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Les propositions subordonnées

Une proposition subordonnée dépend d’une autre proposition. Elle peut préciser un nom, compléter un verbe ou exprimer une circonstance. En Français 2AC, le travail porte notamment sur la complétive par que, les modes indicatif et subjonctif, et l’infinitive après un verbe de perception. Cette fiche apprend aussi à distinguer les différents emplois de que.

Français 2AC au Maroc · Semestre 2 · Lire, écrire et jouer au théâtre · Mis à jour le

Français 2AC · S2

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Cours illustré et exercices corrigés à imprimer. Le quiz reste en ligne.

À la fin de ce chapitre, vous saurez

  • Repérer les propositions et leur dépendance
  • Distinguer relative et complétive
  • Choisir les modes dans les cas fréquents
  • Reconnaître une infinitive avec son sujet propre

PrérequisRepérer les verbes · Identifier COD, nom et pronom relatif

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Qu’est-ce qu’une proposition subordonnée ?

Définition

Subordonnée : Proposition qui dépend d’une autre pour sa construction. Elle se reconnaît par son lien grammatical et son rôle, pas seulement par le nombre de mots.

Délimiter

Je pense [que Sami arrive].

  1. Pense et arrive sont deux verbes conjugués. Que Sami arrive dépend de pense ; elle exprime le contenu de la pensée.

Relative et complétive par que

Deux exemples distinguent la relative qui précise un nom et la complétive qui complète un verbe.
La relative précise un nom ; la complétive complète notamment un verbe de parole, de pensée ou de volonté.
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PhraseNatureRôle
Le texte que tu lis est court.RelativePrécise le nom texte
Je pense que tu lis.Complétive conjonctiveComplète le verbe pense
L’élève qui parle est Salim.RelativePrécise élève

Dans la relative, le pronom relatif reprend un antécédent et occupe une fonction : que reprend texte et est COD de lis. Dans la complétive Je pense que tu lis, que est une conjonction ; il ne reprend pas un nom et n’est pas COD de lis. C’est toute la proposition que tu lis qui complète pense.

Attention

Le mot que ne permet pas à lui seul de conclure relative. Cherche s’il reprend un antécédent et s’il a une fonction dans la subordonnée.

Le livre est relié à que Sami lit et le texte à qui commence la scène.
La proposition relative précise un nom antécédent et commence par un pronom relatif.
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La complétive à l’indicatif

Dans les exemples affirmatifs courants, des verbes de connaissance, de constat ou de déclaration introduisent un contenu présenté comme un fait : je sais qu’il vient ; je constate que la malle est ouverte ; il dit que le groupe arrive. L’indicatif n’est pas réservé au présent : je sais qu’il viendra est possible.

La complétive au subjonctif

IntentionExemple
VolontéJe veux qu’il vienne.
NécessitéIl faut que nous soyons prêts.
SentimentJe suis content que tu sois là.
DouteJe doute qu’il ait la clé.

Le subjonctif apparaît après certaines constructions qui expriment volonté, nécessité, sentiment ou doute. Retenir le verbe introducteur et le sens est plus fiable qu’une règle que = subjonctif. Compare je sais qu’il vient et je veux qu’il vienne. Les formes fréquentes à maîtriser comprennent soit, ait, fasse, puisse, vienne et soyons.

Même sujet ou sujets différents

Je veux venir. Je veux que Sami vienne.

  1. Quand le sujet du souhait et de venir est le même, l’infinitif est naturel. Avec un autre sujet, une complétive par que permet de le nommer.

Avec penser et croire, la négation ou l’interrogation peut modifier la manière de présenter le contenu : Je ne pense pas qu’il soit prêt exprime une réserve. Le choix du mode peut dépendre du sens ; pour les premiers exercices, travaille les constructions nettes du tableau.

Deux exemples associent savoir à l’indicatif et vouloir au subjonctif.
Dans ces exemples, la complétive en que complète le verbe ; savoir appelle l’indicatif et vouloir le subjonctif.
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La proposition subordonnée infinitive

Définition

Infinitive après perception : Construction avec un infinitif qui a un sujet propre exprimé, différent du sujet du verbe principal : Je vois Sami entrer.

Deux sujets

Je vois [Sami entrer].

  1. Je est le sujet de vois ; Sami accomplit l’action entrer. L’ensemble Sami entrer est analysé ici comme proposition infinitive, COD de vois.

Attention

Dans Je veux entrer, entrer a le même sujet que veux. Ce n’est pas la même construction qu’une infinitive à sujet propre. Un infinitif seul ne suffit pas à reconnaître cette proposition.

Les circonstancielles : repères de liaison

RelationExemple
TempsJe lis pendant qu’il cherche.
CauseIl s’arrête parce qu’il est inquiet.
ConditionSi tu trouves la clé, appelle-moi.
ButJe parle lentement pour que tu comprennes.

La relation aide à comprendre les actions d’une scène. On ne classe pas une proposition de temps ou de cause comme une relative uniquement parce qu’elle contient plusieurs mots. Le terme introducteur et le rôle dans la phrase se complètent.

Passer du discours direct au contenu rapporté

Intégrer une parole

SAMI : La malle est ouverte. Salim rapporte : Sami dit que la malle est ouverte.

  1. La complétive intègre la déclaration au verbe dit. Avec un introducteur au passé et un autre contexte, les temps, les personnes ou les repères peuvent nécessiter une adaptation.

Méthode

Analyser une subordonnée

  1. Repérer les verbes, y compris l’infinitif avec sujet propre.
  2. Délimiter la proposition.
  3. Identifier le mot ou verbe dont elle dépend.
  4. Nommer sa nature et sa fonction.
  5. Vérifier le sens et le mode.

Questions fréquentes

Comment distinguer relative et complétive ?

La relative reprend un antécédent qu’elle précise ; son pronom relatif a une fonction. La complétive par que complète notamment un verbe et que est une conjonction sans antécédent.

Quand employer le subjonctif dans une complétive ?

Après certaines constructions exprimant volonté, nécessité, sentiment ou doute : je veux qu’il vienne, il faut que nous soyons prêts. Que seul ne suffit pas à choisir le mode.

Qu’est-ce qu’une proposition infinitive en 2AC ?

Dans la construction étudiée après perception, l’infinitif possède un sujet propre exprimé : je vois Sami entrer. Sami accomplit entrer, tandis que je est sujet de vois.

Comment analyser une subordonnée ?

Repère les verbes, délimite la proposition et identifie son rattachement. Cherche ensuite son rôle et son mot introducteur, puis vérifie le mode et le sens dans la phrase complète.

Quiz : 12 questions sur ce chapitre

12 questions tirées au hasard parmi les 12 de ce chapitre : le quiz est différent à chaque visite. Une seule réponse est correcte, et vous voyez immédiatement si la vôtre l'est.

Q1Une subordonnée…

Bonne réponse : dépend d’une autre proposition

La dépendance fait partie de sa construction.

Q2La relative précise…

Bonne réponse : un antécédent

Elle développe ici un nom ou un pronom.

Q3Dans le texte que tu lis, que est…

Bonne réponse : pronom relatif COD

Il reprend texte et remplit une fonction dans la relative.

Q4Dans je pense que tu lis, que est…

Bonne réponse : une conjonction

Il introduit la complétive sans reprendre un antécédent.

Q5Je sais qu’il…

Bonne réponse : vient

La construction affirmative usuelle emploie ici l’indicatif.

Q6Je veux qu’il…

Bonne réponse : vienne

La volonté appelle ici le subjonctif.

Q7Il faut que nous…

Bonne réponse : soyons prêts

La nécessité se construit avec le subjonctif.

Q8Que impose-t-il toujours le subjonctif ?

Bonne réponse : Non

Le sens et la construction introductrice déterminent le mode.

Q9Je vois Sami entrer contient…

Bonne réponse : une infinitive à sujet propre

Sami est le sujet de entrer et je celui de vois.

Q10Je veux entrer a…

Bonne réponse : le même sujet compris pour les deux verbes

L’infinitif ne possède pas ici de sujet propre exprimé distinct.

Q11Parce que introduit ici…

Bonne réponse : une cause

La relation explique l’action principale.

Q12Sami dit que le groupe arrive rapporte…

Bonne réponse : une déclaration

La complétive contient ce qui est déclaré.

Exercices corrigés

10 exercices classés du plus simple au plus difficile. Cherchez d'abord seul, puis révélez la correction rédigée étape par étape.

Exercice 1

Facile

Délimite la subordonnée dans « Je sais que Sami arrive ».

Correction

Que Sami arrive est la complétive ; elle complète sais. Les verbes sais et arrive appartiennent à deux propositions reliées par que.

Exercice 2

Facile

Analyse « que tu lis » dans « Le texte que tu lis est court ».

Correction

C’est une relative qui précise texte. Que reprend cet antécédent et est COD de lis ; tu lis quoi ? le texte.

Exercice 3

Facile

Que reprend-il dans « Je pense que tu lis » ?

Correction

Il ne reprend pas d’antécédent. Que est une conjonction ; toute la proposition que tu lis complète pense.

Exercice 4

Moyen

Complète : Je sais qu’il … . Utilise venir au présent.

Correction

Je sais qu’il vient. La connaissance est formulée ici affirmativement avec un contenu présenté comme un fait ; on emploie l’indicatif.

Exercice 5

Moyen

Complète : Je veux qu’il … . Utilise venir.

Correction

Je veux qu’il vienne. La volonté exprimée par veux appelle ici le subjonctif dans la complétive à sujet différent.

Exercice 6

Moyen

Corrige « Il faut que nous sommes prêts ».

Correction

Il faut que nous soyons prêts. La tournure il faut que appelle le subjonctif ; soyons est la forme de être à la première personne du pluriel.

Exercice 7

Moyen

Dans « J’entends Sami répéter », qui entend et qui répète ?

Correction

J’entends ; Sami répète. Sami est le sujet propre de l’infinitif répéter ; l’ensemble est une proposition infinitive après le verbe de perception.

Exercice 8

Moyen

Pourquoi « Je veux répéter » diffère-t-il de « Je vois Sami répéter » ?

Correction

Dans le premier, je est aussi le sujet compris de répéter. Dans le second, Sami est un sujet propre distinct ; il s’agit de l’infinitive étudiée ici.

Exercice 9

Difficile

Relie « Il s’arrête » et « il est inquiet » avec une subordonnée de cause.

Correction

Il s’arrête parce qu’il est inquiet. Parce que introduit la cause de l’arrêt ; la proposition ne précise pas un nom antécédent.

Exercice 10

Difficile

Rapporte au présent : SAMI : « Le groupe arrive ».

Correction

Sami dit que le groupe arrive. La déclaration directe devient le contenu du verbe dit ; les guillemets et les deux-points du dialogue ne sont plus nécessaires.