Les ressources hydriques
Les ressources hydriques sont les eaux dont les milieux et les sociétés disposent pour leurs besoins. En SVT 1AC semestre 2, tu étudies leur circulation entre l'atmosphère, la surface et le sous-sol, puis les menaces qui réduisent leur quantité ou leur qualité. Comprendre une nappe, un bassin versant et les usages de l'eau aide à proposer des protections adaptées à un problème concret.
À la fin de ce chapitre, vous saurez
- Identifier les réservoirs d'eau et les étapes du cycle de l'eau
- Délimiter simplement un bassin versant à partir du relief
- Distinguer aquifère, nappe, porosité et perméabilité
- Relier prélèvements, recharge et évolution d'un stock d'eau
- Distinguer potabilisation et épuration et proposer des mesures de protection
PrérequisReconnaître les états solide, liquide et gazeux de l'eau · Lire un relief et le sens d'écoulement d'un cours d'eau · Convertir des litres et comparer des valeurs
Un bon cours, ça se partage.
Où trouve-t-on l'eau dans la nature ?
Définition
Ressources hydriques : Les ressources hydriques comprennent les eaux présentes en surface et dans le sous-sol qui peuvent contribuer aux besoins des êtres vivants et aux usages humains. Leur disponibilité dépend de la quantité, de la qualité, du lieu et des possibilités de renouvellement.
L'eau existe dans les océans, les glaciers, les rivières, les lacs, le sol, les roches et l'atmosphère. Elle passe d'un réservoir à un autre. Les eaux continentales peu salées sont dites douces, mais une eau douce n'est pas automatiquement potable : elle peut contenir des microbes ou des substances indésirables. Les réserves ne sont pas toutes aussi accessibles, et leur répartition varie d'un bassin à l'autre.
| Réservoir | Exemple | Point à comprendre |
|---|---|---|
| Eaux de surface | Oued, lac, retenue de barrage | Le volume et la qualité varient selon les apports et les usages |
| Eaux souterraines | Eau contenue dans un aquifère | Elle occupe des pores ou des fissures des roches |
| Eau solide | Neige et glace | La fonte peut alimenter des écoulements |
| Atmosphère | Vapeur d'eau et gouttelettes des nuages | La vapeur est un gaz ; les gouttelettes des nuages sont liquides |
Comment fonctionne le cycle de l'eau ?

L'énergie solaire favorise l'évaporation : de l'eau liquide devient vapeur d'eau. Les plantes restituent aussi de l'eau à l'atmosphère par transpiration. Lorsque la vapeur se condense, elle forme des gouttelettes ; les nuages peuvent aussi contenir des cristaux de glace. Les précipitations ramènent de l'eau au sol sous forme de pluie, de neige ou d'autres formes solides.
Définition
Ruissellement : Le ruissellement est l'écoulement de l'eau à la surface du sol, généralement vers les points plus bas. Il peut alimenter les cours d'eau et transporter des particules ou des polluants.
Définition
Infiltration : L'infiltration est la pénétration de l'eau dans le sol et les roches. Une partie reste dans les couches superficielles ; une autre peut gagner plus profondément une nappe si les conditions le permettent.
L'eau infiltrée n'atteint donc pas toute une nappe. Une partie est retenue dans le sol, absorbée par les racines ou restituée à l'atmosphère. Le cycle ne renouvelle pas toutes les réserves à la même vitesse : une nappe profonde peut se renouveler lentement. Une circulation continue à l'échelle de la planète ne signifie pas une ressource locale illimitée.
Qu'est-ce qu'un bassin versant ou bassin hydrographique ?
Définition
Bassin versant : Un bassin versant de surface est un territoire dont les eaux de ruissellement convergent vers un même point de sortie, appelé exutoire. Les reliefs qui le séparent des bassins voisins forment une ligne de partage des eaux.
Sur une carte, suis les affluents vers le cours d'eau principal puis repère les crêtes qui les entourent. Une goutte tombée de part et d'autre d'une crête peut rejoindre deux bassins différents. Le bassin n'est pas seulement la rivière : il comprend les terrains qui lui fournissent de l'eau et peuvent aussi lui apporter des polluants. Les écoulements souterrains peuvent avoir des limites différentes des limites de surface ; on commence ici par le bassin lisible grâce au relief.
Comprendre l'effet d'un rejet en amont
Situation fictive : trois villages bordent un même oued, de l'amont vers l'aval. Un rejet non traité entre les deux premiers atteint le cours d'eau.
- Le courant peut transporter une partie de la pollution vers les secteurs situés en aval.
- La protection doit donc considérer l'ensemble du bassin et pas seulement le lieu du captage.
- Le document ne permet pas de connaître la concentration de chaque polluant : des analyses sont nécessaires.
Quelle différence entre porosité et perméabilité ?
Définition
Porosité : La porosité décrit la part des espaces vides, appelés pores, dans un matériau. Ces espaces peuvent contenir de l'air ou de l'eau. La présence de pores ne garantit pas que l'eau y circule facilement.
Définition
Perméabilité : La perméabilité est l'aptitude d'un matériau à laisser circuler l'eau. Elle dépend notamment de la taille et de la connexion des pores ou des fissures.

Des graviers laissent souvent passer l'eau rapidement grâce aux espaces reliés entre les éléments. Une argile peut contenir beaucoup de petits espaces et retenir de l'eau, tout en la laissant circuler très lentement. Dans une coupe simplifiée, on la représente souvent comme une couche imperméable, c'est-à-dire très peu perméable à l'échelle étudiée. « Imperméable » ne veut donc pas dire « sans aucun pore ».
Méthode
Comparer deux matériaux dans une expérience
- Préparer deux montages de même forme, avec une même épaisseur de matériau et des conditions initiales d'humidité contrôlées.
- Verser le même volume d'eau et observer pendant une même durée.
- Comparer la vitesse de passage et le volume récupéré, en notant aussi l'eau retenue.
- Interpréter la comparaison dans les conditions du montage ; ne pas confondre circulation et quantité totale d'espaces vides.
- Ne jamais boire l'eau de l'expérience, même si elle semble claire.
Qu'est-ce qu'une nappe phréatique et comment l'exploite-t-on ?
Définition
Aquifère : Un aquifère est une formation géologique capable de stocker et de laisser circuler une quantité d'eau exploitable. Il associe des espaces disponibles et une perméabilité suffisante.
Définition
Nappe phréatique : Une nappe phréatique est une nappe d'eau souterraine généralement proche de la surface, dont la limite supérieure est libre. Dans sa zone saturée, l'eau remplit les pores ou les fissures accessibles de la roche.
La nappe n'est généralement pas un lac dans une grande cavité vide. Le squelette solide de la roche reste présent entre les espaces remplis d'eau. Dans le modèle du cours, une couche peu perméable limite la circulation vers le bas. Une source peut apparaître là où l'eau souterraine rejoint naturellement la surface. Un puits ou un forage atteint la zone saturée pour permettre un prélèvement.
La recharge correspond aux apports qui renouvellent une nappe. Son niveau peut monter après une période favorable à cette recharge et baisser lorsque les sorties dépassent les entrées. Les prélèvements par pompage s'ajoutent aux sorties naturelles. Le niveau mesuré dans un puits dépend donc des pluies, du terrain, des échanges avec les cours d'eau et des usages ; une seule baisse ne désigne pas automatiquement une cause unique.
Pourquoi les ressources en eau peuvent-elles diminuer ?
Définition
Surexploitation : Il y a surexploitation lorsqu'on prélève une ressource à un rythme incompatible avec son renouvellement et son fonctionnement durable. Pour une nappe, des prélèvements excessifs peuvent provoquer une baisse persistante du niveau et réduire l'alimentation de certains puits ou milieux.
Une sécheresse réduit certains apports, tandis que les besoins domestiques, agricoles et industriels peuvent rester importants. Les fuites, des usages peu économes ou l'imperméabilisation des sols peuvent aggraver la pression. Au Maroc, comparer les besoins aux apports du bassin est essentiel, mais un exercice ne doit pas transformer des valeurs inventées en statistiques d'une région réelle.
Un bilan simplifié de réserve
Données fictives : une réserve contient 1 000 m³ au début d'une période. Elle reçoit 180 m³ et perd au total 260 m³, prélèvements et autres sorties compris.
- Variation du stock : 180 − 260 = −80 m³.
- Stock final : 1 000 + 180 − 260 = 920 m³.
- Si cette situation se répète sans changement, le stock diminue. Ce modèle ne permet pas, à lui seul, de calculer la hauteur d'une nappe : la géométrie et les propriétés du terrain manquent.
Comment une pollution atteint-elle les ressources hydriques ?
Les eaux usées non correctement traitées, certains rejets industriels, les hydrocarbures ou des usages excessifs de produits agricoles peuvent dégrader la qualité de l'eau. Une pollution peut rejoindre un oued par ruissellement ou une nappe par infiltration. La distance au rejet ne suffit pas pour garantir la protection : il faut comprendre les trajets de l'eau et les caractéristiques du sous-sol.
| Situation | Trajet possible | Mesure adaptée |
|---|---|---|
| Rejet domestique non traité dans un oued | Transport vers l'aval | Collecter et épurer les eaux usées |
| Produit polluant renversé sur un terrain perméable | Infiltration et transfert vers le sous-sol | Prévenir les déversements et protéger la zone de captage |
| Usage excessif d'engrais | Entraînement de certaines substances dissoutes | Adapter les apports aux besoins et limiter les pertes |
| Fuites dans un réseau | Perte d'une eau déjà prélevée et traitée | Détecter puis réparer les fuites |
Attention
L'aspect, l'odeur ou la transparence ne suffisent pas pour déclarer une eau potable. Certaines substances et certains microbes ne sont pas visibles. Une eau filtrée en classe reste une eau d'expérience ; sa consommation n'est pas autorisée par sa seule limpidité.
Quelle différence entre potabilisation et épuration ?
Définition
Potabilisation : La potabilisation est un traitement adapté à une eau prélevée pour la rendre conforme aux critères de qualité d'une eau destinée à être bue. Son efficacité se vérifie par des contrôles, pas seulement par l'aspect de l'eau.
Définition
Épuration des eaux usées : L'épuration réduit la pollution d'eaux après leur utilisation afin de permettre un rejet ou un usage encadré compatible avec la protection du milieu. Une eau épurée n'est pas automatiquement potable.
La décantation sépare des particules qui se déposent ; la filtration retient certaines particules selon le filtre utilisé. Ces opérations ne retirent pas, à elles seules, tous les microbes ni toutes les substances dissoutes. Selon la qualité initiale et le but recherché, des traitements biologiques, une désinfection ou d'autres traitements sont nécessaires. Dans une station d'épuration, des microorganismes peuvent contribuer à dégrader une partie de la matière organique ; cela ne signifie pas que toute pollution disparaît.
Quelles actions protègent les ressources hydriques ?

La protection associe des économies et la prévention de la pollution. Réparer une fuite réduit un prélèvement inutile. Une irrigation ajustée aux besoins limite des pertes, à condition que l'économie ne soit pas annulée par une augmentation des surfaces arrosées. Collecter et traiter les rejets protège les milieux en aval. Préserver les sols et surveiller les captages aide à maintenir la recharge et la qualité.
Méthode
Proposer une solution dans un exercice
- Identifier le problème : quantité insuffisante, pollution ou les deux.
- Rechercher le trajet de l'eau et les usages à partir des données.
- Associer chaque solution à une cause : réparer une fuite, réduire un rejet, ajuster un prélèvement.
- Choisir un indicateur pour vérifier l'effet, par exemple un volume consommé ou une analyse de qualité.
- Éviter les solutions universelles : une filtration simple ne résout pas toutes les pollutions et un barrage ne crée pas de pluie.
Questions fréquentes
Que sont les ressources hydriques en SVT 1AC ?
Quelle différence entre une nappe phréatique et un aquifère ?
Quelle différence entre porosité et perméabilité ?
Comment reconnaître un bassin versant sur une carte ?
Pourquoi une eau claire n'est-elle pas toujours potable ?
Comment protéger les ressources en eau au Maroc ?
Quiz : 20 questions sur ce chapitre
20 questions tirées au hasard parmi les 20 de ce chapitre : le quiz est différent à chaque visite. Une seule réponse est correcte, et vous voyez immédiatement si la vôtre l'est.
Q1Les eaux souterraines se trouvent généralement :
Réponse incorrecte
Dans un aquifère, le matériau solide reste présent ; l'eau occupe des espaces accessibles et reliés.
Bonne réponse : Dans les pores ou fissures des roches
Dans un aquifère, le matériau solide reste présent ; l'eau occupe des espaces accessibles et reliés.
Q2L'évaporation transforme :
Réponse incorrecte
L'évaporation est un changement d'état favorisé notamment par les apports d'énergie et les conditions de l'air.
Bonne réponse : L'eau liquide en vapeur d'eau
L'évaporation est un changement d'état favorisé notamment par les apports d'énergie et les conditions de l'air.
Q3Les gouttelettes d'un nuage sont :
Réponse incorrecte
La vapeur est un gaz ; sa condensation forme des gouttelettes. Des cristaux de glace peuvent aussi être présents.
Bonne réponse : De l'eau liquide
La vapeur est un gaz ; sa condensation forme des gouttelettes. Des cristaux de glace peuvent aussi être présents.
Q4L'infiltration correspond :
Réponse incorrecte
L'eau infiltrée entre dans le terrain ; seule une partie peut ensuite rejoindre une nappe.
Bonne réponse : À la pénétration de l'eau dans le sol et les roches
L'eau infiltrée entre dans le terrain ; seule une partie peut ensuite rejoindre une nappe.
Q5Un bassin versant de surface regroupe des terrains :
Réponse incorrecte
Le relief oriente les écoulements vers un point de sortie choisi sur le réseau hydrographique.
Bonne réponse : Dont les ruissellements rejoignent un exutoire commun
Le relief oriente les écoulements vers un point de sortie choisi sur le réseau hydrographique.
Q6La ligne de partage des eaux de surface suit souvent :
Réponse incorrecte
De part et d'autre d'un relief, les ruissellements peuvent rejoindre des réseaux différents.
Bonne réponse : Des crêtes séparant des bassins voisins
De part et d'autre d'un relief, les ruissellements peuvent rejoindre des réseaux différents.
Q7La porosité concerne :
Réponse incorrecte
Les pores peuvent contenir de l'air ou de l'eau ; leur existence ne garantit pas une circulation rapide.
Bonne réponse : Les espaces vides d'un matériau
Les pores peuvent contenir de l'air ou de l'eau ; leur existence ne garantit pas une circulation rapide.
Q8La perméabilité traduit :
Réponse incorrecte
Elle dépend notamment de la taille et de la connexion des pores ou des fissures.
Bonne réponse : La facilité de circulation de l'eau dans un matériau
Elle dépend notamment de la taille et de la connexion des pores ou des fissures.
Q9Une argile peut être :
Réponse incorrecte
De nombreux petits espaces peuvent retenir l'eau tout en la laissant circuler très lentement.
Bonne réponse : Poreuse mais peu perméable
De nombreux petits espaces peuvent retenir l'eau tout en la laissant circuler très lentement.
Q10Un aquifère est :
Réponse incorrecte
Il associe des espaces de stockage à une circulation suffisante pour alimenter notamment des sources ou des captages.
Bonne réponse : Une formation capable de stocker et de transmettre de l'eau exploitable
Il associe des espaces de stockage à une circulation suffisante pour alimenter notamment des sources ou des captages.
Q11La recharge d'une nappe correspond :
Réponse incorrecte
La recharge ajoute de l'eau au système, mais peut être faible, lente ou variable selon les conditions.
Bonne réponse : Aux apports qui renouvellent la nappe
La recharge ajoute de l'eau au système, mais peut être faible, lente ou variable selon les conditions.
Q12Si toutes les sorties d'une réserve dépassent ses entrées, le stock :
Réponse incorrecte
Le bilan de volume est négatif ; cela ne donne pas directement une variation de hauteur sans connaître le réservoir.
Bonne réponse : Diminue pendant la période étudiée
Le bilan de volume est négatif ; cela ne donne pas directement une variation de hauteur sans connaître le réservoir.
Q13Une réserve de 500 m³ reçoit 80 m³ et perd 110 m³. Elle contient ensuite :
Réponse incorrecte
Le stock final est 500 + 80 − 110 = 470 m³, soit une diminution de 30 m³.
Bonne réponse : 470 m³
Le stock final est 500 + 80 − 110 = 470 m³, soit une diminution de 30 m³.
Q14Une eau douce est-elle toujours potable ?
Réponse incorrecte
Une eau peu salée peut contenir des microorganismes ou des substances indésirables.
Bonne réponse : Non, sa qualité doit être contrôlée
Une eau peu salée peut contenir des microorganismes ou des substances indésirables.
Q15La potabilisation a pour objectif :
Réponse incorrecte
Les traitements sont adaptés à l'eau prélevée et leur efficacité doit être contrôlée.
Bonne réponse : De préparer une eau répondant aux critères de consommation
Les traitements sont adaptés à l'eau prélevée et leur efficacité doit être contrôlée.
Q16L'épuration concerne principalement :
Réponse incorrecte
L'épuration intervient après les usages et vise un rejet ou une utilisation encadrée compatible avec le milieu.
Bonne réponse : La réduction de pollution des eaux usées
L'épuration intervient après les usages et vise un rejet ou une utilisation encadrée compatible avec le milieu.
Q17Une filtration simple suffit-elle à rendre toute eau potable ?
Réponse incorrecte
La séparation de particules visibles ne garantit pas l'élimination de tous les dangers de qualité.
Bonne réponse : Non, des microbes et des substances dissoutes peuvent rester
La séparation de particules visibles ne garantit pas l'élimination de tous les dangers de qualité.
Q18Un rejet en amont d'un captage peut :
Réponse incorrecte
Le bassin relie les territoires ; il faut vérifier les trajets et les concentrations des substances concernées.
Bonne réponse : Être transporté vers l'aval selon les écoulements
Le bassin relie les territoires ; il faut vérifier les trajets et les concentrations des substances concernées.
Q19Quelle action limite directement une perte d'eau déjà prélevée ?
Réponse incorrecte
La réparation évite un gaspillage ; son effet peut être suivi en comparant les volumes consommés.
Bonne réponse : Réparer une fuite du réseau
La réparation évite un gaspillage ; son effet peut être suivi en comparant les volumes consommés.
Q20Le cycle de l'eau rend-il toutes les réserves localement illimitées ?
Réponse incorrecte
Une circulation globale n'empêche ni une pénurie locale ni une surexploitation d'une réserve à recharge lente.
Bonne réponse : Non, les apports et les rythmes de renouvellement varient
Une circulation globale n'empêche ni une pénurie locale ni une surexploitation d'une réserve à recharge lente.
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Le chapitre est à revoir en entier
Ne recommencez pas le quiz tout de suite : relisez d'abord tout le cours, en refaisant sur votre cahier chaque exemple guidé au lieu de le lire. Enchaînez avec les exercices « facile », correction masquée, puis revenez ici. C'est en une seule séance de travail que la note change.
À revoir : 20 questions manquées
Les eaux souterraines se trouvent généralement :
Bonne réponseDans les pores ou fissures des roches
Dans un aquifère, le matériau solide reste présent ; l'eau occupe des espaces accessibles et reliés.
L'évaporation transforme :
Bonne réponseL'eau liquide en vapeur d'eau
L'évaporation est un changement d'état favorisé notamment par les apports d'énergie et les conditions de l'air.
Les gouttelettes d'un nuage sont :
Bonne réponseDe l'eau liquide
La vapeur est un gaz ; sa condensation forme des gouttelettes. Des cristaux de glace peuvent aussi être présents.
L'infiltration correspond :
Bonne réponseÀ la pénétration de l'eau dans le sol et les roches
L'eau infiltrée entre dans le terrain ; seule une partie peut ensuite rejoindre une nappe.
Un bassin versant de surface regroupe des terrains :
Bonne réponseDont les ruissellements rejoignent un exutoire commun
Le relief oriente les écoulements vers un point de sortie choisi sur le réseau hydrographique.
La ligne de partage des eaux de surface suit souvent :
Bonne réponseDes crêtes séparant des bassins voisins
De part et d'autre d'un relief, les ruissellements peuvent rejoindre des réseaux différents.
La porosité concerne :
Bonne réponseLes espaces vides d'un matériau
Les pores peuvent contenir de l'air ou de l'eau ; leur existence ne garantit pas une circulation rapide.
La perméabilité traduit :
Bonne réponseLa facilité de circulation de l'eau dans un matériau
Elle dépend notamment de la taille et de la connexion des pores ou des fissures.
Une argile peut être :
Bonne réponsePoreuse mais peu perméable
De nombreux petits espaces peuvent retenir l'eau tout en la laissant circuler très lentement.
Un aquifère est :
Bonne réponseUne formation capable de stocker et de transmettre de l'eau exploitable
Il associe des espaces de stockage à une circulation suffisante pour alimenter notamment des sources ou des captages.
La recharge d'une nappe correspond :
Bonne réponseAux apports qui renouvellent la nappe
La recharge ajoute de l'eau au système, mais peut être faible, lente ou variable selon les conditions.
Si toutes les sorties d'une réserve dépassent ses entrées, le stock :
Bonne réponseDiminue pendant la période étudiée
Le bilan de volume est négatif ; cela ne donne pas directement une variation de hauteur sans connaître le réservoir.
Une réserve de 500 m³ reçoit 80 m³ et perd 110 m³. Elle contient ensuite :
Bonne réponse470 m³
Le stock final est 500 + 80 − 110 = 470 m³, soit une diminution de 30 m³.
Une eau douce est-elle toujours potable ?
Bonne réponseNon, sa qualité doit être contrôlée
Une eau peu salée peut contenir des microorganismes ou des substances indésirables.
La potabilisation a pour objectif :
Bonne réponseDe préparer une eau répondant aux critères de consommation
Les traitements sont adaptés à l'eau prélevée et leur efficacité doit être contrôlée.
L'épuration concerne principalement :
Bonne réponseLa réduction de pollution des eaux usées
L'épuration intervient après les usages et vise un rejet ou une utilisation encadrée compatible avec le milieu.
Une filtration simple suffit-elle à rendre toute eau potable ?
Bonne réponseNon, des microbes et des substances dissoutes peuvent rester
La séparation de particules visibles ne garantit pas l'élimination de tous les dangers de qualité.
Un rejet en amont d'un captage peut :
Bonne réponseÊtre transporté vers l'aval selon les écoulements
Le bassin relie les territoires ; il faut vérifier les trajets et les concentrations des substances concernées.
Quelle action limite directement une perte d'eau déjà prélevée ?
Bonne réponseRéparer une fuite du réseau
La réparation évite un gaspillage ; son effet peut être suivi en comparant les volumes consommés.
Le cycle de l'eau rend-il toutes les réserves localement illimitées ?
Bonne réponseNon, les apports et les rythmes de renouvellement varient
Une circulation globale n'empêche ni une pénurie locale ni une surexploitation d'une réserve à recharge lente.
Exercices corrigés
10 exercices classés du plus simple au plus difficile. Cherchez d'abord seul, puis révélez la correction rédigée étape par étape.
Exercice 1
FacileNomme les phénomènes : l'eau liquide d'un lac devient vapeur ; la vapeur forme des gouttelettes ; la pluie s'écoule sur le sol ; une partie pénètre dans le terrain.
Correction
Il s'agit de l'évaporation, de la condensation, du ruissellement et de l'infiltration. La vapeur d'eau est gazeuse ; les gouttelettes d'un nuage sont de l'eau liquide.
Exercice 2
FacileDeux affluents rejoignent un même oued avant sa sortie du territoire étudié. Une crête sépare ce réseau d'un autre cours d'eau. À quoi correspond le bassin versant de surface ? Quel est le rôle de la crête ?
Correction
Le bassin comprend les terrains dont les eaux de ruissellement convergent vers l'exutoire choisi sur l'oued, et pas seulement les lits des cours d'eau. La crête peut former une partie de la ligne de partage des eaux entre deux bassins.
Exercice 3
FacileUne roche contient de nombreux pores, mais l'eau y circule très lentement. Est-ce contradictoire ? Distingue les deux propriétés.
Correction
Ce n'est pas contradictoire. La porosité concerne les espaces présents ; la perméabilité dépend de la facilité de circulation, notamment de la taille et de la connexion de ces espaces. Des pores très petits peuvent retenir de l'eau sans la laisser passer rapidement.
Exercice 4
Moyen| Montage | Volume récupéré après 5 minutes |
|---|---|
| Graviers | 150 mL |
| Argile | 20 mL |
- Compare les volumes.
- Quel matériau laisse passer l'eau le plus rapidement dans ce montage ?
- Peut-on calculer la porosité totale avec ce tableau ?
Correction
Le montage avec graviers a laissé passer 130 mL de plus que celui avec argile. Dans ces conditions, l'eau traverse les graviers plus rapidement. Le tableau ne donne pas le volume total des vides du matériau : on ne peut donc pas calculer sa porosité totale à partir du seul volume récupéré.
Exercice 5
MoyenUn élève dessine une nappe comme une caverne entièrement vide remplie d'eau sous toute la ville. Explique ce qu'il faut modifier pour représenter le modèle d'un aquifère poreux.
Correction
Il faut représenter un matériau solide, avec des grains et des espaces entre eux. Dans la zone saturée, ces espaces accessibles sont remplis d'eau. Une couche peu perméable peut limiter l'écoulement vers le bas. La limite supérieure libre correspond au niveau de la nappe dans ce modèle ; il n'est pas nécessaire d'inventer une grande caverne.
Exercice 6
MoyenUne réserve fictive contient 800 m³. Pendant la période étudiée, les apports totalisent 120 m³ et toutes les sorties 170 m³. Calcule la variation et le stock final.
Correction
Variation : 120 − 170 = −50 m³. Stock final : 800 + 120 − 170 = 750 m³. La réserve diminue de 50 m³ pendant cette période. Ce bilan de volume ne suffit pas à déterminer une hauteur d'eau sans connaître la forme du réservoir.
Exercice 7
MoyenUne fuite fictive perd 2 L par minute pendant 30 minutes chaque jour. Quel volume est perdu par jour, puis pendant 7 jours ?
Correction
Par jour : 2 × 30 = 60 L. En 7 jours : 60 × 7 = 420 L. Réparer la fuite évite cette perte si les autres usages restent identiques. Les valeurs sont celles de l'exercice, pas une moyenne mesurée pour les robinets d'une ville.
Exercice 8
MoyenAssocie chaque objectif à la démarche : préparer une eau destinée à être bue ; réduire la pollution des eaux après leur utilisation. Une eau devenue claire après filtration scolaire répond-elle forcément au premier objectif ?
Correction
La potabilisation concerne la préparation d'une eau destinée à être bue ; l'épuration concerne la réduction de pollution des eaux usées. Une filtration scolaire ne retire pas nécessairement les microbes ou les substances dissoutes. La limpidité ne suffit donc pas et cette eau ne doit pas être bue.
Exercice 9
Difficile| Période fictive | Recharge estimée | Prélèvements | Niveau observé |
|---|---|---|---|
| Période A | Importante | Modérés | Stable |
| Période B | Faible | Importants | En baisse |
- Propose deux facteurs compatibles avec la baisse.
- Quelle information manque pour attribuer la baisse à un facteur unique ?
- Propose deux mesures adaptées.
Correction
La diminution de la recharge et l'augmentation des prélèvements sont toutes deux compatibles avec la baisse. Il manque un suivi plus complet des entrées, des autres sorties et des conditions du terrain pour isoler une cause. On peut ajuster les prélèvements aux ressources disponibles et limiter les pertes ; protéger les zones de recharge complète ces actions.
Exercice 10
DifficileSituation fictive : en amont d'un captage, on observe un rejet domestique non traité et un terrain agricole. Une analyse révèle une dégradation de l'eau. Propose une enquête et trois actions. Pourquoi ne peut-on pas désigner l'unique responsable avec ces seules observations ?
Correction
Comparer des analyses en amont et en aval des apports, à plusieurs dates, identifier les substances et vérifier leurs trajets. Actions possibles : collecter et épurer les eaux usées, adapter les pratiques agricoles aux besoins et protéger la zone de captage. Les deux activités sont des sources possibles, mais la présence d'une activité ne prouve pas seule l'origine ni la part de chaque polluant. La conclusion doit s'appuyer sur les mesures.
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