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Les ressources hydriques

Les ressources hydriques sont les eaux dont les milieux et les sociétés disposent pour leurs besoins. En SVT 1AC semestre 2, tu étudies leur circulation entre l'atmosphère, la surface et le sous-sol, puis les menaces qui réduisent leur quantité ou leur qualité. Comprendre une nappe, un bassin versant et les usages de l'eau aide à proposer des protections adaptées à un problème concret.

Conforme au programme officiel du Ministère de l'Éducation Nationale (2025-2026) · Mis à jour le

À la fin de ce chapitre, vous saurez

  • Identifier les réservoirs d'eau et les étapes du cycle de l'eau
  • Délimiter simplement un bassin versant à partir du relief
  • Distinguer aquifère, nappe, porosité et perméabilité
  • Relier prélèvements, recharge et évolution d'un stock d'eau
  • Distinguer potabilisation et épuration et proposer des mesures de protection

PrérequisReconnaître les états solide, liquide et gazeux de l'eau · Lire un relief et le sens d'écoulement d'un cours d'eau · Convertir des litres et comparer des valeurs

Un bon cours, ça se partage.

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Où trouve-t-on l'eau dans la nature ?

Définition

Ressources hydriques : Les ressources hydriques comprennent les eaux présentes en surface et dans le sous-sol qui peuvent contribuer aux besoins des êtres vivants et aux usages humains. Leur disponibilité dépend de la quantité, de la qualité, du lieu et des possibilités de renouvellement.

L'eau existe dans les océans, les glaciers, les rivières, les lacs, le sol, les roches et l'atmosphère. Elle passe d'un réservoir à un autre. Les eaux continentales peu salées sont dites douces, mais une eau douce n'est pas automatiquement potable : elle peut contenir des microbes ou des substances indésirables. Les réserves ne sont pas toutes aussi accessibles, et leur répartition varie d'un bassin à l'autre.

RéservoirExemplePoint à comprendre
Eaux de surfaceOued, lac, retenue de barrageLe volume et la qualité varient selon les apports et les usages
Eaux souterrainesEau contenue dans un aquifèreElle occupe des pores ou des fissures des roches
Eau solideNeige et glaceLa fonte peut alimenter des écoulements
AtmosphèreVapeur d'eau et gouttelettes des nuagesLa vapeur est un gaz ; les gouttelettes des nuages sont liquides

Comment fonctionne le cycle de l'eau ?

Une coupe de paysage relie pluie, ruissellement et infiltration à une nappe contenue dans les pores d'une roche au-dessus d'une couche imperméable.
Une partie de l'eau de pluie s'infiltre ; une nappe phréatique occupe les pores ou les fissures de roches perméables dans leur zone saturée.
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L'énergie solaire favorise l'évaporation : de l'eau liquide devient vapeur d'eau. Les plantes restituent aussi de l'eau à l'atmosphère par transpiration. Lorsque la vapeur se condense, elle forme des gouttelettes ; les nuages peuvent aussi contenir des cristaux de glace. Les précipitations ramènent de l'eau au sol sous forme de pluie, de neige ou d'autres formes solides.

Définition

Ruissellement : Le ruissellement est l'écoulement de l'eau à la surface du sol, généralement vers les points plus bas. Il peut alimenter les cours d'eau et transporter des particules ou des polluants.

Définition

Infiltration : L'infiltration est la pénétration de l'eau dans le sol et les roches. Une partie reste dans les couches superficielles ; une autre peut gagner plus profondément une nappe si les conditions le permettent.

L'eau infiltrée n'atteint donc pas toute une nappe. Une partie est retenue dans le sol, absorbée par les racines ou restituée à l'atmosphère. Le cycle ne renouvelle pas toutes les réserves à la même vitesse : une nappe profonde peut se renouveler lentement. Une circulation continue à l'échelle de la planète ne signifie pas une ressource locale illimitée.

Qu'est-ce qu'un bassin versant ou bassin hydrographique ?

Définition

Bassin versant : Un bassin versant de surface est un territoire dont les eaux de ruissellement convergent vers un même point de sortie, appelé exutoire. Les reliefs qui le séparent des bassins voisins forment une ligne de partage des eaux.

Sur une carte, suis les affluents vers le cours d'eau principal puis repère les crêtes qui les entourent. Une goutte tombée de part et d'autre d'une crête peut rejoindre deux bassins différents. Le bassin n'est pas seulement la rivière : il comprend les terrains qui lui fournissent de l'eau et peuvent aussi lui apporter des polluants. Les écoulements souterrains peuvent avoir des limites différentes des limites de surface ; on commence ici par le bassin lisible grâce au relief.

Comprendre l'effet d'un rejet en amont

Situation fictive : trois villages bordent un même oued, de l'amont vers l'aval. Un rejet non traité entre les deux premiers atteint le cours d'eau.

  1. Le courant peut transporter une partie de la pollution vers les secteurs situés en aval.
  2. La protection doit donc considérer l'ensemble du bassin et pas seulement le lieu du captage.
  3. Le document ne permet pas de connaître la concentration de chaque polluant : des analyses sont nécessaires.

Quelle différence entre porosité et perméabilité ?

Définition

Porosité : La porosité décrit la part des espaces vides, appelés pores, dans un matériau. Ces espaces peuvent contenir de l'air ou de l'eau. La présence de pores ne garantit pas que l'eau y circule facilement.

Définition

Perméabilité : La perméabilité est l'aptitude d'un matériau à laisser circuler l'eau. Elle dépend notamment de la taille et de la connexion des pores ou des fissures.

Deux montages identiques comparent le passage de l'eau à travers des graviers et de l'argile pendant une même durée.
Dans cette comparaison, l'eau traverse les graviers plus rapidement que l'argile ; la perméabilité décrit la facilité de circulation de l'eau.
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Des graviers laissent souvent passer l'eau rapidement grâce aux espaces reliés entre les éléments. Une argile peut contenir beaucoup de petits espaces et retenir de l'eau, tout en la laissant circuler très lentement. Dans une coupe simplifiée, on la représente souvent comme une couche imperméable, c'est-à-dire très peu perméable à l'échelle étudiée. « Imperméable » ne veut donc pas dire « sans aucun pore ».

Méthode

Comparer deux matériaux dans une expérience

  1. Préparer deux montages de même forme, avec une même épaisseur de matériau et des conditions initiales d'humidité contrôlées.
  2. Verser le même volume d'eau et observer pendant une même durée.
  3. Comparer la vitesse de passage et le volume récupéré, en notant aussi l'eau retenue.
  4. Interpréter la comparaison dans les conditions du montage ; ne pas confondre circulation et quantité totale d'espaces vides.
  5. Ne jamais boire l'eau de l'expérience, même si elle semble claire.

Qu'est-ce qu'une nappe phréatique et comment l'exploite-t-on ?

Définition

Aquifère : Un aquifère est une formation géologique capable de stocker et de laisser circuler une quantité d'eau exploitable. Il associe des espaces disponibles et une perméabilité suffisante.

Définition

Nappe phréatique : Une nappe phréatique est une nappe d'eau souterraine généralement proche de la surface, dont la limite supérieure est libre. Dans sa zone saturée, l'eau remplit les pores ou les fissures accessibles de la roche.

La nappe n'est généralement pas un lac dans une grande cavité vide. Le squelette solide de la roche reste présent entre les espaces remplis d'eau. Dans le modèle du cours, une couche peu perméable limite la circulation vers le bas. Une source peut apparaître là où l'eau souterraine rejoint naturellement la surface. Un puits ou un forage atteint la zone saturée pour permettre un prélèvement.

La recharge correspond aux apports qui renouvellent une nappe. Son niveau peut monter après une période favorable à cette recharge et baisser lorsque les sorties dépassent les entrées. Les prélèvements par pompage s'ajoutent aux sorties naturelles. Le niveau mesuré dans un puits dépend donc des pluies, du terrain, des échanges avec les cours d'eau et des usages ; une seule baisse ne désigne pas automatiquement une cause unique.

Pourquoi les ressources en eau peuvent-elles diminuer ?

Définition

Surexploitation : Il y a surexploitation lorsqu'on prélève une ressource à un rythme incompatible avec son renouvellement et son fonctionnement durable. Pour une nappe, des prélèvements excessifs peuvent provoquer une baisse persistante du niveau et réduire l'alimentation de certains puits ou milieux.

Une sécheresse réduit certains apports, tandis que les besoins domestiques, agricoles et industriels peuvent rester importants. Les fuites, des usages peu économes ou l'imperméabilisation des sols peuvent aggraver la pression. Au Maroc, comparer les besoins aux apports du bassin est essentiel, mais un exercice ne doit pas transformer des valeurs inventées en statistiques d'une région réelle.

Un bilan simplifié de réserve

Données fictives : une réserve contient 1 000 m³ au début d'une période. Elle reçoit 180 m³ et perd au total 260 m³, prélèvements et autres sorties compris.

  1. Variation du stock : 180 − 260 = −80 m³.
  2. Stock final : 1 000 + 180 − 260 = 920 m³.
  3. Si cette situation se répète sans changement, le stock diminue. Ce modèle ne permet pas, à lui seul, de calculer la hauteur d'une nappe : la géométrie et les propriétés du terrain manquent.

Comment une pollution atteint-elle les ressources hydriques ?

Les eaux usées non correctement traitées, certains rejets industriels, les hydrocarbures ou des usages excessifs de produits agricoles peuvent dégrader la qualité de l'eau. Une pollution peut rejoindre un oued par ruissellement ou une nappe par infiltration. La distance au rejet ne suffit pas pour garantir la protection : il faut comprendre les trajets de l'eau et les caractéristiques du sous-sol.

SituationTrajet possibleMesure adaptée
Rejet domestique non traité dans un ouedTransport vers l'avalCollecter et épurer les eaux usées
Produit polluant renversé sur un terrain perméableInfiltration et transfert vers le sous-solPrévenir les déversements et protéger la zone de captage
Usage excessif d'engraisEntraînement de certaines substances dissoutesAdapter les apports aux besoins et limiter les pertes
Fuites dans un réseauPerte d'une eau déjà prélevée et traitéeDétecter puis réparer les fuites

Attention

L'aspect, l'odeur ou la transparence ne suffisent pas pour déclarer une eau potable. Certaines substances et certains microbes ne sont pas visibles. Une eau filtrée en classe reste une eau d'expérience ; sa consommation n'est pas autorisée par sa seule limpidité.

Quelle différence entre potabilisation et épuration ?

Définition

Potabilisation : La potabilisation est un traitement adapté à une eau prélevée pour la rendre conforme aux critères de qualité d'une eau destinée à être bue. Son efficacité se vérifie par des contrôles, pas seulement par l'aspect de l'eau.

Définition

Épuration des eaux usées : L'épuration réduit la pollution d'eaux après leur utilisation afin de permettre un rejet ou un usage encadré compatible avec la protection du milieu. Une eau épurée n'est pas automatiquement potable.

La décantation sépare des particules qui se déposent ; la filtration retient certaines particules selon le filtre utilisé. Ces opérations ne retirent pas, à elles seules, tous les microbes ni toutes les substances dissoutes. Selon la qualité initiale et le but recherché, des traitements biologiques, une désinfection ou d'autres traitements sont nécessaires. Dans une station d'épuration, des microorganismes peuvent contribuer à dégrader une partie de la matière organique ; cela ne signifie pas que toute pollution disparaît.

Quelles actions protègent les ressources hydriques ?

Trois scènes montrent la réparation d'une fuite, l'irrigation au goutte-à-goutte et le traitement des eaux usées avant leur rejet.
Réparer les fuites, adapter l'irrigation et traiter les rejets contribuent à préserver les ressources en eau ; une eau épurée n'est pas automatiquement potable.
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La protection associe des économies et la prévention de la pollution. Réparer une fuite réduit un prélèvement inutile. Une irrigation ajustée aux besoins limite des pertes, à condition que l'économie ne soit pas annulée par une augmentation des surfaces arrosées. Collecter et traiter les rejets protège les milieux en aval. Préserver les sols et surveiller les captages aide à maintenir la recharge et la qualité.

Méthode

Proposer une solution dans un exercice

  1. Identifier le problème : quantité insuffisante, pollution ou les deux.
  2. Rechercher le trajet de l'eau et les usages à partir des données.
  3. Associer chaque solution à une cause : réparer une fuite, réduire un rejet, ajuster un prélèvement.
  4. Choisir un indicateur pour vérifier l'effet, par exemple un volume consommé ou une analyse de qualité.
  5. Éviter les solutions universelles : une filtration simple ne résout pas toutes les pollutions et un barrage ne crée pas de pluie.

Questions fréquentes

Que sont les ressources hydriques en SVT 1AC ?

Ce sont les eaux de surface et les eaux souterraines qui contribuent aux besoins des milieux et aux usages humains. La leçon étudie leur répartition, leur circulation dans le cycle de l'eau, les nappes, les bassins versants et les dangers qui les menacent. Une ressource se juge par sa quantité disponible, sa qualité et son renouvellement, pas seulement par sa présence.

Quelle différence entre une nappe phréatique et un aquifère ?

L'aquifère est la formation géologique qui peut stocker et transmettre de l'eau. La nappe désigne l'eau souterraine dans sa zone saturée ; une nappe phréatique possède une limite supérieure libre et se trouve généralement près de la surface. Dans un terrain poreux, l'eau remplit les espaces entre les grains : elle n'occupe pas nécessairement une grande cavité vide.

Quelle différence entre porosité et perméabilité ?

La porosité décrit les espaces vides d'un matériau, qui peuvent contenir de l'eau. La perméabilité décrit la facilité avec laquelle cette eau peut circuler. Une argile peut être poreuse et retenir de l'eau tout en étant peu perméable, car ses pores sont très petits. Les deux propriétés doivent être distinguées pour comprendre un aquifère.

Comment reconnaître un bassin versant sur une carte ?

Choisis l'exutoire étudié, suis le cours d'eau principal et ses affluents, puis repère les reliefs qui séparent leurs ruissellements de ceux des réseaux voisins. La limite de surface suit souvent les crêtes. Le bassin comprend les terrains drainés, pas seulement la rivière ; ses limites de surface ne correspondent pas toujours exactement à celles des circulations souterraines.

Pourquoi une eau claire n'est-elle pas toujours potable ?

La transparence indique seulement l'absence ou la faible quantité de certaines particules visibles. Des microorganismes et des substances dissoutes peuvent rester présents. La potabilité dépend de critères de qualité vérifiés par des contrôles et, si nécessaire, de traitements adaptés. Une eau filtrée en classe doit rester une eau d'expérience et ne doit pas être bue.

Comment protéger les ressources en eau au Maroc ?

Il faut agir sur la quantité et la qualité : réduire les fuites, ajuster les usages et les prélèvements, protéger les zones de captage et de recharge, prévenir les rejets polluants et épurer les eaux usées. La solution doit répondre au problème du bassin étudié. Son efficacité se vérifie avec des volumes, un suivi des niveaux ou des analyses de qualité.

Quiz : 20 questions sur ce chapitre

20 questions tirées au hasard parmi les 20 de ce chapitre : le quiz est différent à chaque visite. Une seule réponse est correcte, et vous voyez immédiatement si la vôtre l'est.

Q1Les eaux souterraines se trouvent généralement :

Bonne réponse : Dans les pores ou fissures des roches

Dans un aquifère, le matériau solide reste présent ; l'eau occupe des espaces accessibles et reliés.

Q2L'évaporation transforme :

Bonne réponse : L'eau liquide en vapeur d'eau

L'évaporation est un changement d'état favorisé notamment par les apports d'énergie et les conditions de l'air.

Q3Les gouttelettes d'un nuage sont :

Bonne réponse : De l'eau liquide

La vapeur est un gaz ; sa condensation forme des gouttelettes. Des cristaux de glace peuvent aussi être présents.

Q4L'infiltration correspond :

Bonne réponse : À la pénétration de l'eau dans le sol et les roches

L'eau infiltrée entre dans le terrain ; seule une partie peut ensuite rejoindre une nappe.

Q5Un bassin versant de surface regroupe des terrains :

Bonne réponse : Dont les ruissellements rejoignent un exutoire commun

Le relief oriente les écoulements vers un point de sortie choisi sur le réseau hydrographique.

Q6La ligne de partage des eaux de surface suit souvent :

Bonne réponse : Des crêtes séparant des bassins voisins

De part et d'autre d'un relief, les ruissellements peuvent rejoindre des réseaux différents.

Q7La porosité concerne :

Bonne réponse : Les espaces vides d'un matériau

Les pores peuvent contenir de l'air ou de l'eau ; leur existence ne garantit pas une circulation rapide.

Q8La perméabilité traduit :

Bonne réponse : La facilité de circulation de l'eau dans un matériau

Elle dépend notamment de la taille et de la connexion des pores ou des fissures.

Q9Une argile peut être :

Bonne réponse : Poreuse mais peu perméable

De nombreux petits espaces peuvent retenir l'eau tout en la laissant circuler très lentement.

Q10Un aquifère est :

Bonne réponse : Une formation capable de stocker et de transmettre de l'eau exploitable

Il associe des espaces de stockage à une circulation suffisante pour alimenter notamment des sources ou des captages.

Q11La recharge d'une nappe correspond :

Bonne réponse : Aux apports qui renouvellent la nappe

La recharge ajoute de l'eau au système, mais peut être faible, lente ou variable selon les conditions.

Q12Si toutes les sorties d'une réserve dépassent ses entrées, le stock :

Bonne réponse : Diminue pendant la période étudiée

Le bilan de volume est négatif ; cela ne donne pas directement une variation de hauteur sans connaître le réservoir.

Q13Une réserve de 500 m³ reçoit 80 m³ et perd 110 m³. Elle contient ensuite :

Bonne réponse : 470 m³

Le stock final est 500 + 80 − 110 = 470 m³, soit une diminution de 30 m³.

Q14Une eau douce est-elle toujours potable ?

Bonne réponse : Non, sa qualité doit être contrôlée

Une eau peu salée peut contenir des microorganismes ou des substances indésirables.

Q15La potabilisation a pour objectif :

Bonne réponse : De préparer une eau répondant aux critères de consommation

Les traitements sont adaptés à l'eau prélevée et leur efficacité doit être contrôlée.

Q16L'épuration concerne principalement :

Bonne réponse : La réduction de pollution des eaux usées

L'épuration intervient après les usages et vise un rejet ou une utilisation encadrée compatible avec le milieu.

Q17Une filtration simple suffit-elle à rendre toute eau potable ?

Bonne réponse : Non, des microbes et des substances dissoutes peuvent rester

La séparation de particules visibles ne garantit pas l'élimination de tous les dangers de qualité.

Q18Un rejet en amont d'un captage peut :

Bonne réponse : Être transporté vers l'aval selon les écoulements

Le bassin relie les territoires ; il faut vérifier les trajets et les concentrations des substances concernées.

Q19Quelle action limite directement une perte d'eau déjà prélevée ?

Bonne réponse : Réparer une fuite du réseau

La réparation évite un gaspillage ; son effet peut être suivi en comparant les volumes consommés.

Q20Le cycle de l'eau rend-il toutes les réserves localement illimitées ?

Bonne réponse : Non, les apports et les rythmes de renouvellement varient

Une circulation globale n'empêche ni une pénurie locale ni une surexploitation d'une réserve à recharge lente.

Exercices corrigés

10 exercices classés du plus simple au plus difficile. Cherchez d'abord seul, puis révélez la correction rédigée étape par étape.

Exercice 1

Facile

Nomme les phénomènes : l'eau liquide d'un lac devient vapeur ; la vapeur forme des gouttelettes ; la pluie s'écoule sur le sol ; une partie pénètre dans le terrain.

Correction

Il s'agit de l'évaporation, de la condensation, du ruissellement et de l'infiltration. La vapeur d'eau est gazeuse ; les gouttelettes d'un nuage sont de l'eau liquide.

Exercice 2

Facile

Deux affluents rejoignent un même oued avant sa sortie du territoire étudié. Une crête sépare ce réseau d'un autre cours d'eau. À quoi correspond le bassin versant de surface ? Quel est le rôle de la crête ?

Correction

Le bassin comprend les terrains dont les eaux de ruissellement convergent vers l'exutoire choisi sur l'oued, et pas seulement les lits des cours d'eau. La crête peut former une partie de la ligne de partage des eaux entre deux bassins.

Exercice 3

Facile

Une roche contient de nombreux pores, mais l'eau y circule très lentement. Est-ce contradictoire ? Distingue les deux propriétés.

Correction

Ce n'est pas contradictoire. La porosité concerne les espaces présents ; la perméabilité dépend de la facilité de circulation, notamment de la taille et de la connexion de ces espaces. Des pores très petits peuvent retenir de l'eau sans la laisser passer rapidement.

Exercice 4

Moyen
MontageVolume récupéré après 5 minutes
Graviers150 mL
Argile20 mL
Données fictives : même volume initial de 200 mL, montages comparables, épaisseur et humidité initiale contrôlées.
  1. Compare les volumes.
  2. Quel matériau laisse passer l'eau le plus rapidement dans ce montage ?
  3. Peut-on calculer la porosité totale avec ce tableau ?

Correction

Le montage avec graviers a laissé passer 130 mL de plus que celui avec argile. Dans ces conditions, l'eau traverse les graviers plus rapidement. Le tableau ne donne pas le volume total des vides du matériau : on ne peut donc pas calculer sa porosité totale à partir du seul volume récupéré.

Exercice 5

Moyen

Un élève dessine une nappe comme une caverne entièrement vide remplie d'eau sous toute la ville. Explique ce qu'il faut modifier pour représenter le modèle d'un aquifère poreux.

Correction

Il faut représenter un matériau solide, avec des grains et des espaces entre eux. Dans la zone saturée, ces espaces accessibles sont remplis d'eau. Une couche peu perméable peut limiter l'écoulement vers le bas. La limite supérieure libre correspond au niveau de la nappe dans ce modèle ; il n'est pas nécessaire d'inventer une grande caverne.

Exercice 6

Moyen

Une réserve fictive contient 800 m³. Pendant la période étudiée, les apports totalisent 120 m³ et toutes les sorties 170 m³. Calcule la variation et le stock final.

Correction

Variation : 120 − 170 = −50 m³. Stock final : 800 + 120 − 170 = 750 m³. La réserve diminue de 50 m³ pendant cette période. Ce bilan de volume ne suffit pas à déterminer une hauteur d'eau sans connaître la forme du réservoir.

Exercice 7

Moyen

Une fuite fictive perd 2 L par minute pendant 30 minutes chaque jour. Quel volume est perdu par jour, puis pendant 7 jours ?

Correction

Par jour : 2 × 30 = 60 L. En 7 jours : 60 × 7 = 420 L. Réparer la fuite évite cette perte si les autres usages restent identiques. Les valeurs sont celles de l'exercice, pas une moyenne mesurée pour les robinets d'une ville.

Exercice 8

Moyen

Associe chaque objectif à la démarche : préparer une eau destinée à être bue ; réduire la pollution des eaux après leur utilisation. Une eau devenue claire après filtration scolaire répond-elle forcément au premier objectif ?

Correction

La potabilisation concerne la préparation d'une eau destinée à être bue ; l'épuration concerne la réduction de pollution des eaux usées. Une filtration scolaire ne retire pas nécessairement les microbes ou les substances dissoutes. La limpidité ne suffit donc pas et cette eau ne doit pas être bue.

Exercice 9

Difficile
Période fictiveRecharge estiméePrélèvementsNiveau observé
Période AImportanteModérésStable
Période BFaibleImportantsEn baisse
  1. Propose deux facteurs compatibles avec la baisse.
  2. Quelle information manque pour attribuer la baisse à un facteur unique ?
  3. Propose deux mesures adaptées.

Correction

La diminution de la recharge et l'augmentation des prélèvements sont toutes deux compatibles avec la baisse. Il manque un suivi plus complet des entrées, des autres sorties et des conditions du terrain pour isoler une cause. On peut ajuster les prélèvements aux ressources disponibles et limiter les pertes ; protéger les zones de recharge complète ces actions.

Exercice 10

Difficile

Situation fictive : en amont d'un captage, on observe un rejet domestique non traité et un terrain agricole. Une analyse révèle une dégradation de l'eau. Propose une enquête et trois actions. Pourquoi ne peut-on pas désigner l'unique responsable avec ces seules observations ?

Correction

Comparer des analyses en amont et en aval des apports, à plusieurs dates, identifier les substances et vérifier leurs trajets. Actions possibles : collecter et épurer les eaux usées, adapter les pratiques agricoles aux besoins et protéger la zone de captage. Les deux activités sont des sources possibles, mais la présence d'une activité ne prouve pas seule l'origine ni la part de chaque polluant. La conclusion doit s'appuyer sur les mesures.

SVT 1AC · S2

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