Le traitement des eaux
L'eau prélevée dans un barrage, un oued ou une nappe est une eau brute : elle contient des déchets, des particules en suspension, des sels dissous et des microbes. La rendre potable demande une suite d'étapes qui reprennent, dans l'ordre du plus grossier au plus fin, les méthodes de séparation du chapitre précédent : dégrillage, décantation, filtration, puis désinfection, la seule étape qui ne sépare rien mais détruit les microbes. Après usage, l'eau devenue usée repasse par une station d'épuration avant de rejoindre le milieu naturel.
Mis à jour le
À la fin de ce chapitre, vous saurez
- Distinguer une eau brute, une eau potable et une eau pure
- Citer les critères de potabilité d'une eau
- Décrire les étapes du traitement d'une eau brute en eau potable
- Expliquer le rôle de chaque étape et la propriété qu'elle exploite
- Décrire le principe d'une station d'épuration des eaux usées
- Citer les principales sources de pollution de l'eau et des gestes qui la préservent
- Situer ces enjeux dans le contexte du Maroc
PrérequisL'eau dans notre environnement et le cycle de l'eau · Les mélanges homogènes et hétérogènes · Les méthodes de séparation : décantation, filtration, distillation
Eau brute, eau potable, eau pure
Définition
Eau brute : Une eau brute est une eau prélevée dans le milieu naturel, avant tout traitement : eau d'un barrage, d'un oued, d'un puits ou d'une nappe souterraine. Elle contient presque toujours des particules en suspension, des sels dissous et des micro-organismes.
Définition
Eau potable : Une eau potable est une eau que l'on peut boire sans danger pour la santé, de façon durable. Elle doit être limpide, incolore, sans odeur ni goût désagréable, exempte de micro-organismes dangereux et de substances toxiques, et contenir des sels dissous en quantités limitées.
Attention
Une eau potable n'est pas une eau pure. Elle contient des sels minéraux dissous, et c'est très bien ainsi : ce sont eux qui lui donnent son goût et qui apportent du calcium et du magnésium. Une eau distillée, parfaitement pure, est fade et n'apporte rien. Limpide ne veut pas dire potable non plus : un microbe ne se voit pas.
| Critère de potabilité | Ce qu'on vérifie |
|---|---|
| Aspect | limpide, incolore, sans particule en suspension |
| Odeur et goût | sans odeur désagréable, goût acceptable |
| Micro-organismes | absence de bactéries et de virus dangereux |
| Substances toxiques | plomb, nitrates, pesticides sous les seuils autorisés |
| Sels dissous | présents, mais en quantités limitées |
| Acidité | ni trop acide ni trop basique |
Rendre une eau potable
Une station de traitement enchaîne des opérations déjà connues, dans l'ordre du plus grossier au plus fin. Chaque étape retire ce que la suivante ne saurait pas retirer, et prépare son travail.
- Le dégrillage. L'eau traverse des grilles de plus en plus serrées, qui retiennent les branches, les sacs et les gros déchets. C'est un tamisage, et il exploite la taille.
- La décantation. L'eau séjourne dans de grands bassins où les particules les plus denses tombent au fond. On y ajoute un floculant, comme le sulfate d'aluminium, qui rassemble les particules fines en flocons assez gros pour se déposer. La propriété exploitée est la masse volumique.
- La filtration. L'eau traverse des couches de sable de plus en plus fin, puis parfois de charbon actif, qui retient en plus les substances responsables des odeurs et des goûts. La propriété exploitée est encore la taille.
- La désinfection. On ajoute du chlore, de l'ozone, ou l'on expose l'eau à des rayons ultraviolets, pour détruire les micro-organismes. Cette étape ne sépare rien : elle tue.
- Le stockage et la distribution. L'eau est envoyée dans un château d'eau ou un réservoir, puis distribuée. Des analyses régulières contrôlent qu'elle reste conforme tout au long du réseau.
Attention
Aucune des trois premières étapes ne retire les microbes : ils sont bien trop petits pour être décantés ou filtrés par du sable. Une eau parfaitement limpide peut donc rester dangereuse, et c'est exactement pour cela que la désinfection existe. Ne jamais confondre « claire » et « potable ».
Remarque
Aucune de ces étapes ne retire non plus les sels dissous, et ce n'est pas un manque : on ne cherche pas à les enlever. Seule une distillation ou un procédé équivalent le ferait, et c'est ce qu'on met en œuvre dans une station de dessalement, quand l'eau de départ est de l'eau de mer.
Méthode
Retrouver l'étape qui manque
- Repérer ce que l'eau contient encore : des gros déchets, des particules en suspension, des microbes, des sels dissous ?
- Associer chaque type de constituant à la propriété par laquelle il se distingue de l'eau.
- Choisir l'étape correspondante : la taille appelle un dégrillage ou une filtration, la masse volumique une décantation, un être vivant une désinfection, un corps dissous une distillation.
- Vérifier l'ordre : chaque étape doit être précédée de celles qui la protègent, sans quoi le filtre se bouche et la désinfection est inefficace.
Reconstituer une chaîne
Une eau d'oued contient des branches, du limon en suspension, des bactéries et des sels dissous. Quelles étapes appliquer, et dans quel ordre ?
- Dégrillage d'abord, pour retirer les branches : sans lui, elles boucheraient tout le reste de l'installation.
- Décantation avec floculant ensuite, pour faire tomber le limon, trop fin pour se déposer seul.
- Filtration sur sable, pour retenir les particules qui restent en suspension.
- Désinfection enfin, pour détruire les bactéries, que rien de ce qui précède n'a éliminées.
- Les sels dissous, eux, restent : l'eau obtenue est potable, elle n'est pas pure, et c'est ce qui est recherché.
Le traitement des eaux usées
Définition
Eau usée : Une eau usée est une eau qui a été utilisée et qui est chargée de déchets : eaux domestiques des cuisines, des salles de bain et des toilettes, eaux industrielles, eaux de ruissellement des rues.
Rejetée telle quelle dans un oued ou dans la mer, une eau usée détruit le milieu naturel : elle prive l'eau de son dioxygène dissous, ce qui asphyxie les poissons, et elle y répand des micro-organismes dangereux. Elle passe donc par une station d'épuration avant d'être rendue au milieu.
- Le prétraitement retire par des grilles, des bassins de dessablage et de dégraissage les gros déchets, les sables et les graisses.
- La décantation primaire laisse se déposer les matières en suspension, qui forment les boues.
- Le traitement biologique confie à des bactéries la dégradation des déchets dissous, que ni la décantation ni la filtration n'atteignent. On insuffle de l'air pour que ces bactéries disposent du dioxygène nécessaire.
- La clarification sépare l'eau des bactéries et des dernières boues, avant le rejet dans le milieu naturel.
Attention
Une eau épurée n'est pas potable. L'épuration la rend acceptable pour le milieu naturel, pas pour la boisson : elle contient encore des micro-organismes et n'a subi aucune désinfection destinée à un usage alimentaire. Les deux traitements ont deux objectifs différents et ne se remplacent pas.
Propriété
Les deux chaînes se répondent
La potabilisation part d'une eau naturelle et l'amène jusqu'au robinet. L'épuration part de l'eau du robinet devenue usée et la ramène au milieu naturel. Ensemble, elles referment un cycle domestique de l'eau, greffé sur le grand cycle naturel.
Préserver l'eau au Maroc
Le premier chapitre du semestre l'a établi : la quantité d'eau de la Terre ne varie pas, mais la part utilisable est minuscule, et le Maroc est en situation de stress hydrique, avec moins de m d'eau douce par habitant et par an. Traiter l'eau coûte cher ; la polluer moins coûte toujours moins.
| Source de pollution | Ce qu'elle apporte à l'eau | Comment la limiter |
|---|---|---|
| Eaux usées domestiques | matières organiques, savons, microbes | raccorder au réseau d'assainissement |
| Agriculture | engrais et pesticides entraînés par la pluie | doser les apports, limiter le ruissellement |
| Industrie | métaux, huiles, produits chimiques | traiter les rejets avant évacuation |
| Déchets jetés dans les oueds | plastiques, huiles de vidange, médicaments | collecter et déposer en déchetterie |
- Réparer un robinet qui goutte économise jusqu'à L par jour.
- Préférer une douche courte à un bain économise environ L à chaque fois.
- Arroser le soir limite l'évaporation, donc les pertes.
- L'irrigation au goutte-à-goutte est l'économie la plus efficace du pays, puisque l'agriculture consomme environ % de l'eau douce.
- Réutiliser les eaux épurées pour l'arrosage des espaces verts et des terrains de sport libère de l'eau potable pour la boisson.
- Ne jamais jeter huile, peinture ni médicament dans un évier.
Remarque
Là où l'eau douce manque totalement, on dessale l'eau de mer. Le procédé est efficace mais il consomme beaucoup d'énergie, puisqu'il faut faire changer l'eau d'état pour la séparer de ses sels. C'est pourquoi il reste une solution de dernier recours, et pourquoi économiser un mètre cube coûtera toujours moins cher que d'en produire un.
Comparer deux efforts
Une ville de habitants consomme L d'eau potable par habitant et par jour. Une campagne d'économie fait baisser cette consommation de %. Quel volume est libéré chaque jour ?
- Consommation quotidienne : L, soit m.
- Économie de % : m par jour.
- Ces m n'ont demandé aucune station, aucune énergie et aucun investissement : ils viennent de gestes simples, répétés par tous.
Questions fréquentes
Quelles sont les étapes du traitement de l'eau potable ?
Quelle est la différence entre une eau potable et une eau pure ?
Une eau limpide est-elle potable ?
Pourquoi la filtration ne suffit-elle pas à rendre une eau potable ?
À quoi sert le chlore dans le traitement de l'eau ?
Comment fonctionne une station d'épuration ?
Peut-on boire l'eau qui sort d'une station d'épuration ?
Pourquoi ne peut-on pas rendre l'eau de mer potable par filtration ?
Pourquoi faut-il traiter les eaux usées avant de les rejeter ?
Comment économiser l'eau au quotidien ?
Quiz : 20 questions sur ce chapitre
20 questions tirées au hasard parmi les 40 de ce chapitre : le quiz est différent à chaque visite. Une seule réponse est correcte, et vous voyez immédiatement si la vôtre l'est.
Q1Une eau brute est :
Réponse incorrecte
Eau d'un barrage, d'un oued, d'un puits ou d'une nappe.
Q2Une eau potable est :
Réponse incorrecte
Elle contient encore des sels minéraux dissous.
Q3Une eau potable est-elle une eau pure ?
Réponse incorrecte
Les sels minéraux qu'elle contient sont même souhaitables.
Q4Une eau limpide est-elle forcément potable ?
Réponse incorrecte
Un micro-organisme ne se voit pas à l'œil nu.
Q5Quelle est la première étape du traitement d'une eau brute ?
Réponse incorrecte
On va du plus grossier au plus fin.
Q6Quelle est la dernière étape avant le stockage ?
Réponse incorrecte
Elle agit sur une eau déjà claire.
Q7Que retire le dégrillage ?
Réponse incorrecte
Branches, sacs et objets flottants.
Q8Quelle propriété la décantation exploite-t-elle ?
Réponse incorrecte
Ce qui est plus dense que l'eau tombe au fond.
Q9À quoi sert un floculant ?
Réponse incorrecte
Le sulfate d'aluminium en est un exemple.
Q10Que retient un filtre à sable ?
Réponse incorrecte
Il exploite la taille, à une échelle fine.
Q11Dans un filtre à sable, le sable le plus fin se trouve :
Réponse incorrecte
Les graviers du fond soutiennent l'ensemble.
Q12La désinfection sert à :
Réponse incorrecte
C'est la seule étape qui ne sépare rien.
Q13Quel produit sert à désinfecter l'eau ?
Réponse incorrecte
L'ozone et les ultraviolets font le même office.
Q14La filtration élimine-t-elle les microbes ?
Réponse incorrecte
C'est le rôle exclusif de la désinfection.
Q15Le traitement classique retire-t-il les sels dissous ?
Réponse incorrecte
Seule une distillation le ferait.
Q16Comment obtient-on de l'eau douce à partir d'eau de mer ?
Réponse incorrecte
Le sel est dissous : aucune méthode mécanique ne l'atteint.
Q17À quoi sert le charbon actif ?
Réponse incorrecte
Il agit sur des substances dissoutes que le sable laisse passer.
Q18Une eau usée est :
Réponse incorrecte
Eaux domestiques, industrielles ou de ruissellement.
Q19Où traite-t-on les eaux usées ?
Réponse incorrecte
Avant leur retour au milieu naturel.
Q20Une eau épurée est-elle potable ?
Réponse incorrecte
Elle est rendue au milieu naturel, pas au robinet.
Q21Dans une station d'épuration, à quoi sert l'air insufflé ?
Réponse incorrecte
Elles dégradent alors les déchets dissous.
Q22Que dégradent les bactéries d'une station d'épuration ?
Réponse incorrecte
Ce que ni la décantation ni la filtration n'atteignent.
Q23Pourquoi les poissons meurent-ils dans un oued pollué par des eaux usées ?
Réponse incorrecte
Les bactéries qui dégradent les déchets le consomment.
Q24Pourquoi ne désinfecte-t-on pas l'eau brute dès son arrivée ?
Réponse incorrecte
Les particules protègent en plus les microbes qu'elles enrobent.
Q25Quelle règle organise l'ordre des étapes ?
Réponse incorrecte
Chaque étape protège la suivante.
Q26Une eau de source limpide peut-elle rendre malade ?
Réponse incorrecte
La limpidité ne renseigne que sur les particules.
Q27Comment rendre potable une eau claire en randonnée ?
Réponse incorrecte
L'ébullition détruit la plupart des micro-organismes.
Q28Réutiliser les eaux épurées pour l'arrosage :
Réponse incorrecte
Arroser un gazon avec de l'eau traitée pour être bue est un gaspillage.
Q29Un robinet qui goutte peut perdre par jour :
Réponse incorrecte
Une perte invisible, mais qui dépasse 30 m³ par an.
Q30Quelle douche consomme le moins ?
Réponse incorrecte
Environ L contre L.
Q31Quel usage consomme le plus d'eau douce au Maroc ?
Réponse incorrecte
Environ % du total.
Q32Que faire d'une huile de vidange ?
Réponse incorrecte
Un litre peut polluer un très grand volume d'eau.
Q33Le dessalement de l'eau de mer :
Réponse incorrecte
Il faut faire changer l'eau d'état.
Q34Le cycle domestique de l'eau est :
Réponse incorrecte
Barrage, traitement, ville, épuration, milieu naturel.
Q35L'eau est-elle consommée au sens strict ?
Réponse incorrecte
Ce que l'on consomme, c'est sa qualité et l'énergie du traitement.
Q36Un pays est en stress hydrique en dessous de :
Réponse incorrecte
Le Maroc est passé sous ce seuil.
Q37Si la désinfection tombe en panne, l'eau distribuée :
Réponse incorrecte
La potabilité n'est pas une propriété observable.
Q38Comment vérifie-t-on qu'une eau est potable ?
Réponse incorrecte
Aucun critère de potabilité ne se voit à l'œil nu.
Q39Le charbon actif est placé après le sable parce que :
Réponse incorrecte
Il ne reçoit qu'une eau déjà débarrassée des particules.
Q40Entre économiser l'eau et construire une station, il faut :
Réponse incorrecte
Un mètre cube économisé ne coûte rien à produire.
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Le chapitre est à revoir en entier
Ne recommencez pas le quiz tout de suite : relisez d'abord tout le cours, en refaisant sur votre cahier chaque exemple guidé au lieu de le lire. Enchaînez avec les exercices « facile », correction masquée, puis revenez ici. C'est en une seule séance de travail que la note change.
À revoir : 20 questions manquées
Une eau brute est :
Bonne réponseune eau prélevée avant tout traitement
Eau d'un barrage, d'un oued, d'un puits ou d'une nappe.
Une eau potable est :
Bonne réponseune eau qu'on peut boire sans danger
Elle contient encore des sels minéraux dissous.
Une eau potable est-elle une eau pure ?
Bonne réponsenon
Les sels minéraux qu'elle contient sont même souhaitables.
Une eau limpide est-elle forcément potable ?
Bonne réponsenon
Un micro-organisme ne se voit pas à l'œil nu.
Quelle est la première étape du traitement d'une eau brute ?
Bonne réponsele dégrillage
On va du plus grossier au plus fin.
Quelle est la dernière étape avant le stockage ?
Bonne réponsela désinfection
Elle agit sur une eau déjà claire.
Que retire le dégrillage ?
Bonne réponseles gros déchets
Branches, sacs et objets flottants.
Quelle propriété la décantation exploite-t-elle ?
Bonne réponsela masse volumique
Ce qui est plus dense que l'eau tombe au fond.
À quoi sert un floculant ?
Bonne réponseà rassembler les particules fines en flocons
Le sulfate d'aluminium en est un exemple.
Que retient un filtre à sable ?
Bonne réponseles particules en suspension
Il exploite la taille, à une échelle fine.
Dans un filtre à sable, le sable le plus fin se trouve :
Bonne réponseen haut
Les graviers du fond soutiennent l'ensemble.
La désinfection sert à :
Bonne réponsedétruire les micro-organismes
C'est la seule étape qui ne sépare rien.
Quel produit sert à désinfecter l'eau ?
Bonne réponsele chlore
L'ozone et les ultraviolets font le même office.
La filtration élimine-t-elle les microbes ?
Bonne réponsenon, ils sont trop petits
C'est le rôle exclusif de la désinfection.
Le traitement classique retire-t-il les sels dissous ?
Bonne réponsenon
Seule une distillation le ferait.
Comment obtient-on de l'eau douce à partir d'eau de mer ?
Bonne réponsepar dessalement
Le sel est dissous : aucune méthode mécanique ne l'atteint.
À quoi sert le charbon actif ?
Bonne réponseà retenir les substances responsables des goûts
Il agit sur des substances dissoutes que le sable laisse passer.
Une eau usée est :
Bonne réponseune eau déjà utilisée et chargée de déchets
Eaux domestiques, industrielles ou de ruissellement.
Où traite-t-on les eaux usées ?
Bonne réponseen station d'épuration
Avant leur retour au milieu naturel.
Une eau épurée est-elle potable ?
Bonne réponsenon
Elle est rendue au milieu naturel, pas au robinet.
Exercices corrigés
30 exercices classés du plus simple au plus difficile. Cherchez d'abord seul, puis révélez la correction rédigée étape par étape.
Exercice 1
FacileAssocier chaque description à l'eau qui convient.
- Elle est prélevée dans un barrage, avant tout traitement.
- On peut la boire sans danger, elle contient des sels minéraux.
- Elle ne contient rien d'autre que de l'eau.
Correction
1. L'eau brute.
2. L'eau potable.
3. L'eau pure.
Exercice 2
FacileRemettre les étapes du traitement d'une eau brute dans l'ordre.
- Filtration
- Désinfection
- Dégrillage
- Décantation
Correction
L'ordre est : dégrillage, décantation, filtration, désinfection.
On va toujours du plus grossier au plus fin, et la désinfection vient en dernier, sur une eau déjà claire.
Exercice 3
FacileIndiquer si chaque affirmation est vraie ou fausse.
- Une eau potable est une eau pure.
- Une eau limpide est forcément potable.
- La filtration retire les microbes.
- La désinfection détruit les micro-organismes.
Correction
1. Faux. Elle contient des sels minéraux dissous.
2. Faux. Un microbe ne se voit pas.
3. Faux. Les microbes sont bien trop petits pour être retenus par du sable.
4. Vrai. C'est le seul but de cette étape.
Exercice 4
FacileQue retire chaque étape ?
- Le dégrillage
- La décantation
- La filtration
- La désinfection
Correction
1. Les gros déchets : branches, sacs, objets flottants.
2. Les particules les plus denses, qui tombent au fond.
3. Les particules fines restées en suspension.
4. Rien : elle détruit les micro-organismes.
Exercice 5
FacileCiter trois critères qu'une eau doit remplir pour être potable.
Correction
1. Être limpide et incolore, sans particule en suspension.
2. Ne contenir aucun micro-organisme dangereux.
3. Ne contenir aucune substance toxique au-delà des seuils autorisés, et des sels dissous en quantités limitées.
Exercice 6
Facile- Citer deux produits ou procédés de désinfection.
- Que détruisent-ils ?
- Cette étape retire-t-elle les sels dissous ?
Correction
1. Le chlore, l'ozone, ou les rayons ultraviolets.
2. Les micro-organismes : bactéries et virus.
3. Non, aucunement : les sels dissous traversent toute la chaîne de traitement.
Exercice 7
Facile- Qu'est-ce qu'une eau usée ?
- Où est-elle traitée ?
- L'eau qui sort de ce traitement est-elle potable ?
Correction
1. Une eau déjà utilisée et chargée de déchets : eaux domestiques, industrielles ou de ruissellement.
2. Dans une station d'épuration.
3. Non : elle est rendue au milieu naturel, pas au robinet.
Exercice 8
FacileCes gestes économisent-ils l'eau ?
- Réparer un robinet qui goutte
- Prendre un bain plutôt qu'une douche
- Arroser le jardin le soir
- Laisser couler l'eau pendant la vaisselle
Correction
1. Oui : jusqu'à L par jour.
2. Non : environ L contre L.
3. Oui : l'évaporation est plus faible qu'en plein midi.
4. Non, c'est un gaspillage évitable.
Exercice 9
Facile- À quelle étape ajoute-t-on un floculant ?
- À quoi sert-il ?
- Citer un exemple de floculant.
Correction
1. À la décantation.
2. À rassembler les particules trop fines pour se déposer seules, en flocons assez gros pour tomber au fond.
3. Le sulfate d'aluminium.
Exercice 10
FacileUn filtre à sable comporte plusieurs couches superposées.
- Où se trouve le sable le plus fin ?
- Où se trouvent les graviers ?
- Par où l'eau entre-t-elle ?
Correction
1. En haut, là où l'eau arrive.
2. En bas, sous les couches de sable.
3. Par le haut, et elle ressort limpide par le bas.
Exercice 11
MoyenPour chaque étape, indiquer la propriété exploitée.
- Le dégrillage
- La décantation
- La filtration
- La désinfection
Correction
1. La taille : les déchets trop gros ne passent pas la grille.
2. La masse volumique : ce qui est plus dense que l'eau tombe.
3. La taille, à une échelle beaucoup plus fine.
4. Aucune : la désinfection ne sépare rien, elle détruit des êtres vivants. C'est la seule étape de la chaîne qui ne soit pas une séparation.
Exercice 12
MoyenUn randonneur boit l'eau parfaitement limpide d'une source de montagne et tombe malade.
- L'aspect de l'eau était-il un bon critère ?
- Que contenait probablement cette eau ?
- Quel geste simple aurait suffi à la rendre potable ?
Correction
1. Non. La limpidité prouve seulement l'absence de particules en suspension, jamais celle de micro-organismes.
2. Des bactéries ou d'autres micro-organismes.
3. La faire bouillir quelques minutes, ce qui détruit la plupart des micro-organismes. Une pastille de désinfection produit le même effet. La faire simplement décanter ou filtrer n'aurait rien changé.
Exercice 13
MoyenUn technicien propose de désinfecter l'eau brute dès son arrivée, avant toute autre étape.
- Pourquoi ce choix est-il mauvais ?
- Que se passerait-il ensuite ?
- Quelle règle générale cet exemple illustre-t-il ?
Correction
1. Parce que l'eau brute est chargée de matières qui consomment le désinfectant : il faudrait en mettre beaucoup plus pour un résultat moins sûr, et les particules protègent les microbes qu'elles enrobent.
2. Les étapes suivantes remettraient d'ailleurs l'eau en contact avec des bassins et des filtres non stériles : la désinfection serait à refaire.
3. Chaque étape doit être précédée de celles qui la protègent. On va du plus grossier au plus fin, et l'étape la plus délicate vient toujours en dernier, sur une eau déjà propre.
Exercice 14
MoyenUne eau de mer est envoyée dans une station de potabilisation classique : dégrillage, décantation, filtration, désinfection.
- L'eau obtenue est-elle limpide ?
- Est-elle potable ?
- Quel procédé faudrait-il ajouter ?
Correction
1. Oui, chaque étape a fait son travail.
2. Non : le sel est dissous, donc il a traversé toute la chaîne. L'eau obtenue est limpide, désinfectée et imbuvable.
3. Un dessalement, c'est-à-dire une distillation ou un procédé équivalent, seul capable de séparer un corps dissous de son solvant.
Exercice 15
MoyenUne station d'épuration comporte un bassin où l'on insuffle de l'air.
- À quoi sert cet air ?
- Que dégradent les bactéries de ce bassin ?
- Pourquoi la décantation ne suffisait-elle pas ?
Correction
1. À fournir aux bactéries le dioxygène dont elles ont besoin pour vivre et travailler.
2. Les déchets dissous, notamment les matières organiques.
3. Parce que la décantation ne fait tomber que ce qui est en suspension. Ce qui est dissous ne se dépose jamais, et c'est précisément ce que les bactéries prennent en charge.
Exercice 16
MoyenUne ville rejette ses eaux usées directement dans un oued, sans épuration.
- Quelles conséquences pour les poissons ?
- Quelles conséquences pour les habitants en aval ?
- L'oued finit-il par se nettoyer seul ?
Correction
1. Les matières organiques rejetées sont dégradées par des bactéries qui consomment le dioxygène dissous de l'eau. Les poissons, privés de dioxygène, meurent asphyxiés.
2. L'eau qu'ils prélèvent contient des micro-organismes dangereux et des substances toxiques : risque sanitaire direct, et coût de traitement bien plus élevé.
3. Partiellement et lentement, si les rejets restent faibles. Au-delà d'un certain débit, la capacité de l'oued est dépassée et la dégradation s'installe durablement. Traiter à la source est toujours moins coûteux que de compter sur le milieu.
Exercice 17
MoyenUne famille de personnes consomme L d'eau potable par personne et par jour.
- Quelle est sa consommation quotidienne ?
- Quelle est sa consommation annuelle, en m ?
- Une réduction de % économise quel volume par an ?
Correction
1. L par jour.
2. L, soit environ m par an.
3. m par an.
Exercice 18
MoyenCertaines stations ajoutent une couche de charbon actif après le sable.
- Que retient le sable ?
- Qu'apporte le charbon actif en plus ?
- Pourquoi le place-t-on après le sable et non avant ?
Correction
1. Les particules en suspension, par leur taille.
2. Il retient en plus des substances dissoutes responsables des mauvais goûts et des odeurs, que le sable laisse passer.
3. Parce que le charbon actif est coûteux et se sature vite. Placé après le sable, il ne reçoit qu'une eau déjà débarrassée des particules, donc il dure beaucoup plus longtemps. C'est encore la règle du plus grossier au plus fin.
Exercice 19
MoyenUne ville utilise ses eaux épurées pour arroser les espaces verts et les terrains de sport.
- Pourquoi ne les envoie-t-on pas au robinet ?
- Quel est l'intérêt de cet usage ?
- Quelle précaution reste nécessaire ?
Correction
1. Parce qu'une eau épurée n'est pas potable : elle contient encore des micro-organismes et n'a pas subi de désinfection alimentaire.
2. Elle libère de l'eau potable pour la boisson : arroser un gazon avec de l'eau traitée pour être bue est un gaspillage de traitement autant que d'eau.
3. Il faut éviter tout contact avec les usagers pendant et juste après l'arrosage, et interdire cet usage pour les cultures consommées crues. Un usage adapté à la qualité de l'eau, c'est exactement le principe.
Exercice 20
MoyenOn compare la potabilisation et l'épuration.
- D'où part chacune, et où arrive-t-elle ?
- Quelle étape n'existe que dans la potabilisation ?
- Quelle étape n'existe que dans l'épuration ?
Correction
1. La potabilisation part d'une eau naturelle et arrive au robinet. L'épuration part d'une eau usée et arrive au milieu naturel.
2. La désinfection destinée à la consommation, qui garantit qu'aucun micro-organisme dangereux ne subsiste.
3. Le traitement biologique par des bactéries, qui dégrade les matières organiques dissoutes. Une eau brute en contient trop peu pour le justifier.
Exercice 21
MoyenUn automobiliste vide un litre d'huile de vidange dans un évier.
- Où cette huile finit-elle ?
- La station d'épuration l'arrête-t-elle facilement ?
- Quel geste aurait été correct ?
Correction
1. Dans le réseau d'assainissement, puis à la station d'épuration, et enfin, pour ce qui n'a pas été retenu, dans le milieu naturel.
2. En partie seulement : le dégraissage du prétraitement en retire une fraction, mais une huile se disperse en fines gouttelettes difficiles à capter, et elle perturbe les bactéries du bassin biologique.
3. Rapporter l'huile en déchetterie ou au garage, où elle est collectée et recyclée. Empêcher une pollution est toujours plus simple que de la traiter.
Exercice 22
MoyenUn pays est en stress hydrique lorsqu'il dispose de moins de m d'eau douce par habitant et par an.
- Un pays disposant de milliards de m pour millions d'habitants est-il en stress hydrique ?
- Quelle grandeur peut évoluer sans qu'une goutte ne soit perdue ?
- En quoi le traitement des eaux répond-il à ce problème ?
Correction
1. m par habitant et par an : oui, nettement.
2. La population. À ressource constante, une population qui augmente fait mécaniquement baisser le volume par habitant.
3. Il ne crée pas d'eau, mais il remet en circulation une eau qui serait sortie du stock utilisable. Épurer et réutiliser revient à disposer d'un volume supplémentaire sans nouvelle ressource.
Exercice 23
DifficileUne eau de puits contient du sable, des particules d'argile très fines, des bactéries et des nitrates dissous.
- Proposer une chaîne de traitement adaptée.
- Justifier l'ordre choisi.
- Quel constituant reste le plus difficile à éliminer, et pourquoi ?
Correction
Étape 1, décantation avec floculant : le sable tombe seul, et le floculant rassemble l'argile en flocons assez lourds pour se déposer.
Étape 2, filtration sur sable : elle retient ce que la décantation a laissé en suspension.
Étape 3, désinfection : elle détruit les bactéries, que rien de ce qui précède n'a atteintes.
2. L'ordre va du plus grossier au plus fin. Décanter d'abord évite de colmater le filtre dès les premières heures ; désinfecter en dernier garantit que le produit agit sur une eau claire, où plus aucune particule ne protège les microbes.
3. Les nitrates, parce qu'ils sont dissous : ni la décantation, ni la filtration, ni la désinfection ne les atteignent. Il faudrait un traitement spécifique, par exemple un échange d'ions ou une distillation, tous deux nettement plus coûteux.
Exercice 24
DifficileQuatre affirmations sont proposées.
- A : « Si l'eau est limpide, elle est potable. »
- B : « L'eau potable est de l'eau pure. »
- C : « L'eau épurée d'une station peut être bue. »
- D : « La filtration élimine les microbes. »
- Dire pourquoi chacune est fausse.
- Quelle confusion commune expliquent-elles ?
Correction
A. La limpidité ne renseigne que sur les particules en suspension. Un micro-organisme est invisible, et une eau parfaitement claire peut être dangereuse.
B. Une eau potable contient des sels minéraux dissous, et c'est souhaitable : ils lui donnent son goût et apportent du calcium et du magnésium.
C. Une eau épurée est rendue au milieu naturel, pas au robinet. Elle n'a subi aucune désinfection destinée à la consommation.
D. Le sable retient des particules, pas des micro-organismes, bien trop petits. C'est le rôle exclusif de la désinfection.
2. Les quatre confondent des qualités qui portent sur des choses différentes : l'aspect (limpide), la composition (pure), l'aptitude à être bue (potable) et la destination (épurée). Une eau peut posséder l'une sans les autres, et c'est précisément pour cela que chacune se vérifie par un test qui lui est propre.
Exercice 25
DifficileUne station de potabilisation traite m d'eau par jour. Elle utilise g de floculant par mètre cube et g de chlore par mètre cube.
- Quelle masse de floculant consomme-t-elle chaque jour ?
- Quelle masse de chlore ?
- Quelle masse totale de produits par an ?
- Que deviendrait cette consommation si l'eau brute était deux fois plus chargée en particules ?
Correction
1. g, soit kg de floculant par jour.
2. g, soit kg de chlore.
3. kg, soit près de tonnes par an.
4. La consommation de floculant augmenterait fortement, puisqu'il agit précisément sur les particules. Celle de chlore augmenterait aussi, car une eau plus chargée consomme davantage de désinfectant. Protéger la ressource en amont réduit donc directement le coût du traitement en aval : c'est un argument économique autant qu'écologique.
Exercice 26
DifficileUne station de dessalement produit m d'eau douce par jour à partir d'eau de mer contenant g de sels par litre.
- Pourquoi une filtration ne suffirait-elle pas ?
- Quelle méthode du semestre le dessalement met-il en œuvre ?
- Pourquoi ce procédé consomme-t-il beaucoup d'énergie ?
- Pourquoi économiser l'eau reste-t-il préférable ?
Correction
1. Parce que les sels sont dissous : leurs particules traversent n'importe quel filtre avec l'eau.
2. La distillation, dans son principe : on sépare le solvant de son soluté en faisant changer l'eau d'état.
3. Parce qu'un changement d'état exige une grande quantité de chaleur, comme le montre le palier de vaporisation : pendant tout le palier, l'énergie fournie ne fait même pas monter la température.
4. Parce qu'un mètre cube économisé ne coûte rien à produire, alors qu'un mètre cube dessalé coûte de l'énergie, des installations et de l'entretien. À besoin égal, réduire la demande est toujours moins cher que d'augmenter l'offre.
Exercice 27
DifficileOn suit une même quantité d'eau depuis un barrage jusqu'à son retour au milieu naturel.
- Décrire les cinq étapes de son parcours.
- À quel moment est-elle potable ?
- À quel moment est-elle usée ?
- Cette eau est-elle consommée au sens strict ?
Correction
1. Prélèvement au barrage, traitement en station de potabilisation, distribution et usage dans la ville, collecte en eaux usées et épuration, puis rejet dans un oued ou en mer.
2. Entre la sortie de la station de traitement et son usage : c'est le seul segment du parcours où elle l'est.
3. Dès qu'elle a été utilisée, donc dès l'évier ou la douche, et jusqu'à la sortie de la station d'épuration.
4. Non. Elle n'est ni créée ni détruite : elle est déplacée, salie, puis nettoyée et rendue. Le cycle naturel la reprend ensuite par évaporation et précipitations. Ce que l'on consomme, ce n'est pas l'eau, c'est sa qualité et l'énergie dépensée à la maintenir.
Exercice 28
DifficileDans une station, le dispositif de désinfection tombe en panne pendant plusieurs heures, sans que les autres étapes soient affectées.
- L'eau distribuée sera-t-elle trouble ?
- Sera-t-elle potable ?
- Comment s'en apercevrait-on ?
- Quelle leçon en tirer sur les critères de potabilité ?
Correction
1. Non : le dégrillage, la décantation et la filtration ont fonctionné normalement, donc l'eau est parfaitement limpide.
2. Non : elle contient des micro-organismes vivants, donc elle est dangereuse.
3. Pas à l'œil, ni au goût, ni à l'odeur. Seule une analyse en laboratoire, ou l'apparition de malades quelques jours plus tard, révélerait le problème. C'est pourquoi les stations mesurent en continu le taux de désinfectant plutôt que d'attendre un signe visible.
4. Que la potabilité n'est pas une propriété observable. Elle se garantit par un procédé contrôlé et se vérifie par des analyses, jamais par l'inspection du consommateur.
Exercice 29
DifficileUne ville de habitants consomme L par habitant et par jour. On lui propose deux solutions : construire une station produisant m par jour, ou lancer une campagne d'économie visant une baisse de %.
- Calculer la consommation quotidienne actuelle.
- Quel volume la campagne d'économie libérerait-elle ?
- Comparer les deux solutions.
- Sont-elles exclusives l'une de l'autre ?
Correction
1. L, soit m par jour.
2. m par jour.
3. La campagne libère m contre pour la station : elle fait mieux, sans construction, sans énergie et sans entretien. Elle demande en revanche un effort durable de toute la population, alors qu'une station produit sans rien exiger de personne.
4. Non, et c'est le point important. Économiser réduit la demande, construire augmente l'offre : les deux s'additionnent. Dans un pays en stress hydrique, on fait généralement les deux, en commençant par l'économie, qui est la moins coûteuse et la plus rapide à mettre en œuvre.
Exercice 30
DifficileUne station de potabilisation reprend, sans le dire, presque toutes les notions du semestre.
- Quelle notion du chapitre sur les mélanges y intervient ?
- Quelles méthodes du chapitre sur la séparation y sont utilisées, et lesquelles ne le sont pas ?
- Quelle grandeur mesurée du semestre permet de vérifier un débit ou un volume traité ?
- Quelle notion du chapitre sur le corps pur permet de dire qu'une eau potable n'est pas pure ?
- Quelle conclusion générale tirer sur ce que le traitement peut et ne peut pas faire ?
Correction
1. La distinction hétérogène / homogène. L'eau brute est un mélange hétérogène, et les premières étapes le ramènent à un mélange homogène ; ce qui reste ensuite est dissous, donc inaccessible aux méthodes mécaniques.
2. Y sont utilisés le tamisage (dégrillage), la décantation et la filtration. N'y sont pas utilisées la distillation, réservée au dessalement, ni la chromatographie, qui sert à analyser et non à traiter.
3. Le volume, avec ses unités et ses conversions : un débit se compte en mètres cubes par jour, et m L. Toute la gestion d'une station repose sur ces conversions.
4. Les caractéristiques d'un corps pur. Une eau potable ne présenterait pas exactement un palier net à °C, et laisserait un dépôt à l'évaporation : ces deux tests montrent qu'elle contient des sels dissous, donc que c'est un mélange homogène.
5. Le traitement sépare ce qui n'est pas dissous et détruit les micro-organismes, mais il ne fabrique pas d'eau et n'atteint pas les corps dissous sans un procédé coûteux. Comme la quantité totale d'eau ne varie pas, la seule variable sur laquelle on agisse réellement est sa qualité : la préserver en amont revient toujours moins cher que la restaurer en aval.