentent 23 paires, pas 46 paires. Un chromosome dessiné en X après duplication compte comme un chromosome à deux chromatides ; sa forme ne signifie pas qu'il s'agit du chromosome sexuel X. Les gamètes et les globules rouges matures ne suivent pas le modèle des 46 chromosomes d'une cellule nucléée ordinaire.
Quelle différence entre un gène et un allèle ?
Définition
Gène : Portion d'ADN portant une information qui contribue à un caractère ou à une fonction biologique. Un chromosome contient de nombreux gènes.
Définition
Allèle : Version d'un même gène. Deux chromosomes d'une paire peuvent porter le même allèle ou des allèles différents à un emplacement correspondant.
Définition
Génotype et phénotype : Dans un modèle à un gène, le génotype est la combinaison des allèles, par exemple AO. Le phénotype est le caractère exprimé, par exemple le groupe A. Deux génotypes différents, AA et AO, peuvent correspondre au même phénotype.
Un individu dont les deux allèles sont identiques, comme AA ou OO, est dit homozygote pour ce gène ; un individu dont les deux allèles diffèrent, comme AO, est dit hétérozygote. L'allèle qui s'exprime chez un hétérozygote est dominant ; celui qui ne s'exprime pas est récessif, ou non dominant.
Une comparaison utile est celle d'une bibliothèque : le noyau contient les volumes, les chromosomes ; chaque volume porte de nombreuses informations, les gènes ; une information peut exister sous différentes versions, les allèles. Cette image aide à distinguer les niveaux, mais un gène réel est une portion d'ADN, pas un mot écrit dans un livre.
| Niveau | Ce qu'il faut retenir | Erreur à éviter |
|---|---|---|
| Noyau | Contient les chromosomes | Confondre noyau et gamète |
| Chromosome | Porte de nombreux gènes | Dire qu'un chromosome correspond à un seul caractère |
| Gène | Information située à un emplacement donné | Confondre un gène avec l'une de ses versions |
| Allèle | Version du gène | Croire qu'un individu possède toutes les versions existantes dans l'espèce |
Comment les chromosomes se transmettent-ils aux enfants ?
Lors d'une division ordinaire, l'ADN est d'abord copié puis réparti entre les cellules filles : le nombre de chromosomes et l'information sont normalement conservés. La formation des gamètes comprend une division particulière, la méiose, qui réduit le nombre de chromosomes. On en retient ici le bilan : chaque gamète humain possède habituellement 23 chromosomes, un exemplaire de chaque paire.
| Division | Cellules concernées | Nombre de chromosomes | Rôle |
|---|---|---|---|
| Division cellulaire ordinaire | Cellules du corps | dans la cellule mère, dans chaque cellule fille | Croissance et renouvellement des tissus ; conserve le programme génétique |
| Méiose | Cellules mères des gamètes, dans les testicules et les ovaires | dans la cellule mère, dans chaque gamète | Formation des gamètes, qui reçoivent un chromosome de chaque paire |
La fécondation réunit les deux lots : chromosomes dans la cellule-œuf, venant du spermatozoïde et du gamète femelle. L'enfant reçoit donc une contribution nucléaire des deux parents. Des gamètes différents peuvent transmettre des combinaisons différentes : des frères et sœurs ne sont pas nécessairement identiques.

Comment expliquer XX et XY dans le modèle scolaire ?
| Gamète femelle portant X | Spermatozoïde portant X | Spermatozoïde portant Y |
|---|---|---|
| Combinaison à la fécondation | XX | XY |
Dans le modèle courant, le gamète femelle apporte X et le spermatozoïde apporte X ou Y. La rencontre est aléatoire : il ne s'agit pas d'un choix volontaire des parents. Ce tableau décrit un modèle chromosomique habituel ; il ne résume pas à lui seul toute la diversité du développement sexuel humain.
Tous les gamètes femelles portent un chromosome X ; la moitié des spermatozoïdes portent un X et l'autre moitié un Y. À chaque fécondation, la probabilité d'une fille XX ou d'un garçon XY est donc de . Le sexe génétique est fixé dès la formation de la cellule-œuf.
Comment expliquer les groupes sanguins ABO ?
Pour ce modèle, on note les allèles A, B et O. Un individu possède habituellement deux allèles du gène considéré, un de chaque parent. A et B s'expriment tous deux lorsqu'ils sont réunis : ils sont codominants. A et B dominent chacun O dans le modèle ABO. Le mot dominant décrit l'expression d'un caractère, sans signifier « meilleur » ou « plus fréquent ».
| Combinaison des allèles | Groupe ABO exprimé |
|---|---|
| AA ou AO | A |
| BB ou BO | B |
| AB | AB |
| OO | O |
Croisement original : un parent AO et un parent BO
Le premier peut transmettre A ou O, le second B ou O.
- Je place A et O en colonnes, B et O en lignes.
- Je réunis les allèles dans chaque case : AB, BO, AO, OO.
- Sous les hypothèses du modèle, chaque combinaison a une probabilité de , soit . Les groupes A, B, AB et O sont donc tous possibles.
| Gamètes | A du parent AO | O du parent AO |
|---|---|---|
| B du parent BO | AB : groupe AB | BO : groupe B |
| O du parent BO | AO : groupe A | OO : groupe O |
Attention
est une probabilité pour chaque conception dans ce modèle, pas une obligation d'avoir exactement un enfant de chaque groupe sur quatre naissances. Un groupe ABO ne suffit pas pour tirer seul une conclusion de filiation.
Deux parents du groupe A et un enfant du groupe O
Un enfant de groupe O, de combinaison OO, naît de deux parents de groupe A.
- L'enfant a reçu un allèle O de chaque parent ; comme chaque parent exprime le groupe A, il porte aussi un allèle A : les deux parents sont AO.
- Chaque parent produit des gamètes A ou O ; le tableau de croisement donne AA, AO, OA et OO.
- Dans ce modèle, la probabilité d'un enfant de groupe A est et celle d'un enfant de groupe O , à chaque conception.
Comment exploiter un arbre généalogique ?

Un arbre généalogique représente les membres d'une famille et le caractère étudié. Dans la convention courante, carré et cercle différencient les sexes représentés ; un symbole rempli indique la présence du caractère selon la légende. Les générations sont souvent notées I, II, III et les individus numérotés. Il faut lire la légende : un symbole vide peut signifier « ne présente pas le caractère », mais pas forcément « ne porte aucun allèle associé ».
Méthode
Étudier une transmission simple
- Identifier les individus et les liens de parenté.
- Lire ce que signifie le remplissage des symboles.
- Repérer les parents et les enfants présentant le caractère.
- Utiliser les hypothèses données sur les allèles.
- Proposer des combinaisons compatibles et vérifier chaque enfant, sans annoncer un diagnostic.
Un exemple de transmission autosomique récessive
Dans un modèle à un gène, notons N l'allèle dominant et m un allèle récessif associé à un caractère étudié. Deux parents Nm ne présentent pas ce caractère récessif mais peuvent transmettre m. Leurs gamètes peuvent former NN, Nm, mN ou mm. La combinaison mm est alors possible avec une probabilité de . On parle d'autosomique si le gène étudié est porté par un chromosome non sexuel. L'albinisme, absence de pigment dans la peau, les cheveux et les yeux, est un exemple de caractère héréditaire transmis de cette façon.
Un exemple de transmission liée au chromosome X
Pour certaines formes de daltonisme étudiées dans un modèle simple, on note Xᴰ l'allèle de vision habituelle et Xᵈ l'allèle associé. Une mère XᴰXᵈ peut transmettre l'un ou l'autre X ; un père XᴰY transmet Xᴰ ou Y. Les combinaisons possibles sont XᴰXᴰ, XᴰXᵈ, XᴰY et XᵈY. Le garçon XᵈY exprime le caractère étudié, car son chromosome Y ne porte pas l'allèle correspondant qui le masquerait dans ce modèle. Le père transmet son Y à ses fils, pas son X. L'hémophilie, une maladie de la coagulation du sang, se transmet aussi selon ce mode lié au chromosome X : elle touche surtout des garçons.
Consanguinité, maladie héréditaire et trisomie : que distinguer ?
Deux personnes apparentées ont davantage de chances de partager certains allèles hérités d'un ancêtre commun. Leur union augmente donc le risque de réunir deux copies d'un même allèle récessif responsable de certaines maladies. Cela n'entraîne pas systématiquement une maladie chez leurs enfants. On explique un mécanisme de probabilité, sans porter de jugement sur les personnes ou les familles.
Définition
Anomalie chromosomique : Modification du nombre ou de la structure des chromosomes. Elle diffère d'une variation portant seulement sur la version d'un gène.
Dans la forme libre complète de la trisomie 21, les cellules possèdent trois chromosomes 21 au lieu de deux, et habituellement 47 chromosomes au total. Cette situation peut résulter d'une mauvaise répartition des chromosomes pendant la formation d'un gamète. Toutes les trisomies 21 ne sont pas héritées d'un parent : la plupart apparaissent de façon nouvelle. Certaines autres formes impliquent une translocation ; l'observation d'un document doit donc rester précise. Le risque de trisomie 21 augmente avec l'âge de la mère ; un caryotype réalisé pendant la grossesse permet de la détecter.
Une maladie génétique peut être héréditaire, mais « génétique » et « transmis par un parent atteint » ne sont pas synonymes. Des parents sans symptômes peuvent porter des allèles récessifs. Une variation nouvelle peut aussi apparaître. Les modèles de ce cours servent à comprendre des documents ; l'évaluation d'un risque réel relève d'un professionnel compétent.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que l'hérédité humaine en SVT 2AC ?
Quelle différence entre chromosome, gène et allèle ?
Pourquoi les gamètes ont-ils 23 chromosomes ?
Deux parents de groupe A peuvent-ils avoir un enfant de groupe O ?
Comment réussir un exercice d'arbre généalogique en 2AC ?
La trisomie 21 est-elle toujours héréditaire ?
Comment se détermine le sexe d'un enfant ?
Quelle est la différence entre mitose et méiose ?
Quiz : 18 questions sur ce chapitre
18 questions tirées au hasard parmi les 18 de ce chapitre : le quiz est différent à chaque visite. Une seule réponse est correcte, et vous voyez immédiatement si la vôtre l'est.
Q1L'information génétique d'une cellule nucléée se trouve principalement :
Réponse incorrecte
Le noyau contient les chromosomes portant la majeure partie de l'information génétique.
Bonne réponse : Dans le noyau
Le noyau contient les chromosomes portant la majeure partie de l'information génétique.
Q2Une cellule humaine nucléée ordinaire possède habituellement :
Réponse incorrecte
23 paires représentent 46 chromosomes ; les gamètes n'en possèdent habituellement que 23.
Bonne réponse : 23 paires de chromosomes
23 paires représentent 46 chromosomes ; les gamètes n'en possèdent habituellement que 23.
Q3Un allèle est :
Réponse incorrecte
Un même gène peut exister sous différentes versions appelées allèles.
Bonne réponse : Une version d'un gène
Un même gène peut exister sous différentes versions appelées allèles.
Q4La fécondation réunit habituellement :
Réponse incorrecte
Chaque gamète apporte 23 chromosomes et la cellule-œuf en possède 46.
Bonne réponse : chromosomes
Chaque gamète apporte 23 chromosomes et la cellule-œuf en possède 46.
Q5Le groupe A peut correspondre à :
Réponse incorrecte
Dans le modèle ABO, A domine O : AA et AO correspondent au groupe A.
Bonne réponse : AA ou AO
Dans le modèle ABO, A domine O : AA et AO correspondent au groupe A.
Q6Quand A et B sont réunis, le groupe exprimé est :
Réponse incorrecte
A et B sont codominants : les deux s'expriment dans le groupe AB.
Bonne réponse : AB
A et B sont codominants : les deux s'expriment dans le groupe AB.
Q7Deux parents Nm peuvent avoir un enfant mm car :
Réponse incorrecte
Chaque parent peut transmettre l'allèle récessif qu'il porte sans l'exprimer dans ce modèle.
Bonne réponse : Chacun peut transmettre m
Chaque parent peut transmettre l'allèle récessif qu'il porte sans l'exprimer dans ce modèle.
Q8Dans le modèle XX/XY, le père transmet à son fils :
Réponse incorrecte
Le fils XY reçoit X du gamète maternel et Y du gamète paternel dans le modèle courant.
Bonne réponse : Son chromosome Y
Le fils XY reçoit X du gamète maternel et Y du gamète paternel dans le modèle courant.
Q9La trisomie 21 libre complète comporte :
Réponse incorrecte
Le terme trisomie désigne trois exemplaires d'un chromosome au lieu de deux.
Bonne réponse : Trois chromosomes 21
Le terme trisomie désigne trois exemplaires d'un chromosome au lieu de deux.
Q10Une probabilité de signifie :
Réponse incorrecte
La probabilité ne fixe pas le nombre exact de cas dans une petite famille.
Bonne réponse : Une chance sur quatre à chaque conception du modèle
La probabilité ne fixe pas le nombre exact de cas dans une petite famille.
Q11Un carré rempli dans un arbre se lit :
Réponse incorrecte
La légende indique le sexe représenté et la signification du remplissage.
Bonne réponse : Selon la légende du document
La légende indique le sexe représenté et la signification du remplissage.
Q12La consanguinité peut augmenter :
Réponse incorrecte
Les personnes apparentées peuvent partager des allèles provenant d'ancêtres communs.
Bonne réponse : Le risque de réunir certains allèles récessifs communs
Les personnes apparentées peuvent partager des allèles provenant d'ancêtres communs.
Q13Un chromosome en forme de X après duplication est :
Réponse incorrecte
La forme en X ne désigne pas à elle seule l'identité d'un chromosome sexuel.
Bonne réponse : Un chromosome à deux chromatides
La forme en X ne désigne pas à elle seule l'identité d'un chromosome sexuel.
Q14Le jeune obtenu par transfert nucléaire reçoit l'essentiel de son ADN nucléaire :
Réponse incorrecte
Le noyau transféré porte l'essentiel du patrimoine génétique nucléaire du clone.
Bonne réponse : Du donneur du noyau
Le noyau transféré porte l'essentiel du patrimoine génétique nucléaire du clone.
Q15Le génome d'une cellule est :
Réponse incorrecte
Le génome réunit tous les gènes portés par l'ensemble des chromosomes d'une cellule.
Bonne réponse : L'ensemble de ses gènes, c'est-à-dire son information génétique complète
Le génome réunit tous les gènes portés par l'ensemble des chromosomes d'une cellule.
Q16Les gonosomes sont :
Réponse incorrecte
La 23e paire, XX ou XY, est formée des chromosomes sexuels, ou gonosomes ; les 22 autres paires sont des autosomes.
Bonne réponse : Les chromosomes sexuels X et Y
La 23e paire, XX ou XY, est formée des chromosomes sexuels, ou gonosomes ; les 22 autres paires sont des autosomes.
Q17À chaque conception, la probabilité d'avoir un garçon est :
Réponse incorrecte
La moitié des spermatozoïdes porte Y : la fécondation donne XY une fois sur deux en moyenne.
Bonne réponse :
La moitié des spermatozoïdes porte Y : la fécondation donne XY une fois sur deux en moyenne.
Q18L'hémophilie est un exemple de maladie héréditaire :
Réponse incorrecte
Son allèle est porté par le chromosome X : un garçon qui le reçoit de sa mère exprime la maladie.
Bonne réponse : Liée au chromosome X
Son allèle est porté par le chromosome X : un garçon qui le reçoit de sa mère exprime la maladie.
Votre note
0/18
Le chapitre est à revoir en entier
Ne recommencez pas le quiz tout de suite : relisez d'abord tout le cours, en refaisant sur votre cahier chaque exemple guidé au lieu de le lire. Enchaînez avec les exercices « facile », correction masquée, puis revenez ici. C'est en une seule séance de travail que la note change.
À revoir : 18 questions manquées
L'information génétique d'une cellule nucléée se trouve principalement :
Bonne réponseDans le noyau
Le noyau contient les chromosomes portant la majeure partie de l'information génétique.
Une cellule humaine nucléée ordinaire possède habituellement :
Bonne réponse23 paires de chromosomes
23 paires représentent 46 chromosomes ; les gamètes n'en possèdent habituellement que 23.
Un allèle est :
Bonne réponseUne version d'un gène
Un même gène peut exister sous différentes versions appelées allèles.
La fécondation réunit habituellement :
Bonne réponse chromosomes
Chaque gamète apporte 23 chromosomes et la cellule-œuf en possède 46.
Le groupe A peut correspondre à :
Bonne réponseAA ou AO
Dans le modèle ABO, A domine O : AA et AO correspondent au groupe A.
Quand A et B sont réunis, le groupe exprimé est :
Bonne réponseAB
A et B sont codominants : les deux s'expriment dans le groupe AB.
Deux parents Nm peuvent avoir un enfant mm car :
Bonne réponseChacun peut transmettre m
Chaque parent peut transmettre l'allèle récessif qu'il porte sans l'exprimer dans ce modèle.
Dans le modèle XX/XY, le père transmet à son fils :
Bonne réponseSon chromosome Y
Le fils XY reçoit X du gamète maternel et Y du gamète paternel dans le modèle courant.
La trisomie 21 libre complète comporte :
Bonne réponseTrois chromosomes 21
Le terme trisomie désigne trois exemplaires d'un chromosome au lieu de deux.
Une probabilité de signifie :
Bonne réponseUne chance sur quatre à chaque conception du modèle
La probabilité ne fixe pas le nombre exact de cas dans une petite famille.
Un carré rempli dans un arbre se lit :
Bonne réponseSelon la légende du document
La légende indique le sexe représenté et la signification du remplissage.
La consanguinité peut augmenter :
Bonne réponseLe risque de réunir certains allèles récessifs communs
Les personnes apparentées peuvent partager des allèles provenant d'ancêtres communs.
Un chromosome en forme de X après duplication est :
Bonne réponseUn chromosome à deux chromatides
La forme en X ne désigne pas à elle seule l'identité d'un chromosome sexuel.
Le jeune obtenu par transfert nucléaire reçoit l'essentiel de son ADN nucléaire :
Bonne réponseDu donneur du noyau
Le noyau transféré porte l'essentiel du patrimoine génétique nucléaire du clone.
Le génome d'une cellule est :
Bonne réponseL'ensemble de ses gènes, c'est-à-dire son information génétique complète
Le génome réunit tous les gènes portés par l'ensemble des chromosomes d'une cellule.
Les gonosomes sont :
Bonne réponseLes chromosomes sexuels X et Y
La 23e paire, XX ou XY, est formée des chromosomes sexuels, ou gonosomes ; les 22 autres paires sont des autosomes.
À chaque conception, la probabilité d'avoir un garçon est :
Bonne réponse
La moitié des spermatozoïdes porte Y : la fécondation donne XY une fois sur deux en moyenne.
L'hémophilie est un exemple de maladie héréditaire :
Bonne réponseLiée au chromosome X
Son allèle est porté par le chromosome X : un garçon qui le reçoit de sa mère exprime la maladie.
Exercices corrigés
12 exercices classés du plus simple au plus difficile. Cherchez d'abord seul, puis révélez la correction rédigée étape par étape.
Exercice 1
FacileComparer groupe ABO, cicatrice, bronzage et langue apprise. Pourquoi la ressemblance entre les langues parlées par parents et enfants ne prouve-t-elle pas une transmission génétique ?
Correction
Le groupe ABO dépend d'allèles transmis. Une cicatrice, un bronzage acquis et une langue apprise ne se transmettent pas comme tels par les gamètes. La langue commune peut résulter de l'apprentissage dans le milieu familial.
Exercice 2
MoyenDans le modèle de transfert nucléaire, A donne le noyau, B l'ovocyte sans noyau et C assure la gestation. De qui provient l'essentiel du patrimoine génétique nucléaire du jeune ? Que montre l'expérience ?
Correction
Il provient de A, donneur du noyau. Le résultat soutient la présence de l'information génétique majeure dans le noyau. B fournit l'ovocyte, notamment son cytoplasme et ses mitochondries, et C assure la gestation. Ces rôles ne doivent pas être confondus.
Exercice 3
FacileUn document présente 44 autosomes et deux chromosomes sexuels XX. Donner le total et le nombre de paires. Un chromosome dessiné en X est-il nécessairement le chromosome sexuel X ?
Correction
chromosomes, soit paires. Dans le modèle courant, XX correspond au caryotype féminin habituel. La forme en X d'un chromosome dupliqué indique deux chromatides : elle ne suffit pas à identifier le chromosome sexuel X.
Exercice 4
MoyenCompléter le bilan : cellule à 46 chromosomes → formation des gamètes → … ; fécondation → … + … = …. Pourquoi la réduction est-elle nécessaire ?
Correction
Un gamète possède 23 chromosomes. La fécondation réunit chromosomes. Sans réduction lors de la formation des gamètes, le nombre doublerait à chaque génération. La réduction puis la réunion maintiennent habituellement le nombre caractéristique de l'espèce.
Exercice 5
MoyenDeux parents ont les combinaisons AO et BO. Donner leurs gamètes possibles, les quatre combinaisons d'enfants et les groupes ABO. Quelle est la probabilité du groupe O dans le modèle ?
Correction
Le parent AO transmet A ou O ; BO transmet B ou O. Les combinaisons sont AB, AO, BO et OO, correspondant à AB, A, B et O. La probabilité du groupe O est par conception, sous les hypothèses du modèle, sans imposer une répartition exacte dans une famille.
Exercice 6
DifficileFamille fictive : I-1 et I-2 ne présentent pas un caractère autosomique récessif. Leur enfant II-1 le présente, avec combinaison mm. En admettant le modèle simple N dominant sur m et l'absence de variation nouvelle, proposer les combinaisons parentales et expliquer.
Correction
Chaque parent a transmis m. Comme aucun ne présente le caractère récessif, chacun doit aussi porter N : I-1 et I-2 sont Nm. Leurs autres enfants peuvent être NN, Nm ou mm. Un enfant sans le caractère n'est pas forcément NN ; il peut être porteur Nm.
Exercice 7
DifficileDans le modèle du cours, une mère XᴰXᵈ et un père XᴰY ont un enfant. Donner les quatre combinaisons possibles. Le père transmet-il son X à un fils ? Quelle proportion des fils exprimerait le caractère associé à Xᵈ ?
Correction
Les combinaisons sont XᴰXᴰ, XᴰXᵈ, XᴰY et XᵈY. Le père transmet son Y à un fils. Parmi les deux combinaisons de fils, une porte XᵈY : des fils, sous les hypothèses du modèle. Cela représente de l'ensemble des conceptions modélisées, pas de tous les enfants.
Exercice 8
MoyenUn caryotype pédagogique montre trois chromosomes 21 et deux exemplaires des autres chromosomes habituels. Nommer l'anomalie et donner le total. Peut-on conclure qu'un parent présente obligatoirement la même anomalie ?
Correction
Il s'agit du modèle de trisomie 21 libre complète : 47 chromosomes, dont trois chromosomes 21. On ne peut pas conclure qu'un parent la présente ; une mauvaise répartition peut apparaître lors de la formation d'un gamète. L'analyse d'une forme réelle demande des examens adaptés.
Exercice 9
DifficileUn élève affirme : « Un allèle dominant est meilleur ; signifie un malade exactement sur quatre enfants ; une union entre personnes apparentées donne toujours un enfant atteint. » Corriger les trois affirmations.
Correction
Dominant décrit une expression dans un modèle, sans valeur de qualité. Une probabilité de s'applique à chaque conception et ne fixe pas la composition d'une fratrie de quatre enfants. La parenté peut augmenter le risque de réunir certains allèles récessifs, sans entraîner systématiquement une maladie.
Exercice 10
FacileConstruire le tableau de croisement des chromosomes sexuels d'un couple dans le modèle XX et XY. Quelle est la probabilité d'avoir un garçon à chaque naissance ? Lequel des deux parents détermine le sexe de l'enfant ?
Correction
| Gamètes | X du spermatozoïde | Y du spermatozoïde |
|---|---|---|
| X du gamète femelle | XX : fille | XY : garçon |
Le gamète femelle porte toujours X ; la moitié des spermatozoïdes porte X, l'autre moitié Y. La probabilité d'un garçon est donc à chaque conception. C'est le chromosome sexuel du spermatozoïde qui détermine le sexe, au hasard de la fécondation.
Exercice 11
MoyenUne cellule de la peau se divise et donne deux cellules filles. Une cellule mère des gamètes d'un testicule se divise et donne des spermatozoïdes. Indiquer le nombre de chromosomes de chaque cellule fille dans les deux cas. Pourquoi la méiose est-elle indispensable à la reproduction sexuée ?
Correction
La cellule de la peau, à chromosomes, donne deux cellules filles à chromosomes, avec la même information génétique. La cellule mère des gamètes, à chromosomes, donne des spermatozoïdes à chromosomes, un de chaque paire. Sans cette réduction, la fécondation donnerait chromosomes ; grâce à elle, : le nombre de chromosomes reste constant d'une génération à l'autre.
Exercice 12
DifficileFamille fictive : deux cousins germains, sans albinisme, ont un enfant atteint d'albinisme, caractère autosomique récessif. On note N l'allèle dominant et a l'allèle de l'albinisme. Donner la combinaison d'allèles de l'enfant et celle de chaque parent. Quelle est la probabilité qu'un autre enfant soit atteint ? Pourquoi le lien de parenté des parents rend-il cette situation plus probable ?
Correction
L'enfant atteint exprime un caractère récessif : il est aa et a reçu un allèle a de chaque parent. Les parents ne sont pas atteints : ils portent aussi N et sont donc Na. Le tableau de croisement donne NN, Na, aN et aa : la probabilité d'un enfant atteint est à chaque conception. Des cousins ont des ancêtres communs : ils ont plus de chances de porter le même allèle récessif rare, hérité de ces ancêtres, et de le transmettre tous les deux.