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MATHFJIB

La dissolution dans l'eau

Dissoudre un corps, c'est le disperser dans un liquide au point qu'il n'y soit plus visible. Le corps dissous s'appelle le soluté, le liquide qui le dissout le solvant, et le mélange homogène obtenu la solution ; lorsque le solvant est l'eau, on parle de solution aqueuse. Le soluté n'a pas disparu : la masse de la solution est exactement la somme des deux masses. Un solvant ne peut cependant pas dissoudre une quantité illimitée de soluté : au-delà d'une certaine masse, la solution est saturée et l'excédent reste au fond.

Mis à jour le

Les points qui s'espacent vers le fond de ce bécher dessinent une dissolution : le soluté disparaît à l'œil nu en se dispersant dans le solvant, et la masse de la solution reste égale à la somme des deux masses. Programme de 1AC, semestre 1.

À la fin de ce chapitre, vous saurez

  • Définir soluté, solvant et solution, et les reconnaître dans un exemple
  • Distinguer un corps soluble d'un corps insoluble dans l'eau
  • Utiliser la conservation de la masse lors d'une dissolution
  • Reconnaître une solution saturée et définir la solubilité
  • Citer les facteurs qui accélèrent une dissolution et celui qui augmente la solubilité
  • Distinguer la dissolution de la fusion
  • Calculer une concentration en masse par litre et prévoir l'effet d'une dilution

PrérequisLes mélanges homogènes et hétérogènes · La conservation de la masse et la fonction tare · Le modèle particulaire de la matière

Soluté, solvant, solution

Versons une cuillerée de sel dans un verre d'eau et agitons : les grains disparaissent, le liquide reste limpide, et pourtant l'eau est devenue salée. Trois mots suffisent à décrire ce qui vient de se passer.

Définition

Soluté, solvant et solution : Le soluté est le corps qui se dissout. Le solvant est le liquide qui le dissout, et il est toujours en plus grande quantité. Le mélange homogène obtenu s'appelle la solution. Lorsque le solvant est l'eau, la solution est dite aqueuse.

Le vocabulaire de la dissolutionTrois éléments alignés de gauche à droite. À gauche, une petite coupelle contenant un solide en poudre, désignée comme le soluté. Au centre, un bécher contenant un liquide, désigné comme le solvant. À droite, après une flèche marquée d'un signe plus puis d'une flèche d'obtention, un bécher au contenu uniforme, désigné comme la solution.SOLUTÉle corps quise dissout+SOLVANTl'eau, le plus souventSOLUTIONmélange homogènesel + eau donne une solution aqueuse de sel
Le vocabulaire de la dissolution. Le soluté est le corps qui se dissout, le solvant le liquide qui le dissout, et la solution le mélange homogène obtenu : de l'eau salée est une solution aqueuse de sel.

Définition

Corps soluble et corps insoluble : Un corps est soluble dans un solvant s'il s'y dissout, insoluble s'il n'y disparaît pas. Le sel et le sucre sont solubles dans l'eau ; le sable, la craie et l'huile ne le sont pas.

CorpsDans l'eauMélange obtenu
Sel de cuisinesolublesolution homogène
Sucresolublesolution homogène
Sulfate de cuivresolublesolution bleue homogène
Sableinsolublemélange hétérogène
Craieinsolublemélange hétérogène trouble
Huileinsoluble et non miscibledeux couches séparées
Farineinsolublemélange hétérogène trouble
La solubilité dépend du couple soluté et solvant : le sel est insoluble dans l'huile, et certains corps insolubles dans l'eau se dissolvent très bien dans l'alcool.

Attention

Se dissoudre n'est pas fondre. La fusion est un changement d'état : un corps pur chauffé passe du solide au liquide, et il reste seul. La dissolution est un mélange : le soluté se disperse dans un solvant, sans être chauffé, et deux corps sont présents à la fin. Un glaçon qui fond ne se dissout pas ; un sucre dans l'eau froide ne fond pas.

Le soluté n'a pas disparu

Le sel n'est plus visible, mais l'eau est salée : quelque chose est resté. Le modèle particulaire l'explique, et la balance le prouve.

La dissolution vue par le modèle particulaireDeux cadres. Dans le premier, un petit bloc compact de particules de soluté, serrées les unes contre les autres, est posé au milieu de particules de solvant plus espacées. Dans le second, ce bloc n'existe plus : ses particules se sont séparées les unes des autres et se sont réparties entre celles du solvant, dans tout le cadre. Le nombre de particules de soluté est le même dans les deux cadres.le soluté est encore groupéon agiteil est dispersé, donc invisiblesix particules de soluté avant, six après
La dissolution vue par le modèle particulaire. Dissoudre un solide, c'est séparer ses particules les unes des autres et les disperser entre celles du solvant : elles deviennent invisibles sans jamais disparaître.

Propriété

Conservation de la masse

La masse d'une solution est égale à la somme de la masse du soluté et de celle du solvant. Aucune particule n'a été créée ni détruite : elles ont seulement été réparties autrement.

msolution=msoluteˊ+msolvant
Dissoudre 15 g de sucre dans 185 g d'eau donne exactement 200 g d'eau sucrée.

Attention

Le volume, lui, ne s'ajoute pas exactement. Verser 100 mL d'eau et y dissoudre du sel ne donne pas 100 mL plus le volume du sel : les particules du soluté se logent en partie dans les espaces laissés entre celles du solvant. La masse est toujours additive, le volume ne l'est pas.

Retrouver une masse manquante

Un bécher vide pèse 92 g. Rempli d'eau, il pèse 292 g. Après dissolution complète d'une quantité de sel, il pèse 310 g. Quelles sont les masses d'eau et de sel ?

  1. Masse d'eau : 29292=200 g.
  2. Masse de sel : 310292=18 g, par conservation de la masse.
  3. Vérification : la solution seule pèse 31092=218 g, et 200+18=218 g. Les deux calculs concordent.

Méthode

Montrer que le soluté est toujours présent

  1. Goûter, quand le produit est alimentaire : une eau salée a un goût salé, donc le sel est là.
  2. Peser : la masse de la solution vaut la somme des deux masses, ce qui est impossible si quelque chose avait disparu.
  3. Évaporer toute l'eau : le soluté se dépose au fond du récipient, et on le retrouve intégralement.
  4. Conclure : la dissolution rend le soluté invisible, elle ne le fait pas disparaître.

La solution saturée

Ajoutons du sel cuillerée après cuillerée dans le même verre d'eau, en agitant à chaque fois. Les premières cuillerées disparaissent, puis vient un moment où le sel ne se dissout plus : il s'accumule au fond, quelle que soit la durée de l'agitation.

Définition

Solution saturée : Une solution est saturée lorsqu'elle ne peut plus dissoudre de soluté : tout ajout supplémentaire se dépose au fond sans se dissoudre. La solution saturée est un mélange homogène au-dessus du dépôt, et l'ensemble avec le dépôt est hétérogène.

Définition

Solubilité : La solubilité d'un corps dans un solvant est la masse maximale de ce corps que l'on peut dissoudre dans un volume donné de solvant, à une température donnée. On l'exprime souvent en grammes pour 100 mL, ou en grammes par litre.

Une solution saturéeTrois béchers contenant le même volume d'eau. Dans le premier, une petite quantité de soluté a été ajoutée et tout est dissous : le liquide est uniforme. Dans le deuxième, on en a ajouté davantage et tout est encore dissous. Dans le troisième, on a dépassé la limite : le liquide reste uniforme mais un dépôt de soluté non dissous repose au fond.un peu de solutétout est dissousdavantage de solutétout est encore dissouson a dépassé la limitesolution saturéedépôt
Une solution saturée. Une solution est saturée lorsqu'un dépôt subsiste au fond malgré l'agitation : la masse dissoute a atteint la limite que le solvant peut accepter, et c'est cette limite qu'on appelle la solubilité.
SolutéSolubilité à 20 °CSolubilité à 100 °C
Sel de cuisine36 g pour 100 mL39 g pour 100 mL
Sucreenviron 200 g pour 100 mLenviron 490 g pour 100 mL
Sulfate de cuivre21 g pour 100 mL75 g pour 100 mL
Le sel fait figure d'exception : sa solubilité varie très peu avec la température, alors que celle du sucre est multipliée par près de deux et demi.

Ce qui change une dissolution

Trois gestes rendent une dissolution plus rapide, mais un seul change la quantité que l'on peut dissoudre. La distinction est le point le plus souvent manqué du chapitre.

  • Agiter : la dissolution est plus rapide, la solubilité est inchangée.
  • Broyer le soluté en poudre fine : plus rapide, solubilité inchangée. Le contact avec le solvant est simplement plus étendu.
  • Chauffer : plus rapide et, pour la plupart des solides, solubilité augmentée.
Trois gestes, deux effetsUn tableau à trois lignes et deux colonnes. Les lignes portent les trois gestes possibles : agiter, broyer, chauffer. La première colonne indique si le geste rend la dissolution plus rapide, la seconde s'il augmente la quantité maximale que l'on peut dissoudre. Agiter et broyer accélèrent sans rien changer à la quantité ; chauffer fait les deux.rend plus rapidepermet d'en dissoudre plusagiterouinonbroyerouinonchaufferouiouiseul le chauffage agit sur les deux colonnes
Trois gestes, deux effets. Agiter et broyer rendent la dissolution plus rapide sans permettre d'en dissoudre davantage ; seul le chauffage augmente la solubilité de la plupart des solides.
La solubilité en fonction de la températureUn graphique dont l'axe horizontal porte la température de zéro à cent degrés Celsius et l'axe vertical la masse de soluté que l'on peut dissoudre dans cent millilitres d'eau. La courbe du sucre part d'une valeur déjà élevée et monte fortement avec la température. La courbe du sel, bien plus basse, est pratiquement horizontale sur toute la plage.température (°C)masse dissoute pour 100 mL (g)050100sucreselà 20 °C : 200 g de sucre contre 36 g de sel
La solubilité en fonction de la température. La solubilité du sucre augmente fortement avec la température, alors que celle du sel ne varie presque pas : chauffer ne permet pas toujours de dissoudre beaucoup plus.

Attention

Pour les gaz, c'est l'inverse : un gaz se dissout moins bien dans l'eau chaude que dans l'eau froide. C'est pourquoi une boisson gazeuse tiède mousse davantage à l'ouverture, et pourquoi une eau chauffée laisse échapper de petites bulles bien avant de bouillir.

Prévoir une saturation

La solubilité du sel vaut 36 g pour 100 mL d'eau à 20 °C. Que se passe-t-il si on ajoute 50 g de sel dans 100 mL d'eau à cette température ?

  1. La masse maximale dissoute est de 36 g.
  2. Il reste donc 5036=14 g de sel non dissous au fond du bécher.
  3. La solution obtenue est saturée, et l'agitation ne changera rien : la limite est celle du solvant, pas celle du geste.

Solution diluée, solution concentrée

Définition

Concentration en masse : La concentration en masse d'une solution est la masse de soluté dissoute dans un litre de solution. Elle s'exprime en grammes par litre, notés g/L.

C=msoluteˊVsolution
m est la masse de soluté en grammes, V le volume de solution en litres, et C la concentration en g/L.

Une solution est dite concentrée quand cette valeur est grande, diluée quand elle est petite. Diluer, c'est ajouter du solvant : la masse de soluté ne change pas, le volume augmente, donc la concentration diminue.

Diluer une solutionTrois verres contenant la même masse de soluté coloré. Dans le premier, le volume de solution est petit et la teinte est soutenue. Dans le deuxième, on a ajouté de l'eau, le volume est plus grand et la teinte plus pâle. Dans le troisième, on a encore ajouté de l'eau, le volume est le plus grand et la teinte la plus pâle. Une mention rappelle que la masse de soluté est la même dans les trois verres.concentrée1 g dans 0,1 L10 g/L+ eaumoins concentrée1 g dans 0,2 L5 g/L+ eaudiluée1 g dans 0,4 L2,5 g/L
Diluer une solution. Diluer une solution, c'est y ajouter du solvant : la masse de soluté ne change pas, le volume augmente, donc la concentration diminue.

Calculer une concentration

On dissout 30 g de sel dans de l'eau pour obtenir 500 mL de solution. Quelle est sa concentration ? Que devient-elle si on ajoute de l'eau jusqu'à 1,5 L ?

  1. On convertit le volume : 500 mL =0,5 L.
  2. C=300,5=60 g/L.
  3. Après dilution, la masse de sel est toujours 30 g, mais le volume vaut 1,5 L : C=301,5=20 g/L.
  4. La concentration a été divisée par trois, exactement comme le volume a été multiplié par trois.

Remarque

Une eau de mer contient environ 35 g de sels par litre, une eau minérale quelques centaines de milligrammes seulement. Les deux sont des solutions aqueuses homogènes : ce qui les sépare n'est pas leur nature mais leur concentration.

Questions fréquentes

Que signifient soluté, solvant et solution ?

Le soluté est le corps qui se dissout, le solvant est le liquide qui le dissout et qui se trouve en plus grande quantité, et la solution est le mélange homogène obtenu. Quand le solvant est l'eau, on parle de solution aqueuse : l'eau salée est une solution aqueuse de sel, dont le soluté est le sel et le solvant l'eau.

Quelle est la différence entre dissoudre et fondre ?

La fusion est un changement d'état : un corps pur chauffé passe du solide au liquide et reste seul, comme un glaçon qui devient de l'eau. La dissolution est un mélange : le soluté se disperse dans un solvant, sans être chauffé, et deux corps sont présents à la fin. Un sucre dans un thé se dissout, il ne fond pas.

Le sucre dissous a-t-il disparu ?

Non, il est seulement devenu invisible. Ses particules se sont séparées les unes des autres et dispersées entre celles de l'eau, où elles sont trop petites et trop éparpillées pour être vues. Trois preuves le confirment : le goût sucré, la masse de la solution qui vaut la somme des deux masses, et l'évaporation de l'eau qui laisse le sucre au fond.

Qu'est-ce qu'une solution saturée ?

C'est une solution qui ne peut plus dissoudre de soluté : tout ajout supplémentaire se dépose au fond sans se dissoudre, même si l'on agite longuement. Le liquide reste limpide au-dessus du dépôt, ce qui la distingue d'une simple suspension de grains non dissous, où le liquide est trouble.

Qu'est-ce que la solubilité d'un corps ?

C'est la masse maximale de ce corps que l'on peut dissoudre dans un volume donné de solvant, à une température donnée. On l'exprime en grammes pour 100 mL ou en grammes par litre. À 20 °C, la solubilité du sel dans l'eau vaut 36 g pour 100 mL, celle du sucre environ 200 g pour 100 mL.

Agiter permet-il de dissoudre plus de sel ?

Non. Agiter rend la dissolution plus rapide, mais ne change pas la quantité maximale que le solvant peut accepter. Broyer le soluté a le même effet : plus rapide, pas plus. Seul le chauffage fait les deux à la fois, en augmentant la solubilité de la plupart des solides. Pour dissoudre davantage, il faut donc chauffer ou ajouter du solvant.

Pourquoi une boisson gazeuse tiède mousse-t-elle davantage ?

Parce qu'un gaz se dissout moins bien dans l'eau chaude que dans l'eau froide, à l'inverse de la plupart des solides. Dans une bouteille tiède, une plus grande partie du gaz cherche à quitter la solution, et elle le fait brutalement dès que la pression chute à l'ouverture. C'est aussi pourquoi de petites bulles apparaissent en chauffant l'eau bien avant l'ébullition : c'est l'air dissous qui s'échappe.

La masse d'une solution est-elle la somme des deux masses ?

Oui, toujours : dissoudre 15 g de sucre dans 185 g d'eau donne exactement 200 g de solution, car aucune particule n'est créée ni détruite. Le volume, en revanche, ne s'ajoute pas exactement : les particules du soluté se logent en partie dans les espaces laissés entre celles du solvant, donc le volume final est un peu inférieur à la somme.

Comment calcule-t-on la concentration d'une solution ?

On divise la masse de soluté par le volume de solution : C = m / V, la masse en grammes et le volume en litres, pour une concentration en grammes par litre. Dissoudre 30 g de sel dans 500 mL de solution donne une concentration de 30 ÷ 0,5 = 60 g/L.

Que se passe-t-il quand on dilue une solution ?

On ajoute du solvant, donc le volume augmente alors que la masse de soluté reste inchangée : la concentration diminue. Une solution de 45 g de sel dans 300 mL est à 150 g/L ; complétée jusqu'à 900 mL, elle n'est plus qu'à 50 g/L. Trois fois plus de volume, trois fois moins de concentration, pour exactement la même masse de sel.

Quiz : 20 questions sur ce chapitre

20 questions tirées au hasard parmi les 40 de ce chapitre : le quiz est différent à chaque visite. Une seule réponse est correcte, et vous voyez immédiatement si la vôtre l'est.

Q1Le corps qui se dissout s'appelle :

Exercices corrigés

30 exercices classés du plus simple au plus difficile. Cherchez d'abord seul, puis révélez la correction rédigée étape par étape.

Exercice 1

Facile

On dissout du sucre dans un verre d'eau.

  1. Quel est le soluté ?
  2. Quel est le solvant ?
  3. Comment appelle-t-on le mélange obtenu ?

Correction

1. Le sucre.

2. L'eau.

3. Une solution, et plus précisément une solution aqueuse.

Exercice 2

Facile

Ce corps est-il soluble dans l'eau ?

  1. Le sel
  2. Le sable
  3. Le sucre
  4. La craie

Correction

1. Soluble.

2. Insoluble.

3. Soluble.

4. Insoluble.

Exercice 3

Facile

On dissout 20 g de sel dans 180 g d'eau.

  1. Quelle est la masse de la solution ?
  2. Justifier.

Correction

1. 20+180=200 g.

2. La masse d'une solution est la somme de la masse du soluté et de celle du solvant : aucune particule n'a été créée ni détruite.

Exercice 4

Facile

Indiquer si chaque affirmation est vraie ou fausse.

  1. Le sucre dissous a disparu.
  2. Une solution est un mélange homogène.
  3. Agiter permet de dissoudre plus de sel.
  4. Chauffer permet de dissoudre plus de sucre.

Correction

1. Faux. Il est invisible, mais il est là : la balance le prouve.

2. Vrai.

3. Faux. Agiter rend la dissolution plus rapide, sans changer la quantité maximale.

4. Vrai. La solubilité du sucre augmente fortement avec la température.

Exercice 5

Facile
  1. Qu'est-ce qu'une solution saturée ?
  2. Comment la reconnaît-on ?
  3. Que se passe-t-il si on continue d'ajouter du soluté ?

Correction

1. Une solution qui ne peut plus dissoudre de soluté.

2. À la présence d'un dépôt au fond qui ne disparaît pas malgré l'agitation.

3. Le dépôt grossit : rien de plus ne se dissout.

Exercice 6

Facile

S'agit-il d'une dissolution ou d'une fusion ?

  1. Un glaçon dans un verre d'eau
  2. Un morceau de sucre dans un thé
  3. Un carré de chocolat dans une casserole chauffée
  4. Du sel dans de l'eau froide

Correction

1. Une fusion : c'est un changement d'état.

2. Une dissolution.

3. Une fusion : le chocolat passe du solide au liquide.

4. Une dissolution.

Exercice 7

Facile

Une eau salée limpide est chauffée jusqu'à évaporation complète.

  1. Que reste-t-il au fond du récipient ?
  2. Que prouve cette expérience ?

Correction

1. Un dépôt blanc de sel.

2. Que le sel n'avait pas disparu : il était seulement dispersé et invisible.

Exercice 8

Facile

Calculer la concentration dans chaque cas.

  1. 20 g de sel dans 1 L de solution
  2. 30 g de sucre dans 2 L de solution
  3. 5 g de sel dans 0,5 L de solution

Correction

1. C=201=20 g/L.

2. C=302=15 g/L.

3. C=50,5=10 g/L.

Exercice 9

Facile

Citer trois gestes qui font se dissoudre un morceau de sucre plus vite.

Correction

1. Agiter avec une cuillère.

2. Broyer le morceau en poudre fine.

3. Chauffer l'eau.

Les deux premiers accélèrent seulement ; le troisième permet en plus d'en dissoudre davantage.

Exercice 10

Facile

Deux verres contiennent la même masse de sirop.

  1. Le premier contient 0,2 L de solution, le second 0,8 L. Lequel est le plus concentré ?
  2. Que se passe-t-il si on ajoute encore de l'eau au premier ?

Correction

1. Le premier : même masse dans un volume quatre fois plus petit.

2. Sa concentration diminue : c'est une dilution. La masse de sirop, elle, ne change pas.

Exercice 11

Moyen

Un bécher vide pèse 85 g. Rempli d'eau, il pèse 285 g. Après dissolution complète d'un peu de sucre, il pèse 310 g.

  1. Quelle masse d'eau contient-il ?
  2. Quelle masse de sucre a-t-on dissoute ?
  3. Quelle est la masse de la solution seule ?

Correction

1. 28585=200 g d'eau.

2. 310285=25 g de sucre.

3. 31085=225 g, ce qui est bien 200+25 : la conservation est vérifiée.

Exercice 12

Moyen

La solubilité du sel vaut 36 g pour 100 mL d'eau à 20 °C. On ajoute 60 g de sel dans 100 mL d'eau à cette température, et on agite longuement.

  1. Quelle masse de sel se dissout ?
  2. Quelle masse reste au fond ?
  3. Agiter deux fois plus longtemps changerait-il quelque chose ?

Correction

1. 36 g, la solubilité à cette température.

2. 6036=24 g de dépôt.

3. Non. L'agitation accélère la dissolution mais ne change pas la limite : la solution est saturée et le reste.

Exercice 13

Moyen

La solubilité du sucre vaut environ 200 g pour 100 mL à 20 °C, et environ 490 g pour 100 mL à 100 °C.

  1. Quelle masse de sucre peut-on dissoudre au maximum dans 100 mL d'eau bouillante ?
  2. On laisse ensuite refroidir cette solution à 20 °C. Que se passe-t-il ?
  3. Quelle masse de sucre se dépose ?

Correction

1. Environ 490 g.

2. La solubilité chute à 200 g : l'eau ne peut plus garder tout le sucre dissous, et l'excédent cristallise au fond.

3. 490200=290 g de sucre se déposent. C'est le principe de la fabrication du sucre candi.

Exercice 14

Moyen

Deux élèves dissolvent chacun 10 g de sel dans 100 mL d'eau à 20 °C. Le premier agite, le second attend sans agiter.

  1. Qui obtient une solution le plus vite ?
  2. Les deux solutions finales sont-elles différentes ?
  3. Que conclure sur le rôle de l'agitation ?

Correction

1. Celui qui agite.

2. Non, elles sont rigoureusement identiques : même masse de sel, même volume d'eau, donc même concentration.

3. L'agitation change la vitesse de la dissolution, jamais son résultat. C'est la même distinction qu'entre le chemin et la destination.

Exercice 15

Moyen

On verse 100 mL d'eau dans une éprouvette et on y dissout 20 g de sel. Le volume final mesuré est de 107 mL, alors que le sel occupait 9 cm3 à l'état solide.

  1. Quel volume aurait-on attendu si les volumes s'ajoutaient ?
  2. Quel écart observe-t-on ?
  3. Comment le modèle particulaire l'explique-t-il ?
  4. La masse est-elle, elle, additive ?

Correction

1. 100+9=109 mL.

2. 109107=2 mL de moins que prévu.

3. Les particules de soluté se logent en partie dans les espaces laissés entre celles du solvant, comme du sable versé sur des billes. L'empilement final est plus compact que la somme des deux.

4. Oui, toujours : la masse compte des particules, et leur nombre ne change pas. C'est la différence de fond entre les deux grandeurs.

Exercice 16

Moyen

Une bouteille de boisson gazeuse laissée au soleil mousse violemment à l'ouverture, alors qu'une bouteille sortie du réfrigérateur mousse à peine.

  1. Le gaz est-il dissous dans la boisson fermée ?
  2. Pourquoi la bouteille chaude mousse-t-elle plus ?
  3. En quoi les gaz se comportent-ils différemment des solides ?

Correction

1. Oui, entièrement : c'est pourquoi la boisson fermée est un mélange homogène, sans bulle visible.

2. Parce qu'un gaz se dissout moins bien dans l'eau chaude. Dans la bouteille chaude, une plus grande partie du gaz cherche à quitter la solution, et elle le fait brutalement dès que la pression chute à l'ouverture.

3. Pour la plupart des solides, chauffer augmente la solubilité ; pour les gaz, chauffer la diminue. Les deux règles vont en sens contraire, et c'est une des rares fois du programme où c'est le cas.

Exercice 17

Moyen

On dissout 45 g de sel dans de l'eau pour obtenir 300 mL de solution.

  1. Calculer la concentration en g/L.
  2. On ajoute de l'eau jusqu'à obtenir 900 mL. Quelle est la nouvelle concentration ?
  3. La masse de sel a-t-elle changé ?

Correction

1. 300 mL =0,3 L, donc C=450,3=150 g/L.

2. C=450,9=50 g/L.

3. Non, elle vaut toujours 45 g. Diluer ajoute du solvant, pas du soluté : seul le volume change, donc seule la concentration change.

Exercice 18

Moyen

Trois béchers contiennent chacun 100 mL d'eau à 20 °C.

  • A : 10 g de sel ajoutés, aucun dépôt.
  • B : 36 g de sel ajoutés, aucun dépôt.
  • C : 45 g de sel ajoutés, dépôt au fond.
  1. Lesquelles de ces solutions sont saturées ?
  2. Quelle est la solubilité du sel à cette température ?
  3. Que devient le dépôt de C si on ajoute 100 mL d'eau ?

Correction

1. B est exactement à la limite, donc saturée. C est saturée avec un dépôt. A ne l'est pas.

2. 36 g pour 100 mL, valeur au-delà de laquelle le dépôt apparaît.

3. Les 200 mL d'eau peuvent maintenant dissoudre 72 g de sel, alors que le bécher n'en contient que 45 : le dépôt disparaît entièrement et la solution cesse d'être saturée.

Exercice 19

Moyen

L'eau de mer contient environ 35 g de sels par litre.

  1. Quelle masse de sels contiennent 250 mL d'eau de mer ?
  2. Quelle masse resterait-il après évaporation complète de 2 L ?
  3. L'eau de mer est-elle saturée en sel ?

Correction

1. 35×0,25=8,75 g.

2. 35×2=70 g de sels.

3. Non, loin de là : la solubilité du sel est d'environ 360 g par litre, soit dix fois plus. C'est d'ailleurs pourquoi on peut faire des marais salants : il faut évaporer beaucoup d'eau avant que le sel ne commence à cristalliser.

Exercice 20

Moyen

On prépare une boisson en versant 50 mL de sirop dans un verre, puis en complétant avec de l'eau jusqu'à 250 mL.

  1. Quel est le soluté, quel est le solvant ?
  2. Quelle fraction du volume final le sirop représente-t-il ?
  3. Que faudrait-il faire pour obtenir une boisson deux fois moins concentrée ?

Correction

1. Le sirop est le soluté, l'eau le solvant, puisqu'elle est en plus grande quantité.

2. 50250=15, soit un cinquième.

3. Doubler le volume final à masse de sirop constante, c'est-à-dire compléter jusqu'à 500 mL. Ajouter du sirop ferait exactement l'inverse.

Exercice 21

Moyen

On verse une cuillerée de craie broyée dans un verre d'eau et on agite longuement. Le liquide devient trouble, puis un dépôt se forme au repos.

  1. La craie s'est-elle dissoute ?
  2. S'agit-il d'une solution saturée ?
  3. Comment récupérer la craie ?

Correction

1. Non. Un liquide trouble n'est pas homogène : les grains sont toujours là, simplement en suspension.

2. Non, et la distinction est importante. Une solution saturée est limpide au-dessus de son dépôt, parce qu'elle contient réellement du soluté dissous. Ici rien n'est dissous : c'est un simple mélange hétérogène.

3. Par décantation puis filtration, puisque la craie n'est pas dissoute. Cette méthode serait sans effet sur du sel dissous.

Exercice 22

Moyen

Un graphique donne la solubilité du sulfate de cuivre : 21 g pour 100 mL à 20 °C et 75 g pour 100 mL à 100 °C.

  1. Quelle masse maximale peut-on dissoudre dans 200 mL à 20 °C ?
  2. Et dans 200 mL à 100 °C ?
  3. On dissout 100 g dans 200 mL d'eau bouillante, puis on refroidit à 20 °C. Que se passe-t-il ?

Correction

1. 21×2=42 g.

2. 75×2=150 g.

3. Les 100 g tiennent à 100 °C, puisque la limite y est de 150 g. En refroidissant, la limite tombe à 42 g : il se dépose donc 10042=58 g de cristaux bleus au fond.

Exercice 23

Difficile

On veut déterminer expérimentalement la solubilité du sel dans l'eau à 20 °C, avec le matériel courant du laboratoire.

  1. Rédiger le protocole complet.
  2. Pourquoi faut-il travailler à température contrôlée ?
  3. Comment savoir que la saturation est atteinte, et non simplement qu'on n'a pas assez agité ?

Correction

1. Mesurer 100 mL d'eau à l'éprouvette et les verser dans un bécher, à 20 °C. Peser une masse connue de sel, par exemple 50 g. En ajouter de petites quantités successives en agitant à chaque fois, jusqu'à ce qu'un dépôt persiste. Peser le sel restant non utilisé, et filtrer puis sécher le dépôt pour le peser aussi. La masse dissoute est la masse ajoutée moins la masse du dépôt.

2. Parce que la solubilité dépend de la température. Une mesure faite à une température inconnue ne se compare à rien, et une eau qui se réchauffe pendant l'expérience dissoudrait davantage en fin de manipulation qu'au début.

3. En prolongeant l'agitation après l'apparition du dépôt, plusieurs minutes. Si le dépôt subsiste inchangé, la saturation est réelle. S'il finit par disparaître, c'est que l'agitation était insuffisante et qu'il faut poursuivre les ajouts.

Exercice 24

Difficile

Trois élèves affirment ceci.

  • Kenza : « Le sucre a fondu dans mon thé. »
  • Omar : « En agitant plus fort, je pourrai dissoudre tout le sel. »
  • Nada : « L'eau salée pèse moins que l'eau plus le sel, puisque le sel a disparu. »
  1. Corriger chacune de ces trois affirmations.
  2. Pour la troisième, décrire l'expérience qui tranche.

Correction

Kenza. Le sucre s'est dissous, il n'a pas fondu. La fusion est un changement d'état qui exige de chauffer le sucre lui-même jusqu'à sa température de fusion ; ici il s'est simplement dispersé dans le thé.

Omar. L'agitation accélère la dissolution mais ne change pas la solubilité. Au-delà de la limite, le sel restera au fond quelle que soit l'énergie dépensée. Pour en dissoudre davantage, il faut soit chauffer, soit ajouter de l'eau.

Nada. La masse se conserve : la solution pèse exactement la somme des deux masses. Rien n'a disparu, le sel est seulement invisible.

2. Peser un bécher contenant l'eau et, à côté sur le même plateau, le sel dans une coupelle. Noter la masse totale. Verser le sel dans l'eau, dissoudre, remettre la coupelle vide sur le plateau et peser à nouveau. Les deux valeurs sont identiques, ce qui règle la question.

Exercice 25

Difficile

On dissout 400 g de sucre dans 100 mL d'eau portée à 100 °C, puis on laisse la solution refroidir lentement jusqu'à 20 °C. Solubilité du sucre : 490 g pour 100 mL à 100 °C, 200 g pour 100 mL à 20 °C.

  1. Tout le sucre se dissout-il à 100 °C ?
  2. Quelle masse reste dissoute à 20 °C ?
  3. Quelle masse cristallise ?
  4. Pourquoi refroidit-on lentement plutôt que brutalement ?

Correction

1. Oui : 400<490, la limite n'est pas atteinte.

2. 200 g, la solubilité à 20 °C.

3. 400200=200 g de sucre cristallisent.

4. Parce qu'un refroidissement lent laisse le temps aux particules de se ranger : elles forment alors de gros cristaux réguliers, ce qui est précisément le sucre candi. Un refroidissement brutal donne une multitude de petits cristaux désordonnés, donc une poudre plutôt qu'un candi.

Exercice 26

Difficile

On mélange 300 mL d'une solution de sel à 40 g/L avec 200 mL d'une solution du même sel à 90 g/L. On admet que les volumes s'ajoutent.

  1. Calculer la masse de sel apportée par chaque solution.
  2. Calculer la masse totale de sel et le volume total.
  3. En déduire la concentration du mélange.
  4. Cette concentration est-elle la moyenne des deux ? Expliquer.

Correction

1. Première : 40×0,3=12 g. Seconde : 90×0,2=18 g.

2. Masse totale : 12+18=30 g. Volume total : 0,3+0,2=0,5 L.

3. C=300,5=60 g/L.

4. Non. La moyenne simple vaudrait 40+902=65 g/L. Le résultat est plus proche de 40 que de 90 parce que la solution la moins concentrée apporte un plus grand volume. Une concentration se calcule toujours en additionnant les masses et les volumes séparément, jamais en moyennant les concentrations.

Exercice 27

Difficile

Deux béchers présentent chacun un dépôt blanc au fond.

  • A : 100 mL d'eau, 50 g de sel ajoutés, liquide limpide au-dessus du dépôt.
  • B : 100 mL d'eau, 50 g de craie ajoutés, liquide trouble au-dessus du dépôt.
  1. Lequel des deux contient une solution ?
  2. Quelle masse de matière est réellement dissoute dans chacun ?
  3. Que donnerait une filtration suivie d'une évaporation, dans chaque cas ?

Correction

1. A seulement. Le liquide y est limpide et homogène : c'est une solution saturée. Dans B, rien n'est dissous, le trouble signale des grains en suspension.

2. Dans A, 36 g de sel sont dissous et 14 g reposent au fond. Dans B, zéro : la craie est insoluble, les 50 g sont tous restés solides.

3. Dans A, la filtration retient les 14 g de dépôt et laisse passer la solution ; l'évaporation du filtrat donne ensuite 36 g de sel. Dans B, la filtration retient la totalité des 50 g et l'évaporation du filtrat ne donne rien. C'est le test qui sépare une dissolution d'une simple suspension.

Exercice 28

Difficile

On chauffe doucement de l'eau du robinet dans une casserole. Bien avant l'ébullition, de petites bulles apparaissent sur les parois.

  1. Ces bulles sont-elles de la vapeur d'eau ?
  2. D'où viennent-elles ?
  3. Pourquoi apparaissent-elles au chauffage ?
  4. Une eau bouillie puis refroidie a-t-elle le même goût ? Pourquoi ?

Correction

1. Non. La vapeur d'eau n'apparaît en bulles qu'à l'ébullition, vers 100 °C.

2. De l'air dissous dans l'eau : le dioxygène et le diazote y sont présents en petite quantité, ce qui permet d'ailleurs aux poissons de respirer.

3. Parce qu'un gaz se dissout moins bien quand la température monte. Le chauffage fait donc sortir de la solution une partie de l'air dissous, qui se rassemble en bulles.

4. Non, elle paraît plus fade. Une partie des gaz dissous, qui contribuent au goût, a été chassée par le chauffage et n'est pas revenue au refroidissement, ou seulement très lentement.

Exercice 29

Difficile

On dispose de 90 g de sel et on veut tout dissoudre à 20 °C, sachant que la solubilité vaut 36 g pour 100 mL.

  1. Quel volume minimal d'eau faut-il ?
  2. Quelle sera alors la concentration de la solution obtenue ?
  3. Si on ne dispose que de 200 mL d'eau, quelle masse restera non dissoute ?
  4. Comment tout dissoudre malgré tout avec ces 200 mL ?

Correction

1. 100 mL dissolvent 36 g, donc il faut 9036×100=250 mL d'eau.

2. 250 mL =0,25 L, donc C=900,25=360 g/L. C'est la concentration d'une solution saturée de sel, quel que soit le volume.

3. 200 mL dissolvent 36×2=72 g, donc il resterait 9072=18 g au fond.

4. En chauffant. À 100 °C, la solubilité passe à 39 g pour 100 mL, donc 78 g pour 200 mL : cela ne suffit toujours pas, il resterait 12 g. Le sel est justement le cas où le chauffage aide très peu. Avec du sucre, en revanche, la même manœuvre serait décisive.

Exercice 30

Difficile

On verse 80 g de sulfate de cuivre dans 100 mL d'eau à 20 °C, où sa solubilité vaut 21 g pour 100 mL. On chauffe ensuite jusqu'à 100 °C, où elle vaut 75 g pour 100 mL, puis on laisse refroidir à 20 °C.

  1. Décrire l'aspect du bécher à 20 °C avant chauffage.
  2. Décrire son aspect à 100 °C.
  3. Décrire son aspect après retour à 20 °C.
  4. La masse totale a-t-elle varié au cours de l'expérience ?
  5. Comment récupérer tout le sulfate de cuivre à la fin ?

Correction

1. 21 g se dissolvent et donnent une solution bleue limpide ; 8021=59 g reposent au fond. L'ensemble est hétérogène, avec une solution saturée au-dessus du dépôt.

2. La limite passe à 75 g : 75 g sont dissous et il reste 8075=5 g au fond. La solution est plus foncée et le dépôt a fortement diminué, sans disparaître.

3. La limite retombe à 21 g : 54 g recristallisent et s'ajoutent aux 5 g restés au fond, soit à nouveau 59 g de dépôt. On retrouve exactement la situation de départ.

4. Non, à aucun moment, en récipient fermé. Les 80 g de sulfate et les 100 g d'eau sont toujours présents, seule leur répartition entre dissous et déposé a changé.

5. En évaporant toute l'eau. Le sulfate de cuivre, non volatil, reste intégralement au fond : on récupère les 80 g de départ. C'est exactement la méthode qu'étudie le chapitre suivant, consacré à la séparation des constituants d'un mélange.