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La dissolution dans l'eau

Dissoudre un corps, c'est le disperser dans un liquide au point qu'il n'y soit plus visible. Le corps dissous est le soluté, le liquide le solvant et le mélange homogène obtenu la solution. Le soluté n'a pas disparu : la masse de la solution est la somme des deux masses, et au-delà d'une certaine quantité, la solution est saturée.

Conforme au programme officiel du Ministère de l'Éducation Nationale (2025-2026) · Mis à jour le

Trois étapes montrent du sel ajouté à l’eau, dispersé par agitation puis une solution limpide, avec un agrandissement des particules réparties.
Pendant la dissolution, le soluté ne disparaît pas : ses particules se répartissent dans le solvant et la masse totale se conserve.

À la fin de ce chapitre, vous saurez

  • Définir soluté, solvant et solution, et les reconnaître dans un exemple
  • Distinguer un corps soluble d'un corps insoluble dans l'eau
  • Utiliser la conservation de la masse lors d'une dissolution
  • Reconnaître une solution saturée et définir la solubilité
  • Citer les facteurs qui accélèrent une dissolution et celui qui augmente la solubilité
  • Distinguer la dissolution de la fusion
  • Calculer une concentration en masse par litre et prévoir l'effet d'une dilution

PrérequisLes mélanges homogènes et hétérogènes · La conservation de la masse et la fonction tare · Le modèle particulaire de la matière

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Soluté, solvant, solution

Versons une cuillerée de sel dans un verre d'eau et agitons : les grains disparaissent, le liquide reste limpide, et pourtant l'eau est devenue salée. Trois mots suffisent à décrire ce qui vient de se passer.

Définition

Soluté, solvant et solution : Le soluté est le corps qui se dissout. Le solvant est le liquide qui le dissout, et il est toujours en plus grande quantité. Le mélange homogène obtenu s'appelle la solution. Lorsque le solvant est l'eau, la solution est dite aqueuse.

Le vocabulaire de la dissolution : Le soluté est le corps qui se dissout, le solvant le liquide qui le dissout, et la solution le mélange homogène obtenu : de l'eau salée est une solution aqueuse de sel.
Le soluté est le corps qui se dissout, le solvant le liquide qui le dissout, et la solution le mélange homogène obtenu : de l'eau salée est une solution aqueuse de sel.

Définition

Corps soluble et corps insoluble : Un corps est soluble dans un solvant s'il s'y dissout, insoluble s'il n'y disparaît pas. Le sel et le sucre sont solubles dans l'eau ; le sable, la craie et l'huile ne le sont pas.

CorpsDans l'eauMélange obtenu
Sel de cuisinesolublesolution homogène
Sucresolublesolution homogène
Sulfate de cuivresolublesolution bleue homogène
Sableinsolublemélange hétérogène
Craieinsolublemélange hétérogène trouble
Huileinsoluble et non miscibledeux couches séparées
Farineinsolublemélange hétérogène trouble
La solubilité dépend du couple soluté et solvant : le sel est insoluble dans l'huile, et certains corps insolubles dans l'eau se dissolvent très bien dans l'alcool.

Attention

Se dissoudre n'est pas fondre. La fusion est un changement d'état : un corps pur chauffé passe du solide au liquide, et il reste seul. La dissolution est un mélange : le soluté se disperse dans un solvant, sans être chauffé, et deux corps sont présents à la fin. Un glaçon qui fond ne se dissout pas ; un sucre dans l'eau froide ne fond pas.

Le soluté n'a pas disparu

Le sel n'est plus visible, mais l'eau est salée : quelque chose est resté. Le modèle particulaire l'explique, et la balance le prouve.

La dissolution vue par le modèle particulaire : Dissoudre un solide, c'est séparer ses particules les unes des autres et les disperser entre celles du solvant : elles deviennent invisibles sans jamais disparaître.
Dissoudre un solide, c'est séparer ses particules les unes des autres et les disperser entre celles du solvant : elles deviennent invisibles sans jamais disparaître.

Propriété

Conservation de la masse

La masse d'une solution est égale à la somme de la masse du soluté et de celle du solvant. Aucune particule n'a été créée ni détruite : elles ont seulement été réparties autrement.

Dissoudre g de sucre dans g d'eau donne exactement g d'eau sucrée.

Attention

Le volume, lui, ne s'ajoute pas exactement. Verser mL d'eau et y dissoudre du sel ne donne pas mL plus le volume du sel : les particules du soluté se logent en partie dans les espaces laissés entre celles du solvant. La masse est toujours additive, le volume ne l'est pas.

Retrouver une masse manquante

Un bécher vide pèse g. Rempli d'eau, il pèse g. Après dissolution complète d'une quantité de sel, il pèse g. Quelles sont les masses d'eau et de sel ?

  1. Masse d'eau : g.
  2. Masse de sel : g, par conservation de la masse.
  3. Vérification : la solution seule pèse g, et g. Les deux calculs concordent.

Méthode

Montrer que le soluté est toujours présent

  1. Goûter, quand le produit est alimentaire : une eau salée a un goût salé, donc le sel est là.
  2. Peser : la masse de la solution vaut la somme des deux masses, ce qui est impossible si quelque chose avait disparu.
  3. Évaporer toute l'eau : le soluté se dépose au fond du récipient, et on le retrouve intégralement.
  4. Conclure : la dissolution rend le soluté invisible, elle ne le fait pas disparaître.

La solution saturée

Ajoutons du sel cuillerée après cuillerée dans le même verre d'eau, en agitant à chaque fois. Les premières cuillerées disparaissent, puis vient un moment où le sel ne se dissout plus : il s'accumule au fond, quelle que soit la durée de l'agitation.

Définition

Solution saturée : Une solution est saturée lorsqu'elle ne peut plus dissoudre de soluté : tout ajout supplémentaire se dépose au fond sans se dissoudre. La solution saturée est un mélange homogène au-dessus du dépôt, et l'ensemble avec le dépôt est hétérogène.

Définition

Solubilité : La solubilité d'un corps dans un solvant est la masse maximale de ce corps que l'on peut dissoudre dans un volume donné de solvant, à une température donnée. On l'exprime souvent en grammes pour mL, ou en grammes par litre.

Une solution saturée : Une solution est saturée lorsqu'un dépôt subsiste au fond malgré l'agitation : la masse dissoute a atteint la limite que le solvant peut accepter, et c'est cette limite qu'on appelle la solubilité.
Une solution est saturée lorsqu'un dépôt subsiste au fond malgré l'agitation : la masse dissoute a atteint la limite que le solvant peut accepter, et c'est cette limite qu'on appelle la solubilité.
SolutéSolubilité à °CSolubilité à °C
Sel de cuisine g pour mL g pour mL
Sucreenviron g pour mLenviron g pour mL
Sulfate de cuivre g pour mL g pour mL
Le sel fait figure d'exception : sa solubilité varie très peu avec la température, alors que celle du sucre est multipliée par près de deux et demi.

Ce qui change une dissolution

Trois gestes rendent une dissolution plus rapide, mais un seul change la quantité que l'on peut dissoudre. La distinction est le point le plus souvent manqué du chapitre.

  • Agiter : la dissolution est plus rapide, la solubilité est inchangée.
  • Broyer le soluté en poudre fine : plus rapide, solubilité inchangée. Le contact avec le solvant est simplement plus étendu.
  • Chauffer : plus rapide et, pour la plupart des solides, solubilité augmentée.
Trois gestes, deux effets : Agiter et broyer accélèrent la dissolution sans changer la solubilité à température donnée. L’effet du chauffage sur la solubilité dépend du soluté.
Agiter et broyer accélèrent la dissolution sans changer la solubilité à température donnée. L’effet du chauffage sur la solubilité dépend du soluté.
La solubilité en fonction de la température : Quand la température augmente, la solubilité du sucre augmente beaucoup plus que celle du sel : le chauffage n’a pas le même effet sur tous les solides.
Quand la température augmente, la solubilité du sucre augmente beaucoup plus que celle du sel : le chauffage n’a pas le même effet sur tous les solides.

Attention

Pour les gaz, c'est l'inverse : un gaz se dissout moins bien dans l'eau chaude que dans l'eau froide. C'est pourquoi une boisson gazeuse tiède mousse davantage à l'ouverture, et pourquoi une eau chauffée laisse échapper de petites bulles bien avant de bouillir.

Prévoir une saturation

La solubilité du sel vaut g pour mL d'eau à °C. Que se passe-t-il si on ajoute g de sel dans mL d'eau à cette température ?

  1. La masse maximale dissoute est de g.
  2. Il reste donc g de sel non dissous au fond du bécher.
  3. La solution obtenue est saturée, et l'agitation ne changera rien : la limite est celle du solvant, pas celle du geste.

Solution diluée, solution concentrée

Définition

Concentration en masse : La concentration en masse d'une solution est la masse de soluté dissoute dans un litre de solution. Elle s'exprime en grammes par litre, notés g/L.

est la masse de soluté en grammes, le volume de solution en litres, et la concentration en g/L.

Une solution est dite concentrée quand cette valeur est grande, diluée quand elle est petite. Diluer, c'est ajouter du solvant : la masse de soluté ne change pas, le volume augmente, donc la concentration diminue.

Diluer une solution : Diluer une solution, c'est y ajouter du solvant : la masse de soluté ne change pas, le volume augmente, donc la concentration diminue.
Diluer une solution, c'est y ajouter du solvant : la masse de soluté ne change pas, le volume augmente, donc la concentration diminue.

Calculer une concentration

On dissout g de sel dans de l'eau pour obtenir mL de solution. Quelle est sa concentration ? Que devient-elle si on ajoute de l'eau jusqu'à L ?

  1. On convertit le volume : mL L.
  2. g/L.
  3. Après dilution, la masse de sel est toujours g, mais le volume vaut L : g/L.
  4. La concentration a été divisée par trois, exactement comme le volume a été multiplié par trois.

Remarque

Une eau de mer contient environ g de sels par litre, une eau minérale quelques centaines de milligrammes seulement. Les deux sont des solutions aqueuses homogènes : ce qui les sépare n'est pas leur nature mais leur concentration.

Questions fréquentes

Que signifient soluté, solvant et solution ?

Le soluté est le corps qui se dissout, le solvant est le liquide qui le dissout et qui se trouve en plus grande quantité, et la solution est le mélange homogène obtenu. Quand le solvant est l'eau, on parle de solution aqueuse : l'eau salée est une solution aqueuse de sel, dont le soluté est le sel et le solvant l'eau.

Quelle est la différence entre dissoudre et fondre ?

La fusion est un changement d'état : un corps pur chauffé passe du solide au liquide et reste seul, comme un glaçon qui devient de l'eau. La dissolution est un mélange : le soluté se disperse dans un solvant, sans être chauffé, et deux corps sont présents à la fin. Un sucre dans un thé se dissout, il ne fond pas.

Le sucre dissous a-t-il disparu ?

Non, il est seulement devenu invisible. Ses particules se sont dispersées entre celles de l'eau, où elles sont trop petites pour être vues. Trois preuves le confirment : le goût sucré, la masse de la solution égale à la somme des deux masses, et l'évaporation de l'eau qui laisse le sucre au fond.

Qu'est-ce qu'une solution saturée ?

C'est une solution qui ne peut plus dissoudre de soluté : tout ajout supplémentaire se dépose au fond sans se dissoudre, même si l'on agite longuement. Le liquide reste limpide au-dessus du dépôt, ce qui la distingue d'une simple suspension de grains non dissous, où le liquide est trouble.

Qu'est-ce que la solubilité d'un corps ?

C'est la masse maximale de ce corps que l'on peut dissoudre dans un volume donné de solvant, à une température donnée. On l'exprime en grammes pour 100 mL ou en grammes par litre. À 20 °C, la solubilité du sel dans l'eau vaut 36 g pour 100 mL, celle du sucre environ 200 g pour 100 mL.

Agiter permet-il de dissoudre plus de sel ?

Non. Agiter rend la dissolution plus rapide, mais ne change pas la quantité maximale que le solvant peut accepter. Broyer le soluté a le même effet : plus rapide, pas plus. Seul le chauffage fait les deux à la fois, en augmentant la solubilité de la plupart des solides. Pour dissoudre davantage, il faut donc chauffer ou ajouter du solvant.

Pourquoi une boisson gazeuse tiède mousse-t-elle davantage ?

Parce qu'un gaz se dissout moins bien dans l'eau chaude que dans l'eau froide, à l'inverse de la plupart des solides. Dans une bouteille tiède, davantage de gaz cherche à quitter la solution, et il s'échappe brutalement dès que la pression chute à l'ouverture. C'est l'air dissous qui forme les petites bulles de l'eau chauffée avant l'ébullition.

La masse d'une solution est-elle la somme des deux masses ?

Oui, toujours : dissoudre 15 g de sucre dans 185 g d'eau donne exactement 200 g de solution, car aucune particule n'est créée ni détruite. Le volume, en revanche, ne s'ajoute pas exactement : les particules du soluté se logent en partie dans les espaces laissés entre celles du solvant, donc le volume final est un peu inférieur à la somme.

Comment calcule-t-on la concentration d'une solution ?

On divise la masse de soluté par le volume de solution : C = m / V, la masse en grammes et le volume en litres, pour une concentration en grammes par litre. Dissoudre 30 g de sel dans 500 mL de solution donne une concentration de 30 ÷ 0,5 = 60 g/L.

Que se passe-t-il quand on dilue une solution ?

On ajoute du solvant, donc le volume augmente alors que la masse de soluté reste inchangée : la concentration diminue. Une solution de 45 g de sel dans 300 mL est à 150 g/L ; complétée jusqu'à 900 mL, elle n'est plus qu'à 50 g/L. Trois fois plus de volume, trois fois moins de concentration, pour exactement la même masse de sel.

Quiz : 20 questions sur ce chapitre

20 questions tirées au hasard parmi les 40 de ce chapitre : le quiz est différent à chaque visite. Une seule réponse est correcte, et vous voyez immédiatement si la vôtre l'est.

Q1Le corps qui se dissout s'appelle :

Bonne réponse : le soluté

Le solvant est le liquide qui le dissout.

Q2Le liquide qui dissout s'appelle :

Bonne réponse : le solvant

Il est toujours en plus grande quantité.

Q3Le mélange obtenu s'appelle :

Bonne réponse : la solution

C'est un mélange homogène.

Q4Une solution dont le solvant est l'eau est dite :

Bonne réponse : aqueuse

C'est le cas le plus courant au collège.

Q5Quel corps est insoluble dans l'eau ?

Bonne réponse : le sable

Il forme un mélange hétérogène.

Q6Dissoudre g de sel dans g d'eau donne :

Bonne réponse : g

La masse d'une solution est la somme des deux masses.

Q7Se dissoudre et fondre, c'est :

Bonne réponse : deux phénomènes différents

La fusion est un changement d'état, la dissolution un mélange.

Q8Le sucre dissous dans l'eau :

Bonne réponse : est invisible mais présent

Le goût, la balance et l'évaporation le prouvent.

Q9Une solution saturée est une solution :

Bonne réponse : qui ne peut plus dissoudre de soluté

Tout ajout supplémentaire se dépose au fond.

Q10La solubilité est :

Bonne réponse : la masse maximale dissoute dans un volume donné

Elle dépend du couple soluté et solvant, et de la température.

Q11Agiter une solution :

Bonne réponse : accélère la dissolution

La limite, elle, ne bouge pas.

Q12Broyer le soluté :

Bonne réponse : accélère la dissolution

Le contact avec le solvant est simplement plus étendu.

Q13Chauffer l'eau :

Bonne réponse : accélère et augmente la solubilité de la plupart des solides

C'est le seul des trois gestes à agir sur les deux tableaux.

Q14Un gaz se dissout dans l'eau :

Bonne réponse : mieux à froid

C'est l'inverse de la plupart des solides.

Q15Pourquoi une boisson gazeuse tiède mousse-t-elle plus ?

Bonne réponse : le gaz s'y dissout moins bien

Le gaz cherche à quitter la solution dès l'ouverture.

Q16La solubilité du sel dans l'eau à °C vaut environ :

Bonne réponse : g pour mL

Soit environ g par litre.

Q17La solubilité du sel varie-t-elle beaucoup avec la température ?

Bonne réponse : non, très peu

Elle passe seulement de à g pour mL entre et °C.

Q18La solubilité du sucre entre et °C :

Bonne réponse : augmente fortement

Elle passe d'environ à environ g pour mL.

Q19La concentration en masse s'exprime en :

Bonne réponse : g/L

C'est la masse de soluté par litre de solution.

Q20 g de sel dans L de solution donnent :

Bonne réponse : g/L

.

Q21Diluer une solution, c'est :

Bonne réponse : ajouter du solvant

La masse de soluté ne change pas, le volume augmente.

Q22Après dilution, la concentration :

Bonne réponse : diminue

Même masse dans un plus grand volume.

Q23Après dilution, la masse de soluté :

Bonne réponse : ne change pas

On n'a ajouté que du solvant.

Q24Le volume d'une solution est-il la somme des deux volumes ?

Bonne réponse : non, pas exactement

Les particules du soluté se logent entre celles du solvant.

Q25La masse d'une solution est-elle la somme des deux masses ?

Bonne réponse : oui, toujours

La masse est toujours additive : le nombre de particules ne change pas.

Q26Comment prouver qu'une eau limpide contient du sel ?

Bonne réponse : en l'évaporant

Le sel se dépose au fond quand toute l'eau est partie.

Q27Peut-on séparer un soluté dissous par filtration ?

Bonne réponse : non

Le filtre ne retient que ce qui n'est pas dissous.

Q28Un liquide trouble au-dessus d'un dépôt indique :

Bonne réponse : une suspension de grains non dissous

Une solution saturée est limpide au-dessus de son dépôt.

Q29Ajouter de l'eau à une solution saturée avec dépôt :

Bonne réponse : fait disparaître une partie du dépôt

Plus de solvant permet de dissoudre plus de soluté.

Q30Refroidir une solution saturée à chaud :

Bonne réponse : fait cristalliser l'excédent

C'est le principe de la fabrication du sucre candi.

Q31L'eau de mer contient environ :

Bonne réponse : g de sels par litre

Soit dix fois moins qu'une solution saturée.

Q32L'eau de mer est-elle saturée en sel ?

Bonne réponse : non, loin de là

C'est ce qui rend possibles les marais salants.

Q33Les petites bulles qui apparaissent en chauffant l'eau bien avant l'ébullition sont :

Bonne réponse : de l'air dissous qui s'échappe

Un gaz se dissout moins bien quand la température monte.

Q34Une eau bouillie puis refroidie paraît plus fade parce que :

Bonne réponse : elle a perdu des gaz dissous

Les gaz dissous contribuent au goût.

Q35Le sel est-il soluble dans l'huile ?

Bonne réponse : non

La solubilité dépend du couple soluté et solvant.

Q36Dans mL d'eau à °C, on peut dissoudre au maximum :

Bonne réponse : g de sel

La solubilité est proportionnelle au volume de solvant.

Q37Mélanger deux solutions de concentrations différentes donne :

Bonne réponse : la masse totale divisée par le volume total

On additionne les masses et les volumes séparément.

Q38Dans une solution de sirop à l'eau, le solvant est :

Bonne réponse : l'eau

Le solvant est celui qui est en plus grande quantité.

Q39Une solution saturée est un mélange :

Bonne réponse : homogène au-dessus du dépôt

Le liquide est limpide, mais l'ensemble avec le dépôt est hétérogène.

Q40Que faut-il pour dissoudre plus de sel qu'à la saturation ?

Bonne réponse : ajouter de l'eau

Chauffer aiderait peu : la solubilité du sel varie très peu.

Exercices corrigés

30 exercices classés du plus simple au plus difficile. Cherchez d'abord seul, puis révélez la correction rédigée étape par étape.

Exercice 1

Facile

On dissout du sucre dans un verre d'eau.

  1. Quel est le soluté ?
  2. Quel est le solvant ?
  3. Comment appelle-t-on le mélange obtenu ?

Correction

1. Le sucre.

2. L'eau.

3. Une solution, et plus précisément une solution aqueuse.

Exercice 2

Facile

Ce corps est-il soluble dans l'eau ?

  1. Le sel
  2. Le sable
  3. Le sucre
  4. La craie

Correction

1. Soluble.

2. Insoluble.

3. Soluble.

4. Insoluble.

Exercice 3

Facile

On dissout g de sel dans g d'eau.

  1. Quelle est la masse de la solution ?
  2. Justifier.

Correction

1. g.

2. La masse d'une solution est la somme de la masse du soluté et de celle du solvant : aucune particule n'a été créée ni détruite.

Exercice 4

Facile

Indiquer si chaque affirmation est vraie ou fausse.

  1. Le sucre dissous a disparu.
  2. Une solution est un mélange homogène.
  3. Agiter permet de dissoudre plus de sel.
  4. Chauffer permet de dissoudre plus de sucre.

Correction

1. Faux. Il est invisible, mais il est là : la balance le prouve.

2. Vrai.

3. Faux. Agiter rend la dissolution plus rapide, sans changer la quantité maximale.

4. Vrai. La solubilité du sucre augmente fortement avec la température.

Exercice 5

Facile
  1. Qu'est-ce qu'une solution saturée ?
  2. Comment la reconnaît-on ?
  3. Que se passe-t-il si on continue d'ajouter du soluté ?

Correction

1. Une solution qui ne peut plus dissoudre de soluté.

2. À la présence d'un dépôt au fond qui ne disparaît pas malgré l'agitation.

3. Le dépôt grossit : rien de plus ne se dissout.

Exercice 6

Facile

S'agit-il d'une dissolution ou d'une fusion ?

  1. Un glaçon dans un verre d'eau
  2. Un morceau de sucre dans un thé
  3. Un carré de chocolat dans une casserole chauffée
  4. Du sel dans de l'eau froide

Correction

1. Une fusion : c'est un changement d'état.

2. Une dissolution.

3. Une fusion : le chocolat passe du solide au liquide.

4. Une dissolution.

Exercice 7

Facile

Une eau salée limpide est chauffée jusqu'à évaporation complète.

  1. Que reste-t-il au fond du récipient ?
  2. Que prouve cette expérience ?

Correction

1. Un dépôt blanc de sel.

2. Que le sel n'avait pas disparu : il était seulement dispersé et invisible.

Exercice 8

Facile

Calculer la concentration dans chaque cas.

  1. g de sel dans L de solution
  2. g de sucre dans L de solution
  3. g de sel dans L de solution

Correction

1. g/L.

2. g/L.

3. g/L.

Exercice 9

Facile

Citer trois gestes qui font se dissoudre un morceau de sucre plus vite.

Correction

1. Agiter avec une cuillère.

2. Broyer le morceau en poudre fine.

3. Chauffer l'eau.

Les deux premiers accélèrent seulement ; le troisième permet en plus d'en dissoudre davantage.

Exercice 10

Facile

Deux verres contiennent la même masse de sirop.

  1. Le premier contient L de solution, le second L. Lequel est le plus concentré ?
  2. Que se passe-t-il si on ajoute encore de l'eau au premier ?

Correction

1. Le premier : même masse dans un volume quatre fois plus petit.

2. Sa concentration diminue : c'est une dilution. La masse de sirop, elle, ne change pas.

Exercice 11

Moyen

Un bécher vide pèse g. Rempli d'eau, il pèse g. Après dissolution complète d'un peu de sucre, il pèse g.

  1. Quelle masse d'eau contient-il ?
  2. Quelle masse de sucre a-t-on dissoute ?
  3. Quelle est la masse de la solution seule ?

Correction

1. g d'eau.

2. g de sucre.

3. g, ce qui est bien  : la conservation est vérifiée.

Exercice 12

Moyen

La solubilité du sel vaut g pour mL d'eau à °C. On ajoute g de sel dans mL d'eau à cette température, et on agite longuement.

  1. Quelle masse de sel se dissout ?
  2. Quelle masse reste au fond ?
  3. Agiter deux fois plus longtemps changerait-il quelque chose ?

Correction

1. g, la solubilité à cette température.

2. g de dépôt.

3. Non. L'agitation accélère la dissolution mais ne change pas la limite : la solution est saturée et le reste.

Exercice 13

Moyen

La solubilité du sucre vaut environ g pour mL à °C, et environ g pour mL à °C.

  1. Quelle masse de sucre peut-on dissoudre au maximum dans mL d'eau bouillante ?
  2. On laisse ensuite refroidir cette solution à °C. Que se passe-t-il ?
  3. Quelle masse de sucre se dépose ?

Correction

1. Environ g.

2. La solubilité chute à g : l'eau ne peut plus garder tout le sucre dissous, et l'excédent cristallise au fond.

3. g de sucre se déposent. C'est le principe de la fabrication du sucre candi.

Exercice 14

Moyen

Deux élèves dissolvent chacun g de sel dans mL d'eau à °C. Le premier agite, le second attend sans agiter.

  1. Qui obtient une solution le plus vite ?
  2. Les deux solutions finales sont-elles différentes ?
  3. Que conclure sur le rôle de l'agitation ?

Correction

1. Celui qui agite.

2. Non, elles sont rigoureusement identiques : même masse de sel, même volume d'eau, donc même concentration.

3. L'agitation change la vitesse de la dissolution, jamais son résultat. C'est la même distinction qu'entre le chemin et la destination.

Exercice 15

Moyen

On verse mL d'eau dans une éprouvette et on y dissout g de sel. Le volume final mesuré est de mL, alors que le sel occupait cm à l'état solide.

  1. Quel volume aurait-on attendu si les volumes s'ajoutaient ?
  2. Quel écart observe-t-on ?
  3. Comment le modèle particulaire l'explique-t-il ?
  4. La masse est-elle, elle, additive ?

Correction

1. mL.

2. mL de moins que prévu.

3. Les particules de soluté se logent en partie dans les espaces laissés entre celles du solvant, comme du sable versé sur des billes. L'empilement final est plus compact que la somme des deux.

4. Oui, toujours : la masse compte des particules, et leur nombre ne change pas. C'est la différence de fond entre les deux grandeurs.

Exercice 16

Moyen

Une bouteille de boisson gazeuse laissée au soleil mousse violemment à l'ouverture, alors qu'une bouteille sortie du réfrigérateur mousse à peine.

  1. Le gaz est-il dissous dans la boisson fermée ?
  2. Pourquoi la bouteille chaude mousse-t-elle plus ?
  3. En quoi les gaz se comportent-ils différemment des solides ?

Correction

1. Oui, entièrement : c'est pourquoi la boisson fermée est un mélange homogène, sans bulle visible.

2. Parce qu'un gaz se dissout moins bien dans l'eau chaude. Dans la bouteille chaude, une plus grande partie du gaz cherche à quitter la solution, et elle le fait brutalement dès que la pression chute à l'ouverture.

3. Pour la plupart des solides, chauffer augmente la solubilité ; pour les gaz, chauffer la diminue. Les deux règles vont en sens contraire, et c'est une des rares fois du programme où c'est le cas.

Exercice 17

Moyen

On dissout g de sel dans de l'eau pour obtenir mL de solution.

  1. Calculer la concentration en g/L.
  2. On ajoute de l'eau jusqu'à obtenir mL. Quelle est la nouvelle concentration ?
  3. La masse de sel a-t-elle changé ?

Correction

1. mL L, donc g/L.

2. g/L.

3. Non, elle vaut toujours g. Diluer ajoute du solvant, pas du soluté : seul le volume change, donc seule la concentration change.

Exercice 18

Moyen

Trois béchers contiennent chacun mL d'eau à °C.

  • A : g de sel ajoutés, aucun dépôt.
  • B : g de sel ajoutés, aucun dépôt.
  • C : g de sel ajoutés, dépôt au fond.
  1. Lesquelles de ces solutions sont saturées ?
  2. Quelle est la solubilité du sel à cette température ?
  3. Que devient le dépôt de C si on ajoute mL d'eau ?

Correction

1. B est exactement à la limite, donc saturée. C est saturée avec un dépôt. A ne l'est pas.

2. g pour mL, valeur au-delà de laquelle le dépôt apparaît.

3. Les mL d'eau peuvent maintenant dissoudre g de sel, alors que le bécher n'en contient que  : le dépôt disparaît entièrement et la solution cesse d'être saturée.

Exercice 19

Moyen

L'eau de mer contient environ g de sels par litre.

  1. Quelle masse de sels contiennent mL d'eau de mer ?
  2. Quelle masse resterait-il après évaporation complète de L ?
  3. L'eau de mer est-elle saturée en sel ?

Correction

1. g.

2. g de sels.

3. Non, loin de là : la solubilité du sel est d'environ g par litre, soit dix fois plus. C'est d'ailleurs pourquoi on peut faire des marais salants : il faut évaporer beaucoup d'eau avant que le sel ne commence à cristalliser.

Exercice 20

Moyen

On prépare une boisson en versant mL de sirop dans un verre, puis en complétant avec de l'eau jusqu'à mL.

  1. Quel est le soluté, quel est le solvant ?
  2. Quelle fraction du volume final le sirop représente-t-il ?
  3. Que faudrait-il faire pour obtenir une boisson deux fois moins concentrée ?

Correction

1. Le sirop est le soluté, l'eau le solvant, puisqu'elle est en plus grande quantité.

2. , soit un cinquième.

3. Doubler le volume final à masse de sirop constante, c'est-à-dire compléter jusqu'à mL. Ajouter du sirop ferait exactement l'inverse.

Exercice 21

Moyen

On verse une cuillerée de craie broyée dans un verre d'eau et on agite longuement. Le liquide devient trouble, puis un dépôt se forme au repos.

  1. La craie s'est-elle dissoute ?
  2. S'agit-il d'une solution saturée ?
  3. Comment récupérer la craie ?

Correction

1. Non. Un liquide trouble n'est pas homogène : les grains sont toujours là, simplement en suspension.

2. Non, et la distinction est importante. Une solution saturée est limpide au-dessus de son dépôt, parce qu'elle contient réellement du soluté dissous. Ici rien n'est dissous : c'est un simple mélange hétérogène.

3. Par décantation puis filtration, puisque la craie n'est pas dissoute. Cette méthode serait sans effet sur du sel dissous.

Exercice 22

Moyen

Un graphique donne la solubilité du sulfate de cuivre : g pour mL à °C et g pour mL à °C.

  1. Quelle masse maximale peut-on dissoudre dans mL à °C ?
  2. Et dans mL à °C ?
  3. On dissout g dans mL d'eau bouillante, puis on refroidit à °C. Que se passe-t-il ?

Correction

1. g.

2. g.

3. Les g tiennent à °C, puisque la limite y est de g. En refroidissant, la limite tombe à g : il se dépose donc g de cristaux bleus au fond.

Exercice 23

Difficile

On veut déterminer expérimentalement la solubilité du sel dans l'eau à °C, avec le matériel courant du laboratoire.

  1. Rédiger le protocole complet.
  2. Pourquoi faut-il travailler à température contrôlée ?
  3. Comment savoir que la saturation est atteinte, et non simplement qu'on n'a pas assez agité ?

Correction

1. Mesurer mL d'eau à l'éprouvette et les verser dans un bécher, à °C. Peser une masse connue de sel, par exemple g. En ajouter de petites quantités successives en agitant à chaque fois, jusqu'à ce qu'un dépôt persiste. Peser le sel restant non utilisé, et filtrer puis sécher le dépôt pour le peser aussi. La masse dissoute est la masse ajoutée moins la masse du dépôt.

2. Parce que la solubilité dépend de la température. Une mesure faite à une température inconnue ne se compare à rien, et une eau qui se réchauffe pendant l'expérience dissoudrait davantage en fin de manipulation qu'au début.

3. En prolongeant l'agitation après l'apparition du dépôt, plusieurs minutes. Si le dépôt subsiste inchangé, la saturation est réelle. S'il finit par disparaître, c'est que l'agitation était insuffisante et qu'il faut poursuivre les ajouts.

Exercice 24

Difficile

Trois élèves affirment ceci.

  • Kenza : « Le sucre a fondu dans mon thé. »
  • Omar : « En agitant plus fort, je pourrai dissoudre tout le sel. »
  • Nada : « L'eau salée pèse moins que l'eau plus le sel, puisque le sel a disparu. »
  1. Corriger chacune de ces trois affirmations.
  2. Pour la troisième, décrire l'expérience qui tranche.

Correction

Kenza. Le sucre s'est dissous, il n'a pas fondu. La fusion est un changement d'état qui exige de chauffer le sucre lui-même jusqu'à sa température de fusion ; ici il s'est simplement dispersé dans le thé.

Omar. L'agitation accélère la dissolution mais ne change pas la solubilité. Au-delà de la limite, le sel restera au fond quelle que soit l'énergie dépensée. Pour en dissoudre davantage, il faut soit chauffer, soit ajouter de l'eau.

Nada. La masse se conserve : la solution pèse exactement la somme des deux masses. Rien n'a disparu, le sel est seulement invisible.

2. Peser un bécher contenant l'eau et, à côté sur le même plateau, le sel dans une coupelle. Noter la masse totale. Verser le sel dans l'eau, dissoudre, remettre la coupelle vide sur le plateau et peser à nouveau. Les deux valeurs sont identiques, ce qui règle la question.

Exercice 25

Difficile

On dissout g de sucre dans mL d'eau portée à °C, puis on laisse la solution refroidir lentement jusqu'à °C. Solubilité du sucre : g pour mL à °C, g pour mL à °C.

  1. Tout le sucre se dissout-il à °C ?
  2. Quelle masse reste dissoute à °C ?
  3. Quelle masse cristallise ?
  4. Pourquoi refroidit-on lentement plutôt que brutalement ?

Correction

1. Oui : , la limite n'est pas atteinte.

2. g, la solubilité à °C.

3. g de sucre cristallisent.

4. Parce qu'un refroidissement lent laisse le temps aux particules de se ranger : elles forment alors de gros cristaux réguliers, ce qui est précisément le sucre candi. Un refroidissement brutal donne une multitude de petits cristaux désordonnés, donc une poudre plutôt qu'un candi.

Exercice 26

Difficile

On mélange mL d'une solution de sel à g/L avec mL d'une solution du même sel à g/L. On admet que les volumes s'ajoutent.

  1. Calculer la masse de sel apportée par chaque solution.
  2. Calculer la masse totale de sel et le volume total.
  3. En déduire la concentration du mélange.
  4. Cette concentration est-elle la moyenne des deux ? Expliquer.

Correction

1. Première : g. Seconde : g.

2. Masse totale : g. Volume total : L.

3. g/L.

4. Non. La moyenne simple vaudrait g/L. Le résultat est plus proche de que de parce que la solution la moins concentrée apporte un plus grand volume. Une concentration se calcule toujours en additionnant les masses et les volumes séparément, jamais en moyennant les concentrations.

Exercice 27

Difficile

Deux béchers présentent chacun un dépôt blanc au fond.

  • A : mL d'eau, g de sel ajoutés, liquide limpide au-dessus du dépôt.
  • B : mL d'eau, g de craie ajoutés, liquide trouble au-dessus du dépôt.
  1. Lequel des deux contient une solution ?
  2. Quelle masse de matière est réellement dissoute dans chacun ?
  3. Que donnerait une filtration suivie d'une évaporation, dans chaque cas ?

Correction

1. A seulement. Le liquide y est limpide et homogène : c'est une solution saturée. Dans B, rien n'est dissous, le trouble signale des grains en suspension.

2. Dans A, g de sel sont dissous et g reposent au fond. Dans B, zéro : la craie est insoluble, les g sont tous restés solides.

3. Dans A, la filtration retient les g de dépôt et laisse passer la solution ; l'évaporation du filtrat donne ensuite g de sel. Dans B, la filtration retient la totalité des g et l'évaporation du filtrat ne donne rien. C'est le test qui sépare une dissolution d'une simple suspension.

Exercice 28

Difficile

On chauffe doucement de l'eau du robinet dans une casserole. Bien avant l'ébullition, de petites bulles apparaissent sur les parois.

  1. Ces bulles sont-elles de la vapeur d'eau ?
  2. D'où viennent-elles ?
  3. Pourquoi apparaissent-elles au chauffage ?
  4. Une eau bouillie puis refroidie a-t-elle le même goût ? Pourquoi ?

Correction

1. Non. La vapeur d'eau n'apparaît en bulles qu'à l'ébullition, vers °C.

2. De l'air dissous dans l'eau : le dioxygène et le diazote y sont présents en petite quantité, ce qui permet d'ailleurs aux poissons de respirer.

3. Parce qu'un gaz se dissout moins bien quand la température monte. Le chauffage fait donc sortir de la solution une partie de l'air dissous, qui se rassemble en bulles.

4. Non, elle paraît plus fade. Une partie des gaz dissous, qui contribuent au goût, a été chassée par le chauffage et n'est pas revenue au refroidissement, ou seulement très lentement.

Exercice 29

Difficile

On dispose de g de sel et on veut tout dissoudre à °C, sachant que la solubilité vaut g pour mL.

  1. Quel volume minimal d'eau faut-il ?
  2. Quelle sera alors la concentration de la solution obtenue ?
  3. Si on ne dispose que de mL d'eau, quelle masse restera non dissoute ?
  4. Comment tout dissoudre malgré tout avec ces mL ?

Correction

1. mL dissolvent g, donc il faut mL d'eau.

2. mL L, donc g/L. C'est la concentration d'une solution saturée de sel, quel que soit le volume.

3. mL dissolvent g, donc il resterait g au fond.

4. En chauffant. À °C, la solubilité passe à g pour mL, donc g pour mL : cela ne suffit toujours pas, il resterait g. Le sel est justement le cas où le chauffage aide très peu. Avec du sucre, en revanche, la même manœuvre serait décisive.

Exercice 30

Difficile

On verse g de sulfate de cuivre dans mL d'eau à °C, où sa solubilité vaut g pour mL. On chauffe ensuite jusqu'à °C, où elle vaut g pour mL, puis on laisse refroidir à °C.

  1. Décrire l'aspect du bécher à °C avant chauffage.
  2. Décrire son aspect à °C.
  3. Décrire son aspect après retour à °C.
  4. La masse totale a-t-elle varié au cours de l'expérience ?
  5. Comment récupérer tout le sulfate de cuivre à la fin ?

Correction

1. g se dissolvent et donnent une solution bleue limpide ; g reposent au fond. L'ensemble est hétérogène, avec une solution saturée au-dessus du dépôt.

2. La limite passe à g : g sont dissous et il reste g au fond. La solution est plus foncée et le dépôt a fortement diminué, sans disparaître.

3. La limite retombe à g : g recristallisent et s'ajoutent aux g restés au fond, soit à nouveau g de dépôt. On retrouve exactement la situation de départ.

4. Non, à aucun moment, en récipient fermé. Les g de sulfate et les g d'eau sont toujours présents, seule leur répartition entre dissous et déposé a changé.

5. En évaporant toute l'eau. Le sulfate de cuivre, non volatil, reste intégralement au fond : on récupère les g de départ. C'est exactement la méthode qu'étudie le chapitre suivant, consacré à la séparation des constituants d'un mélange.

Physique-Chimie 1AC · S1

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