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La sortie géologique

Une sortie géologique permet d'étudier les roches et les formes du relief directement sur le terrain. En SVT 1AC semestre 2, tu apprends à préparer un itinéraire, lire une carte topographique, observer un affleurement et présenter tes résultats dans un compte rendu. Le but est d'appuyer une explication sur des indices précis, pas de ramasser le plus de pierres possible.

Conforme au programme officiel du Ministère de l'Éducation Nationale (2025-2026) · Mis à jour le

À la fin de ce chapitre, vous saurez

  • Lire l'échelle, l'orientation et les courbes de niveau d'une carte
  • Calculer une distance réelle et une dénivellation
  • Distinguer roche en place, dépôt meuble, observation et interprétation
  • Réaliser un croquis et construire un compte rendu de sortie

PrérequisRepérer les points cardinaux · Convertir des centimètres en mètres · Lire une légende et un tableau

Un bon cours, ça se partage.

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À quoi sert une sortie géologique ?

Définition

Sortie géologique : Une sortie géologique est une étude de terrain pendant laquelle on observe un paysage, ses roches et les indices des phénomènes qui le transforment. Les observations sont localisées, décrites et conservées pour être exploitées en classe.

Près d'un oued, tu peux voir une paroi rocheuse, des blocs tombés au pied d'une pente et des galets sur la rive. Ces objets ne racontent pas la même chose. La paroi montre des roches encore en place ; les galets ont été déplacés. Leur comparaison fait naître les questions du semestre : comment les roches se dégradent-elles, comment leurs débris voyagent-ils et que deviennent les dépôts ?

Définition

Affleurement : Un affleurement est une portion de roche du sous-sol visible à la surface. Une coupe naturelle au bord d'une vallée ou une paroi accessible peut révéler des couches que le sol et la végétation cachent ailleurs.

Un paysage illustré montre des couches de roches à l'affleurement, un oued et des galets déposés sur sa rive.
Un affleurement permet d'observer les roches en place ; les galets de la rive sont des éléments meubles transportés par l'eau.
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Attention

Le paysage représenté est une illustration pédagogique. Les observations d'une sortie réelle doivent être celles de ton groupe, avec le lieu et la date ; il ne faut pas recopier une description qui ne correspond pas au terrain.

Comment préparer la sortie et choisir le matériel ?

Avant le départ, le professeur choisit un site accessible et un trajet adapté. La classe repère le lieu sur une carte, précise les questions à étudier et répartit les tâches : observer, noter, dessiner ou photographier. Une fiche préparée à l'avance évite d'oublier le lieu d'un échantillon ou l'unité d'une mesure.

MatérielRôle pendant la sortie
Carte topographiqueSituer l'itinéraire, les reliefs et les points d'arrêt
BoussoleRepérer des directions et orienter la carte selon les consignes
Carnet, crayon et règleNoter les faits, mesurer et réaliser un croquis
LoupeObserver les grains ou des détails d'une roche
Appareil photoConserver une vue générale puis un détail, avec un repère de taille
Sachets et étiquettesConserver uniquement les petits prélèvements autorisés, avec leur provenance

Attention

Reste avec le groupe et à distance des falaises, des talus instables et des berges glissantes. Ne traverse pas un oued sans autorisation. Ne frappe pas une roche et ne prélève pas de fossile sans la consigne du professeur ; certains sites sont protégés. Les tests avec un produit chimique sont réservés à un encadrement adapté.

Comment lire une carte topographique ?

Définition

Carte topographique : Une carte topographique représente une portion de la surface terrestre sur un plan. Elle indique notamment le relief, les cours d'eau et des aménagements à l'aide d'une échelle, de signes et d'une légende.

Commence par le titre et la légende : une couleur ou un symbole ne s'interprète pas au hasard. Repère ensuite le nord indiqué sur la carte. L'altitude d'un point est sa hauteur par rapport au niveau de référence de la mer ; elle est généralement donnée en mètres. Un point coté porte directement une valeur d'altitude.

Définition

Courbe de niveau : Une courbe de niveau relie, sur la carte, des points de même altitude. L'équidistance est la différence d'altitude entre deux courbes successives ; elle reste constante sur une même carte, sauf indication particulière.

Quatre courbes de niveau de 100 à 160 mètres entourent un sommet de 170 mètres ; une vue en coupe illustre le relief correspondant.
Sur cette carte illustrative, deux courbes successives diffèrent de 20 mètres d'altitude ; le sommet coté à 170 mètres se trouve à l'intérieur de la courbe 160 mètres.
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Des courbes rapprochées traduisent une pente forte : on gagne beaucoup d'altitude sur une courte distance horizontale. Des courbes espacées traduisent une pente douce. La distance entre les courbes sur la feuille varie donc avec la pente, alors que leur différence d'altitude reste la même.

Lire des courbes successives

Sur une carte à équidistance de 20 m, on rencontre les courbes 100 m, 120 m, 140 m et 160 m en allant vers une colline. Un point coté au sommet indique 170 m.

  1. Les courbes montrent une montée, puisque leurs altitudes augmentent.
  2. La dénivellation entre la courbe 100 m et le sommet est 170 − 100 = 70 m.
  3. Un point situé entre les courbes 140 m et 160 m a une altitude comprise entre ces deux valeurs ; sans autre information, on ne lui attribue pas une altitude exacte.

Attention

L'équidistance n'est ni la distance horizontale entre deux courbes, ni la différence d'altitude entre n'importe quels points. Une courbe fermée ne suffit pas, à elle seule, pour affirmer qu'il s'agit d'un sommet : il faut lire les altitudes ou les signes de dépression.

Comment utiliser l'échelle pour calculer une distance ?

Définition

Échelle : L'échelle compare une longueur sur la carte à la longueur réelle correspondante, exprimées dans la même unité. À l'échelle 1 : 25 000, 1 cm sur la carte représente 25 000 cm sur le terrain, soit 250 m.

Méthode

Passer de la carte au terrain

  1. Mesurer la longueur sur la carte avec la règle.
  2. Multiplier cette longueur par le dénominateur de l'échelle en gardant la même unité.
  3. Convertir le résultat en mètres ou en kilomètres.
  4. Préciser s'il s'agit d'une distance en ligne droite ou d'un trajet mesuré le long d'un chemin.

Le trajet jusqu'au premier arrêt

Sur une carte à l'échelle 1 : 25 000, le tracé mesuré entre l'école et le premier arrêt vaut 4 cm.

  1. Distance réelle : 4 × 25 000 = 100 000 cm.
  2. 100 000 cm = 1 000 m = 1 km.
  3. Si les 4 cm ont été mesurés en ligne droite, le trajet réel par un chemin sinueux peut être plus long.

Comment construire un profil topographique simple ?

Un profil topographique est une vue en coupe du relief le long d'un segment choisi sur la carte. Il permet de faire apparaître une montée, un sommet, une descente ou une vallée. Ce n'est pas une coupe géologique : il montre la forme de la surface, pas la nature des roches en profondeur.

Méthode

Tracer le profil le long de AB

  1. Tracer AB sur la carte et poser le bord d'une bande de papier le long de ce segment.
  2. Reporter dans l'ordre chaque intersection avec une courbe de niveau, avec son altitude.
  3. Construire un repère : distance horizontale en abscisse, altitude en ordonnée ; annoncer les deux échelles.
  4. Placer les points puis les relier par une ligne régulière compatible avec les altitudes.
  5. Inscrire A, B, les unités et un titre. Si l'échelle verticale diffère de l'horizontale, le signaler : les pentes paraissent alors modifiées.

Que faut-il observer et noter sur le terrain ?

Observe d'abord le paysage entier, puis un affleurement et enfin un détail de roche. Décris les formes du relief, la présence d'eau, la disposition des couches et l'aspect des matériaux. Sur une roche, relève la couleur, les grains visibles, la cohérence et, s'il y en a, les fossiles. Plusieurs caractères sont nécessaires pour proposer une identification ; la couleur seule est insuffisante.

ObservationQuestion ou interprétation à vérifier
Des grains se détachent d'un échantillon à la manipulation autorisée.Le matériau est-il meuble ou consolidé ?
Des fragments anguleux sont au pied d'une paroi.Peuvent-ils provenir de la fragmentation de cette paroi ?
Des galets arrondis se trouvent sur une rive.Quels indices renseignent sur leur transport ?
Plusieurs couches sont visibles dans la paroi.Dans quelles conditions les matériaux se sont-ils déposés ?

Une fiche d'arrêt exploitable

Situation fictive : à l'arrêt B, sur la rive droite d'un oued, un groupe observe une paroi formée de trois couches et un dépôt de galets devant elle.

  1. Localisation : arrêt B, rive droite en regardant vers l'aval, date de la visite.
  2. Faits : trois couches visibles ; galets arrondis et séparables sur la rive.
  3. Documents conservés : croquis légendé et photo avec une règle comme repère de taille.
  4. Question : quel lien existe-t-il entre les roches du paysage et les matériaux transportés par l'oued ?

Comment réussir le croquis et le compte rendu ?

Un affleurement près d'un oued est comparé à un croquis qui retient les limites des couches, les galets et le cours d'eau.
Le croquis d'observation sélectionne les éléments utiles du paysage et les légende ; cet exemple est schématique et sans échelle.
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Un croquis sélectionne les éléments utiles : ligne du relief, limites des couches, cours d'eau et lieu de l'observation. Les traits de légende sont lisibles et ne se croisent pas. Ajoute un titre, un repère d'orientation si tu le connais et une indication de taille. Un dessin sans échelle doit être signalé comme schématique.

Méthode

Organiser le compte rendu de sortie géologique

  1. Présenter le lieu, la date, l'itinéraire et les objectifs.
  2. Classer les observations par arrêt, avec croquis, photos et mesures légendés.
  3. Séparer les faits observés des hypothèses qui les expliquent.
  4. Répondre aux questions grâce aux indices disponibles et noter celles qui restent ouvertes.
  5. Terminer par un bilan court reliant le terrain aux notions d'érosion, de transport et de sédimentation.

Une bonne conclusion reste à la mesure des observations. Voir des galets au bord d'un oued indique un dépôt de matériaux, mais ne donne pas automatiquement leur âge ni la durée exacte de leur transport. Ces limites sont une qualité du raisonnement scientifique.

Questions fréquentes

Comment préparer une sortie géologique en 1AC ?

Repère le site et le trajet sur une carte, lis sa légende, son orientation et son échelle, puis prépare les questions et une fiche d'observation. Prévois un carnet, un crayon, une règle et le matériel demandé par le professeur. Sur place, chaque observation doit être reliée à un point d'arrêt ; les consignes de sécurité et les autorisations de prélèvement passent en premier.

Quelle différence entre altitude, dénivellation et équidistance ?

L'altitude situe un point par rapport au niveau de référence de la mer. La dénivellation est la différence d'altitude entre deux points choisis. L'équidistance est un cas particulier fixé pour la carte : c'est l'écart d'altitude entre deux courbes de niveau successives. Ces trois grandeurs s'expriment ici en mètres, mais ne désignent pas la même chose.

Comment calculer une distance réelle sur une carte topographique ?

Mesure la longueur sur la carte et multiplie-la par le dénominateur de l'échelle, en gardant la même unité. À 1 : 25 000, 4 cm donnent 100 000 cm, donc 1 000 m. Pour un trajet sinueux, mesure le chemin lui-même ; une mesure en ligne droite ne prend pas ses détours en compte.

Comment rédiger un compte rendu de sortie géologique ?

Présente le lieu, la date, les objectifs et l'itinéraire. Organise ensuite les observations par arrêt avec des croquis, des photos légendées et des mesures. Distingue les faits des explications proposées. Le bilan répond aux questions à l'aide des indices recueillis et indique les questions qui restent à étudier en classe.

Pourquoi étudier la carte topographique en SVT 1AC ?

Elle sert à préparer le déplacement, situer les observations et comprendre le relief du terrain étudié. L'échelle permet d'estimer les distances, les courbes de niveau décrivent les pentes et le profil représente une coupe du relief. Ces outils aident ensuite à relier le paysage aux phénomènes d'érosion, de transport et de dépôt.

Quiz : 20 questions sur ce chapitre

20 questions tirées au hasard parmi les 20 de ce chapitre : le quiz est différent à chaque visite. Une seule réponse est correcte, et vous voyez immédiatement si la vôtre l'est.

Q1Quel est l'objectif principal d'une sortie géologique ?

Bonne réponse : Étudier un terrain à partir d'observations localisées

La sortie construit des faits et des questions à exploiter en classe ; elle ne donne pas automatiquement un âge numérique.

Q2Un affleurement est :

Bonne réponse : Une portion de roche visible à la surface

L'affleurement rend accessible à l'observation une roche du sous-sol, encore dans son contexte.

Q3Une courbe de niveau relie des points :

Bonne réponse : De même altitude

La courbe représente une altitude constante ; sa forme aide à lire le relief.

Q4L'équidistance d'une carte correspond à :

Bonne réponse : L'écart d'altitude entre deux courbes successives

L'équidistance est verticale et s'exprime généralement en mètres, contrairement à l'espacement sur la feuille.

Q5Sur une même carte, des courbes très serrées indiquent généralement :

Bonne réponse : Une pente forte

Une grande variation d'altitude se produit alors sur une faible distance horizontale.

Q6À l'échelle 1 : 25 000, 1 cm représente :

Bonne réponse : 250 m

25 000 cm correspondent à 250 m après division par 100.

Q7À l'échelle 1 : 10 000, 3 cm représentent :

Bonne réponse : 300 m

3 × 10 000 = 30 000 cm, soit 300 m sur le terrain.

Q8Le passage de 140 m à 200 m donne une dénivellation de :

Bonne réponse : 60 m

La dénivellation est la différence d'altitude : 200 − 140 = 60 m.

Q9Quelle phrase est une observation ?

Bonne réponse : Les galets sont arrondis et séparables.

La forme et la cohérence sont directement observables ; une origine ou un agent de transport demande une interprétation.

Q10Un profil topographique représente :

Bonne réponse : La forme du relief le long d'un segment

Il est construit à partir d'altitudes et de distances ; il ne remplace pas une coupe géologique.

Q11Un point entre les courbes 120 m et 140 m a une altitude :

Bonne réponse : Comprise entre 120 m et 140 m

Sans point coté ou mesure supplémentaire, on connaît un intervalle et non la valeur exacte.

Q12Quel élément rend une photo de roche plus exploitable ?

Bonne réponse : Un repère de taille et une légende localisée

Le repère permet d'estimer les dimensions ; la légende relie l'image à son site d'observation.

Q13Sur l'étiquette d'un échantillon, on note d'abord :

Bonne réponse : Sa provenance et le point d'arrêt

La provenance permet de remettre l'objet dans le contexte de la sortie et de retrouver les observations associées.

Q14Deux courbes successives sont à 260 m et 280 m. L'équidistance vaut :

Bonne réponse : 20 m

280 − 260 = 20 m ; on ne doit ni additionner les altitudes ni confondre leurs unités.

Q15Pour comparer une longueur sur la carte et sa longueur réelle, il faut :

Bonne réponse : Les exprimer dans la même unité

L'échelle est un rapport de longueurs ; une conversion incohérente introduit une erreur de facteur 100 ou 1 000.

Q16Quelle conduite convient près d'un affleurement instable ?

Bonne réponse : Observer à distance et suivre l'encadrement

La sécurité prime : les observations ne justifient pas l'exposition à une chute de blocs.

Q17Le croquis d'un paysage doit comporter :

Bonne réponse : Un titre et des légendes utiles

Le croquis sélectionne les éléments qui répondent à la question étudiée et les rend identifiables.

Q18Une distance en ligne droite sur la carte :

Bonne réponse : Peut être plus courte que le trajet par un chemin sinueux

Un chemin comporte des détours ; il faut le mesurer lui-même si l'on veut estimer sa longueur.

Q19Que faire d'une explication encore incertaine ?

Bonne réponse : La présenter comme une hypothèse à vérifier

Une hypothèse reste distincte des faits et doit être confrontée à d'autres indices.

Q20Comment termine-t-on un compte rendu scientifique ?

Bonne réponse : Par un bilan fondé sur les faits et ses limites

Le bilan répond aux questions grâce aux observations et précise ce qu'elles ne permettent pas encore d'affirmer.

Exercices corrigés

10 exercices classés du plus simple au plus difficile. Cherchez d'abord seul, puis révélez la correction rédigée étape par étape.

Exercice 1

Facile

Associe chaque tâche à un outil : situer le trajet, observer les grains d'une roche, noter une observation, repérer une direction.

Correction

La carte situe le trajet ; la loupe aide à observer les grains ; le carnet conserve l'observation ; la boussole aide à repérer une direction. Une photo peut compléter les notes, mais ne remplace pas la localisation.

Exercice 2

Facile

Quatre courbes successives sont cotées 180 m, 200 m, 220 m et 240 m. Détermine l'équidistance. Quelle est la différence d'altitude entre la première et la quatrième ?

Correction

L'équidistance vaut 200 − 180 = 20 m. Entre 180 m et 240 m, il y a trois intervalles : la différence vaut 240 − 180 = 60 m. Compter les courbes au lieu des intervalles donnerait un résultat faux.

Exercice 3

Facile

Une distance de 6 cm est mesurée sur une carte à l'échelle 1 : 10 000. Calcule la distance réelle en mètres.

Correction

6 × 10 000 = 60 000 cm. Comme 100 cm = 1 m, la distance réelle vaut 600 m. Les deux longueurs doivent être dans la même unité avant la conversion.

Exercice 4

Moyen

Deux versants d'une même carte franchissent chacun 80 m de dénivellation. Les courbes sont très serrées sur le versant A et espacées sur B. Quel versant est le plus pentu ? Justifie.

Correction

A est le plus pentu : la même variation d'altitude s'y produit sur une distance horizontale plus courte. L'équidistance est identique sur les deux versants ; ce sont les espacements sur la carte qui changent.

Exercice 5

Moyen
Distance depuis A0 m100 m200 m300 m400 m
Altitude120 m140 m170 m150 m130 m
Relevé fictif le long de AB.
  1. Décris la forme du profil.
  2. Calcule la dénivellation entre A et le point le plus haut relevé.
  3. Peut-on affirmer que le vrai sommet du relief a été mesuré ?

Correction

Le trajet monte de 120 à 170 m puis redescend à 130 m. La dénivellation entre A et le point le plus haut relevé vaut 170 − 120 = 50 m. Le relevé ne prouve pas que le sommet réel est sur AB ni qu'aucun point plus haut n'existe entre deux mesures.

Exercice 6

Moyen

Classe ces phrases : A. Les fragments sont anguleux. B. Le gel a peut-être fracturé la roche. C. On voit trois couches. D. L'eau pourrait avoir transporté les galets.

Correction

A et C décrivent des observations. B et D proposent des explications à vérifier. Pour tester B, il faudrait notamment des informations sur le climat et les fissures ; la forme anguleuse seule ne démontre pas l'action du gel.

Exercice 7

Moyen

Après la sortie, deux sachets contiennent des roches semblables, mais un seul porte une étiquette « arrêt 2, couche inférieure ». Pourquoi l'étiquette est-elle essentielle ? Donne deux informations complémentaires utiles.

Correction

Elle conserve le contexte géologique de l'échantillon et permet de le relier à un croquis. Sans provenance, une roche isolée est plus difficile à interpréter. La date et la localisation précise de l'arrêt, ou une référence de photo, complètent utilement l'étiquette.

Exercice 8

Moyen

Un groupe prévoit un parcours de 1,5 km. Quelle longueur ce trajet occupe-t-il sur une carte à l'échelle 1 : 25 000 ? Un élève propose 60 cm. Explique son erreur.

Correction

1,5 km = 1 500 m = 150 000 cm. Sur la carte : 150 000 ÷ 25 000 = 6 cm. Le résultat 60 cm correspondrait à 15 km : l'élève a probablement introduit un facteur 10 dans sa conversion.

Exercice 9

Difficile

Lis ce bilan : « Nous avons trouvé de belles pierres. Toutes viennent de la montagne et sont très anciennes. » Propose trois améliorations et réécris une conclusion fondée sur des observations inventées mais explicitement annoncées.

Correction

Il manque une localisation, des caractères observables et des indices pour les explications. Exemple fictif amélioré : « À l'arrêt 1, nous avons observé des galets arrondis sur la rive et des roches en place dans la paroi. La comparaison de leurs grains pourrait aider à rechercher l'origine des galets. Ces observations seules ne donnent pas leur âge. »

Exercice 10

Difficile

Tu dois comparer une paroi rocheuse et les dépôts voisins d'un oued. Propose une question, trois observations à réaliser, deux documents à conserver et une règle de sécurité.

Correction

Question possible : les matériaux du dépôt proviennent-ils de roches présentes dans le paysage ? Observer la taille et la forme des éléments, leurs grains et la cohérence des matériaux. Conserver un croquis localisé et des photos avec repère de taille. Rester loin de la paroi instable et ne pas descendre sur une berge dangereuse. Une ressemblance donne un indice de provenance, pas une certitude suffisante à elle seule.

SVT 1AC · S2

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